Ce début d’année, outre regarder les épisodes qui sortent au compte-gouttes de Riverdale et Outlander, nous avons regardé trois séries dans leur intégralité :

  • « Beauty and the Baker » (2 saisons à l’heure actuelle) sur Amazon Prime
  • « Anne with an E » (trois saisons) sur Netflix
  • « The English Game » (une saison) sur Netflix

La première, une romance entre une star et un boulanger, nous a conduits en Israël tandis que les deux autres nous ont transportés à la fin du XIXe siècle, entre île canadienne et Royaume-Uni. Trois excellentes séries, chacune à sa manière !

Beauty and the Baker

L’histoire ? « Beauty and the Baker est une série de comédie romantique israélienne qui suit l’histoire d’amour impossible entre un simple boulanger et un mannequin international. Il se classe parmi les séries scénarisées les mieux notées en Israël« .

Pendant notre mois d’abonnement à Amazon prime, j’avais envie d’un peu de légèreté et, si possible, de voir une comédie romantique. C’est ainsi que j’ai trouvé la série « Beauty and the Baker »… en hébreu sous-titré ! Elle change vraiment des séries américaines auxquelles nous sommes habitués. Ses deux saisons – datant de 2013 et 2017 – et 20 épisodes nous ont vraiment régalés tous les deux, avec un coup de cœur particulier pour la 1re saison.

Amos Dahari et Noa Hollander, superbe couple incarné par Aviv Alush et Rotem Sela, nous ont séduits. Lui vient d’un milieu modeste et sort d’une relation longue avec l’hystérique et loufoque Vanessa Maimon. Il vit avec ses parents – la volubile et fière maman Amalia et Avi, très attaché à son fauteuil – ainsi qu’Assaf, son Gaston Lagaffe de frère, et Merav, sa sœur à la mine boudeuse d’adolescente. Du côté de Noa, l’aussi protecteur que manipulateur agent Tzvika Granot vaut son pesant de cacahuètes. La seconde saison fait intervenir des trouble-fêtes. Bref, tout ce petit monde se rencontre, se croise et ne se comprend pas toujours !

S’il s’agit globalement d’une comédie sentimentale, l’humour a une bonne place, le suspense et les manœuvres ne sont pas en reste. C’est très vivant et décalé. Et puis, bien sûr, qui ne s’est jamais posé la question de ce que forme un couple entre une star et un anonyme et tout ce que cela soulève comme doutes et questions.

La saison 2 se termine sur un gros cliffhanger : l’avenir dira s’il y a une saison 3 mais la fin est clairement ouverte. Dans tous les cas, nous serons au rendez-vous si les aventures d’Amos et Noa se poursuivaient ♥

Une adaptation américaine doit être diffusée très prochainement aux Etats-Unis mais Amos et Noa sont uniques pour nous !

Anne with an E

L’histoire ? « En 1890, une adolescente, maltraitée en orphelinat et par des familles d’accueil, atterrit par erreur dans le foyer d’une vieille dame sans enfant et de son frère. Avec le temps, Anne, 13 ans, va illuminer leur vie grâce à son esprit fantasque, sa vive intelligence et son imagination débordante« .

Anne with an E est une adaptation du livre de Lucy Maud Montgomery, « Anne et la Maison aux pignons verts« . Cette série dramatique canadienne compte trois saisons.

J’en avais entendu parler mais craignais quelque chose de très larmoyant sur une orpheline qui irait mal. Mon amie Catherine m’a détrompée et Monsieur ayant envie de se lancer, nous nous y sommes mis. Grand bien nous en a fait car la série est un vrai petit bonbon. Sous des airs de séries à la « Petite maison dans la prairie », elle a un vrai fond développé et quelque chose de moderne.

Anne a connu l’horreur de l’orphelinat et des familles maltraitantes. Sa grande imagination, qui lui donne un côté toujours un peu décalé, lui a permis de tenir et va continuer à la différencier de ses camarades. Mais ici, pas non plus d’accents des « Malheurs de Sophie » : on peut vite arrêter de s’inquiéter, à chaque fois qu’elle fait connaissance avec un personnage, du risque que l’autre lui fasse du mal. Diana est une bonne amie pleine de gentillesse, Gilbert un camarade intelligent et mature.

Anne est accueillie dans le foyer d’un frère et d’une sœur, Matthew et Marilla, qui n’ont jamais « fait leur vie ». Ces trois âmes esseulées ont énormément à s’apporter et à apprendre les unes des autres. C’est extrêmement touchant. Si j’ai régulièrement été émue pendant le visionnage des saisons, la fin de la dernière m’a vraiment fait pleurer, tant les émotions arrivaient sur tous les sujets.

La famille, l’amour, l’amitié, la condition féminine, le métier d’agriculteur et bien d’autres thèmes sont abordés. La façon dont les questions sont amenées sur le droit des femmes à avoir un avis, à aller à l’université, etc. est très bien trouvée. On sent la note d’humour mais le message ferme derrière toutes les scènes dans lesquelles les jeunes femmes de bonne famille, telles que Diana, la meilleure amie d’Anne, se doivent d’être obéissantes, de bonnes musiciennes et de parfaites futures épouses. La série parle d’ouverture aux autres et à la différence.

A voir !

The English Game

L’histoire ? « Angleterre, années 1870. Deux footballeurs issus de classes sociales différentes tissent des liens qui contribueront à démocratiser un sport alors réservé à l’élite« .

Monsieur, ma mère (si si !) et moi avons regardé « The English Game », une toute nouvelle série britannique, dramatique et historique, signée du créateur de Downton Abbey. Nous avions regardé les 2-3 premiers épisodes de la célèbre série mais nous étions ennuyés. Cela n’a pas été du tout le cas avec « The English Game », qui nous a conquis dès le début et ne compte qu’une saison autonome de six épisodes.

Pas besoin d’être accro au foot pour apprécier « The English Game », qui parle davantage de sport, d’esprit sportif et de ce qu’une discipline peut apporter dans la vie des joueurs et des supporteurs. Mais la mini-série va bien au-delà en traitant de diverses questions de société : la famille, l’élite et la classe ouvrière, l’amitié, etc. 

Du côté des ouvriers, Fergus est secret, plein de bon sens et brille dans son sport. Son ami Jimmy est dans son sillage. Du côté des anciens d’Eton, à la tête du football britannique, on suit particulièrement Arthur et sa femme Margaret. Les personnages ont une belle évolution et contribuent à rendre cette série sensible. Elle est aussi servie par des images superbes. Je ne vous en dis pas trop mais ne peux que vous recommander cette petite merveille.

Et vous, avez-vous envie de voir l’une de ses séries ? Les connaissez-vous ? Ou avez-vous des conseils ?

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Appelez-moi Lili. J'ai 37 ans, vis avec Monsieur et, au rythme d'une garde alternée, avec son fils Junior, en internat pour sa 3e. J'habite à Paris ou sa proche banlieue depuis 2003. J'aime voyager, bruncher, aller au théâtre, lire ou voir une comédie romantique et je fais de la zumba et du body balance.

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