Francofolies 2009 : La chanson du dimanche, Anis et Ayo en attendant Bénabar
J’ai un peu tardé à vous raconter ma troisième et dernière soirée aux Francofolies de la Rochelle mais me revoici !Continue reading
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Très friande d’activités culturelles depuis mon enfance, je vous raconte mes découvertes ! Je raffole des châteaux, de la belle architecture, d’un bon roman, de spectacles, et en particulier de comédies musicales et pièces de théâtre (Paris m’aide à assouvir cette passion !), de comédies et drames « pour les filles » au cinéma, etc. Et puisque je suis belle-maman, il y en a aussi pour les enfants !
J’ai un peu tardé à vous raconter ma troisième et dernière soirée aux Francofolies de la Rochelle mais me revoici !Continue reading
Après une superbe première soirée aux Francofolies devant Anaïs, Charlie Winston, Julien Doré et Olivia Ruiz, ma soeur et moi avons rempilé pour une deuxième soirée de concerts.
Ce dimanche soir, Grégoire, Emily Loizeau, Thomas Fersen, Raphaël et Renan Luce étaient au programme de la scène Saint-Jean d’Acre.
Je ne vous cache pas que je suis loin d’être une fan de Grégoire et de son Toi+Moi. Ce n’était pas le cas de nombreuses ados folles amoureuses de lui et qui avaient parfois même écrit son nom sur leur peau. Son concert était gentillet donc ça passait quand même. Pas vraiment dans mes goûts mais pas trop agressif pour mes oreilles.Continue reading
Je me souviendrai sans doute longtemps de ma première soirée aux Francofolies de la Rochelle.
Samedi soir, la programmation était très alléchante sur la grande scène, Saint-Jean d’Acre. Chaque jour, les concerts s’y enchaînent de 18 heures à 1 heure 15 du matin environ. Les fans les plus fans arrivent dans la queue à 14 heures pour une ouverture des portes à 17.
Nous nous y sommes rendues pour 16h30, cela représente déjà 9 heures dans la fosse debout ou assises une vingtaine de minutes entre chaque concert.Continue reading
En lisant mon « 20 minutes » dans le métro la semaine dernière, j’ai découvert que le magazine offrait aux 150 premiers lecteurs qui enverraient un courriel deux places pour l’avant-première du film à Paris. Je n’y croyais pas trop mais ai envoyé vers 10 heures, assez tard, mes coordonnées. Jeudi, j’avais dans ma boîte aux lettres deux beaux cartons roses : j’allais voir le film.Continue reading
Deux mois après notre retour des États-Unis, Laurence, Florence et moi nous sommes retrouvées un dimanche après-midi autour d’une bonne pièce de théâtre : « Panique au ministère », à l’affiche du théâtre de la Porte Saint-Martin. Nous avions trouvé des places à 29,50 € en première catégorie sur le site du théâtre et étions placées en corbeille : un peu en hauteur avec beaucoup de place pour s’installer et tout près de la scène. Nickel !
Marc Lévy et Guillaume Musso font partie de ces écrivains « à la mode », aimés ou décriés, qui vendent comme des petits pains leurs livres ces dernières années. J’ai lu tout récemment coup sur coup « Toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites » de Marc Lévy et « Seras-tu là ? » de Guillaume Musso. Les deux auteurs nous livrent des histoires improbables qui défient la raison et les lois de la vie. Et j’ai aimé.Continue reading
Celle que j’aime
Film réalisé par Élie Chouraqui avec Marc Lavoine, Barbara Schultz et Gérard Darmon.
L’histoire, brièvement : Isabelle est une jeune femme entourée d’hommes qui l’aiment : son fils Achille, son ami/amant caché Antoine et son ex-mari, Jean. Achille est très possessif et n’a qu’une idée en tête : que ses parents se remettent ensemble et qu’Antoine débarasse le plancher par n’importe quel moyen.
Alors, alors ? Avant la sortie du film, j’étais assez motivée pour le voir et sa sortie a été un échec. A la Rochelle, en deuxième semaine, le film n’était plus diffusé qu’à une seule séance. Mes attentes étaient donc relativement basses.
Isabelle est insupportable. Elle parle à une allure délirante, se promène nue du début à la fin du film. Son fils est aussi détestable : aucune limite, une vraie tête à claques ! Marc Lavoine, qui interprète Antoine, fait assez bien ressortir son personnage. Le scénario n’est pas d’une originalité folle mais il ferait un téléfilm sympathique. En bref, pour un jour de pluie en début de week-end prolongé et avec des entrées gratuites, nous n’avons pas regretté. A défaut d’être mémorable, le film nous a fait passer un moment agréable. Mais inutile d’investir dans un DVD !
Le concours et le résultat.
Romaine par moins 30
Film réalisé par Agnès Obadia avec Sandrine Kiberlain et Pascal Elbé.
L’histoire, brièvement : Romaine, 30 ans, vit avec Justin. Celui-ci lui réserve une grande surprise : il l’emmene passer Noël dans le grand nord québecois et compte fermement s’y installer. Pendant le vol qui les mène au Canada, Romaine apprend que l’avion va s’écraser. Aussi, elle fait une « grande » révélation à Justin… qui va la planter.
Alors, alors ? Ce film est vraiment sympa et fait passer un bon moment. J’ai éclaté de rire un peu trop de fois pour les compter sur les doigts de deux mains. Romaine est paumée mais pas pénible pour deux sous. L’histoire nous ballotte d’une situation à une autre, de façon assez légère, pas très structurée. Ca a un côté un peu bordélique vraiment plaisant.
Le film n’est pas là pour en faire des tonnes et nous donne envie d’aller nous perdre quelque part loin de nos repères. Evasion, rire : il ne m’en fallait pas plus pour vraiment bien aimer « Romaine par moins 30 » !
Le concours et le résultat.
Dimanche dernier, jour pluvieux, je suis allée avec Florence du côté du Gaumont Parnasse voir « Chéri », film réalisé par Stephen Frears. Je ne connaissais de lui que « Les liaisons dangereuses », superbe film avec John Malkovitch et Michelle Pfeiffer. Cette dernière est au casting de « Chéri » aux côtés de Rupert Friend. « Rupert qui ? » allez-vous me dire. Rupert Friend. Il paraît qu’il était dans « Orgueil et préjugés » : je ne crois pas l’avoir remarqué. Je devais être trop occupée à lutter contre l’oppression dans laquelle cette superbe histoire nous entraîne.« Chéri » a le Paris du début du XXe siècle pour cadre. Léa de Lonval est une belle et aisée courtisane d’environ 50 ans. Une ancienne consoeur la pousse dans les bras de son fils : Fred Peloux, surnommé « Chéri ». Mais après quelques années à partager lit et vie, Mme Peloux décide qu’il est temps pour son fils de se marier et que l’élue serait Edmée, la fille d’une autre courtisane. Léa et Chéri doivent alors se séparer et cette rupture est beaucoup plus difficile à surmonter qu’ils ne le pensaient…
Alors, alors ?
Ce film, tiré d’un roman de Colette, est une réussite.
Les intérieurs sont superbes. Léa de Lonval habite un hôtel particulier comme Paris sait si bien les faire. Tout semble sorti droit d’une gravure : la baignoire en milieu de pièce, les perles, les escaliers… Léa, surnommée « Nounoune » (quelle horreur !), rayonne. Chacune de ses tenues est d’une élégance infinie et on rêverait d’avoir des penderies garnies de robes aussi somptueuses… Toute courtisane qu’elle est, Léa est angélique.

Mme Peloux réside également dans une très belle demeure mais plus chargée, moins raffinée. Reflet de sa personnalité. Elle est assez vulgaire et joue dans le registre de l’opulence. On retient son jardin d’hiver et le jardin en extérieur… Beaux et excessifs.
Dans les mêmes décors, on respire et on étouffe. Le jardin d’hiver semble tout à tour être une bulle d’air lorsque les coeurs sont légers et moite et insupportable lorsqu’ils suffoquent.
Chéri est égoïste et mystérieux. Il est détestable mais on l’aime. Il représente l’intouchable touché. On ne sait quoi penser de ses cheveux bruns trop longs, on perçoit sa torture sous son chapeau haut de forme, son coeur fier. Il est à la fois droit et lâche. Un être perdu et sublime.

La cas de la pauvre Edmée est difficile à cerner. Comment pourrait-elle égaler une femme de trente ans son aînée ? Sa position est difficile, elle souffre aussi. Mais elle souffre de n’être qu’ordinaire. Elle est une jeune femme sacrifiée, mariée à un homme trop liée à une autre. Elle est un pion qui n’a pas demandé à intégrer le jeu.
Le film décrit très bien l’absence et la solitude de ceux qui s’aiment. La douleur, la jalousie, encore la douleur… Un cri dans la nuit, des pas qui s’éloignent sur les pavés… A qui ce film pourrait ne pas parler ?
En résumé, si vous êtes sensibles à la Belle époque et aux tourments de l’âme, courrez !
L’affiche de « Faisons un rêve » ne m’attirait guère. La seule image de Clotilde Coureau, Pierre Arditi, Martin Lamotte ne m’avait pas interpellée. Les critiques sur la pièce de Sacha Guitry étant bonnes, voire excellentes, j’ai fini par me laisser convaincre et me suis rendue au théâtre Édouard VII (Paris 9e) ce week-end.
L’histoire est celle d’un homme qui souhaite séduire la femme d’un ami. L’ami est une sorte d’abruti, qui n’a pas grand chose pour lui. L’homme est intelligent et raffiné, avocat mais pas en exercice. L’ami va se rendre complice sans même s’en rendre compte…
Alors, alors ?
Le point qui n’a pas aidé sans doute était le fait que j’étais en dernière catégorie. En plein centre mais au 2e balcon. Qui a dit que le spectateur qui a payé 22,50 € (tout de même…) devait être sérieusement délaissé par le jeu sur scène par rapport à celui qui en a payé 33 de plus et est placé à l’orchestre ou au premier balcon ? A mes yeux, l’un des intérêts du théâtre est le fait d’être emporté par les comédiens, par la vie du lieu. Et « faisons un rêve » m’a laissée assise sur mon siège très étroit. Car oui, lorsque l’on mesure 1,72 m, on est déjà trop grand pour prétendre tenir une place au théâtre Edouard VII. Il devait me manquer au minimum 5 cm pour pouvoir serrer mes deux jambes ! Au bout d’1h50, ça devient très complexe. Comment font les vrais grands ? Mais passons…

Le décor est sympa, la mise en scène plutôt bonne, le texte est parfois longuet mais souvent assez drôle… On n’explose pas de rire mais on sourit largement de bon coeur à plusieurs occasions. Martin Lamotte a du mal à cacher son fou rire, Clotilde Coureau « n’arrive pas jusqu’au 2e balcon » et Pierre Arditi est vraiment très bon. C’est sa prestation qui est saluée partout. Et en effet, il a beaucoup de mérite à s’exprimer de façon aussi drôle et aussi rapide ! Sa gestuelle est très bonne, il habite la scène. Mais parfois, la tension qu’il exprime est si forte que l’on se sent soi-même assez stressé. J’ai eu envie qu’il parle moins vite, qu’il ne m’assomme pas de ses bons mots !
J’avais trop d’attentes. J’aurais aimé adorer cette pièce mais elle ne m’a fait passer qu’un moment agréable que je n’aurais pas souhaité voir durer plus longtemps…
Par ici, le site du théâtre Edouard VII
Le dimanche 15 mars dernier, je me suis rendue au Palais des Sports (Paris, XVe) pour assister à une représentation de « Cléopâtre », la comédie musicale de Kamel Ouali. Ma soeur m’avait offert une place pour mon anniversaire et nous avait réservé des places au 3e rang depuis l’été dernier.
En arrivant sur place, je ne savais pas trop à quoi m’attendre puisque j’avais lu et trouvé assez peu de critiques depuis le début du spectacle le 29 janvier. Je n’avais en mémoire que « Les 10 commandements », qui portait aussi sur l’Égypte et dont les chorégaphies étaient également de Kamel Ouali. La barre était donc très haute puisque la comédie musciale vue au lycée m’a laissé un souvenir impérissable (j’avais eu la chaire de poule la moitié du spectacle et ce n’était pas dû à la température ambiante !).
L’histoire :
A la mort de leur père, Cléopâtre et son frère Ptolémée héritent de la terre d’Égypte. Écartée du pouvoir, elle use de son charme pour convaincre César, qui s’apprêtait à envahir son royaume, de lui laisser le trône d’Égypte. La jeune reine s’installe à Rome et son histoire avec César est très mal vue par les sénateurs…
Alors, alors ?
Une chose est certaine : si vous aimez les comédies musicales, celle-ci vaut le détour. « Cléopâtre » est un spectacle qui frise la perfection sur plusieurs plans : décors, costumes, mise en scène. Si les photos sont interdites jusqu’aux saluts, ce n’est pas par hasard. Les éléments de décor qui passent sur scène sont époustouflants. On ne peut pas rester de marbre sur notre siège. Ce n’est pas un argument mais je n’ai pas besoin d’en trouver : c’est simplement somptueux !

Le casting est plutôt bon. Évidemment, on peut penser à un manque de charisme de la part de nos trois principaux héros mais comment égaler celui que devaient avoir Cléopâtre, César et Marc-Antoine ? Sofia Essaïdi est un bon choix. Rien de bien sérieux à déplorer niveau casting. Petit coup de chapeau pour Dominique Magloire, qui joue Charmon, la conseillère et suivante de Cléopâtre, car elle chante à merveille et sa voix est d’une clarté à toute épreuve.
Les chansons ne resteront pas gravées dans l’histoire mais sont sympathiques. Je n’aurais jamais acheté le CD sans voir le spectacle mais j’écoute très volontiers l’album sur Deezer depuis que j’ai vu la comédie musicale. Quelques titres ressortent bien : « l’accord », « ce qui me touche », « je serai ton ombre », « je serai fidèle » (que de promesses !).
Là où ça coince davantage, c’est que sur quelques chansons, on a l’impression que les chanteurs sont en play back ! Je vous en supplie, que quelqu’un vienne démentir ça dans les commentaires ! Des chansons en play back dans une comédie musicale, ce n’est ni possible ni même envisageable à mes yeux ! Donc prions ensemble pour que ma soeur et moi nous soyons trompées ! En tout cas, la bande son est trop présente. Pour un spectacle visuellement aussi magnifique, on aurait aimé un orchestre mais surtout pas entendre des voix enregistrées qui s’ajoutent par-dessus : des voix de chanteurs qui ne sont pas sur scène ! Ah, mais quel gâchis !!
En bref, abstenez-vous si vous êtes des puristes de la voix et de la musique. Dans le cas contraire, si vous avez envie d’aller voir « Cléopâtre, la dernière reine d’Égypte », courrez-y !

Le site du Palais des Sports : par là
Le site du spectacle Cléopâtre, par ici