Orion tome 2 - Les étoiles ne meurent jamais - Battista Tarantini

En janvier, je découvrais l’histoire de Leo et d’Orion, deux danseurs aux destinées différentes mais qui partagent une certaine forme de souffrance. Les sentiments et la collaboration qui se sont noués entre les personnafes de Battista Tanrantini ont une date de fin, imposée par l’âme torturée du célèbre danseur, malade. Le 7 février dernier est sortie la suite : « Les étoiles ne meurent jamais » (est-ce vrai ?). Je vous livre aujourd’hui mes impressions sur ce qui se cache derrière la superbe couverture imaginée par les équipes d’Hugo Roman. 

« Les étoiles ne meurent jamais » : présentation de l’éditeur

« Entre Orion Atlay, chorégraphe réputé pour son irrévérence, et Leo Kats, talentueuse première danseuse de l’Opéra de Sydney, ce fut une collision, un intense pas de deux entre ténèbres et lumière. Un nouveau ballet est né : Perséphone consacrera l’envol de la jeune artiste et achèvera en apothéose l’œuvre du chorégraphe français.

Désormais libre et amoureuse, Leo part avec Orion en résidence artistique à Tokyo. L’antre de Hiro Neruji, maître de ballet japonais, abrite l’envol sensuel et amoureux des deux Étoiles. Entre souvenirs et espoirs, désir et passion, Orion et Leo s’enlacent et créent pour la scène l’histoire de leurs propres âmes qui se cherchent et s’attisent. De Tokyo à Barcelone, de New York à Paris, Perséphone et Hadès grandissent avant la représentation finale. Au point qu’on ne sait plus lequel soutient l’autre…

Orion renoncera-t-il pour autant à ses funestes projets ? Dans ce ballet de l’amour et de la mort, à l’heure où le rideau tombe, c’est encore la danse qui gagne, envers et contre tout« .

Source : Hugo & Cie

Orion tome 2 - Les étoiles ne meurent jamais - Battista Tarantini

Le roman accompagné des nouvelles tablettes La Maison du chocolat (lancement juin 2019) et de thé servi dans une tasse Le Creuset

Mes impressions sur « Les étoiles ne meurent jamais »

Dans « Les étoiles ne meurent jamais », on quitte l’Australie pour Tokyo, Paris et Barcelone. J’aime quand des souvenirs de voyage – Shinjuku quand nous avons logé à Nichi Shinjuku, par exemple – ou des clins d’œil à des lieux que l’on pourrait connaître s’invitent dans une histoire.

On retrouve Orion et Leo. Le premier s’enrobe toujours d’un voile de mystère. Je comprends parfaitement que l’on puisse aller mal mais suis gênée par ses pulsions de mort et le fait qu’elles conduisent la trame du roman. J’ai du mal à ne pas me dire que ce sont ses névroses qui créent les problèmes. Mon esprit s’écrie « mais c’est lui qui l’a voulu ! », « c’est lui qui fait souffrir ses proches, ce n’est que sa volonté ! ». Pourtant, j’ai eu une certaine sympathie pour cette étoile que je ne maîtrise pas (comment un lecteur pourrait-il raisonner un personnage ?). Une chose est sûre : la lectrice veut qu’Orion vive. Leo a évolué depuis le début du premier livre. Sensible, ce n’est pour autant pas une femme douce. Elle rugit et maltraite d’ailleurs autant ses élèves qu’elle se maltraite elle-même ou accepte d’être conduite sur des chemins douloureux. Comme une incompréhension entre elle et moi !

Je ne me suis logiquement identifiée à aucun personnage. Je suis pourtant sûre que j’ai déjà éprouvé quelques ressentis communs aux leurs mais, globalement, Leo, Orion et leurs proches survivent d’une façon et ressentent leur malheur de manières très éloignées des miennes. Un livre peut être fait pour faire réagir. Certains passages ou traits de caractère m’ont dérangée. Il y a quelque chose de potentiellement gênant en trame de fond du récit. C’est un peu moins vrai en avançant dans le roman mais j’ai lu une partie du livre dans cet état d’esprit.

L’écriture d’Orion se veut saccadée, comme pour se caler sur une respiration difficile, un appétit de vivre ou des envies morbides, dans l’urgence. Le style de Battista Tarantini m’a plu et j’ai lu le livre avec facilité, entre quatre jours (de semaine, donc de travail). Mais si je suis un peu partagée, c’est pour les raisons que je viens de vous exposer, cela tient au fait que je ne m’identifie pas, voire ne comprends pas certaines facettes de la personnalité des personnages. Je suis la fille qui ne voulait pas de méchant dans les contes de fées quand j’étais petite. Ceci explique sans doute cet héritage de lectrice et spectatrice que je promène !

J’ai lu que Battista Tarantini avait écrit « Orion » en pensant surtout à elle, pour se faire plaisir. C’est une bonne chose de savoir que les écrivains peuvent avoir cette démarche. Tout ne peut pas être fait pour plaire avant tout aux lecteurs et, dans l’écriture, laisser libre cours à sa créativité et son inspiration est forcément positif, souhaitable et nécessaire. Je ne peux que saluer cela. C’est en explorant aussi des émotions intenses que l’on peut aller chercher l’adhésion et le plaisir réel d’une tranche des lecteurs.

« Les étoiles ne meurent jamais », comme son prédécesseur, est très bien documenté sur la danse, la mythologie, le ballet classique. J’en suis ressortie en plaignant les danseurs de ballet. La discipline imposée par le classique à un niveau professionnel ne m’a jamais fait rêver (je détestais tant les pointes que je n’aurais jamais pu rêver être sur une scène d’opéra, même dans une autre vie !). Avec Orion, cela va plus loin : pendant un moment, chaque ligne m’a éloignée du goût de la danse classique. Comme si cette dernière n’était une invitation que pour ceux qui veulent souffrir et se révéler à travers la douleur de leur corps et de leur âme. La vie et l’idée de la mort ne cessent de se croiser et de se mêler dans « Les étoiles ne meurent jamais ». Je dis cela et j’ai fredonné quelques musiques de ballet après ma lecture et eu envie de voir ce qu’Orion et Leo ont dansé sur scène, plutôt que leurs entraînements.

Orion tome 2 - Les étoiles ne meurent jamais - Battista Tarantini

En bref, ce deuxième tome d’Orion m’aura fait réagir. Je l’ai aimé sans l’adorer, mais pas complètement et en même temps si (pas très clair, non ?). Je lui trouve des qualités et sa lecture m’aura sans doute marquée et, à la fois, il m’a fait ronchonner. Et si vous vous faisiez votre propre idée ?

Orion, tome 2 – Les étoiles ne meurent jamais – Battista Tarantini
Sortie le 7 février 2019
Retrouvez « Les étoiles ne meurent jamais » en grand format ou au format numérique (17€ /6€)

Merci à la team Hugo new romance pour cette lecture !

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Appelez-moi Lili. J'ai 36 ans, vis avec Monsieur et, une semaine sur deux, avec son fils Junior. J'habite à Paris ou tout près depuis plus de 15 ans. J'aime voyager, aller au théâtre, lire ou voir une comédie romantique, danser... et je suis gourmande !

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