Je n’aurais vraisemblablement jamais lu « Hell », de Lolita Pille, si on ne me l’avait pas apporté pour que je le découvre. Je l’ai terminé mais ne recommande pas.

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L’histoire

« Je suis une pétasse. Je suis un pur produit de la Think Pink generation, mon credo : sois belle et consomme.  »

Hell a dix-huit ans, vit à Paris Ouest se défonce à la coke, est griffée de là tête aux pieds, ne fréquente que des filles et des fils de, dépense chaque semaine l’équivalent de votre revenu mensuel, fait l’amour comme vous faites vos courses. Sans oublier l’essentiel : elle vous méprise profondément…

Jusqu’au soir où elle tombe amoureuse d’Andréa, son double masculin, séducteur comme elle, et comme elle désabusé. Ensemble, coupés du monde, dans un corps à corps passionnel, ils s’affranchissent du malaise qu’ils partagent. Mais les démons sont toujours là, qui veillent dans la nuit blanche de ces chasseurs du plaisir.

Alors, alors ?

Il m’aura fallu plus ou moins 4 mois pour lire moins de 150 pages. Cela montre bien comme j’ai eu du mal à accrocher avec ce livre…

Il est pourtant plutôt bien écrit, un peu comme à la hâche avec des mots ciselés, choisis, lourds, méprisants, désabusés… Ils sont comme des coups portés à rythme régulier sur une plaie. Pas de doute : le style est totalement adapté au récit.

Je me suis demandée comment il était possible de se mettre dans un état psychologique aussi négatif volontairement. On peut aller mal… mais comment s’y complaire ? Comment supporter de tels personnages ? Comme écrire un tel roman ?

Je n’ai rien aimé de la détresse de Hell. Certes, on ne peut pas comprendre, mais son cynisme n’inspire que le mépris. Je ne doute pas qu’il soit parfois impossible de se défaire d’un mal qui nous ronge mais, pour moi, l’alcool, la drogue, le rabais de soi-même : ce n’est pas envisageable. J’ai donc lu ce livre d’un oeil extérieur et perturbé. Le livre déprime. La misère des riches, ça rend un peu malade…

Je n’ai pas aimé non plus ce Paris là…

Vous allez me dire qu’il était possible d’arrêter la lecture d’avant. En effet… mais après tout, quelle était l’intention de l’auteur ? Voulait-elle faire aimer ce livre ? Sur un nombre de pages restreint, on peut se forcer quand même un peu, non ?

À faire oublier de ma mémoire en tout cas… !

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Appelez-moi Lili. J'ai 33 ans, vis avec Monsieur et, un week-end sur deux et la moitié des vacances, avec son fils Junior. J'habite à Paris depuis plus de 13 ans. J'aime voyager, aller au théâtre ou voir une comédie romantique, danser... et je suis gourmande !

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