Mon dernier achat chez France Loisirs n’a pas été pioché parmi la liste de la collection Piment, qui me lasse un peu parfois. « Comment se débarrasser d’un vampire amoureux » a attiré mon attention grâce à sa couverture – dans la veine de Twilight –  et aux très bonnes critiques que j’ai lues ça et là sur le web.

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L’histoire

Le résumé de France Loisirs

L’arrivée de Lucius en terminale bouleverse tout. Jessica apprend qu’un pacte secret la lie à ce prince vampire : enfant, elle a été fiancée à lui. Lucius est venu chercher sa future épouse… Mais Jessica n’a pas l’intention de se laisser emmener ni même séduire par ce beau jeune homme…

Quatrième de couverture

Jessica attendait beaucoup de son année de Terminale : indépendance, liberté, fêtes… Elle n’avait certainement pas vu venir Lucius Vladescu !

Adoptée seize ans plus tôt en Roumanie, Jessica découvre avec stupeur qu’elle est fiancée à un prince vampire depuis sa plus tendre enfance, et qu’il a bien l’intention de réclamer sa promise.

Séduisant, ténébreux, romantique, Lucius est persuadé que Jessica va lui tomber dans les bras. Malheureusement, la jeune fille a d’autres projets et pas la moindre envie de suivre un inconnu en Roumanie, tout prince vampire qu’il soit.

Beth Fantaskey signe une comédie romantique pleine de suspense et de rebondissements, où Jessica livre des conseils avisés aux amoureuses de vampires… et aux autres !

Les premières phrases du livre

« La première fois que je le vis, c’était début septembre. Ce matin-là, des langues de brouillard serpentaient entre les plants flétris des champs de maïs. Postée au bout du chemin poussiéreux de notre ferme, j’attendais le bus scolaire.

Pour faire passer le temps — et en bonne matheuse que j’étais —, je calculais le nombre de fois où j’avais attendu ce bus au cours des dix dernières années. C’est là que je le remarquai. »

Alors, alors ?

« Comment se débarrasser d’un vampire amoureux » est une très bonne surprise !
Commencé un jour en fin d’après-midi, j’ai eu beaucoup de mal à le refermer à minuit, après avoir lu une bonne moitié du roman. Le lendemain, je l’avais terminé.

J’ai vraiment été prise par les ressentis des personnages, « l’électricité » entre Antanasia – c’est le prénom de naissance de Jessica – et Lucius. J’ai souvent frissonné, me suis sentie nouée, j’ai eu les larmes aux yeux plus d’une fois.

J’ai préféré la première partie à la seconde, qui m’a tout autant intriguée mais en m’emportant un peu moins. Trop sombre ? En tout cas, ce roman que peuvent lire les jeunes adolescents fait partie des livres que je n’aurais pas aimé manquer. L’histoire d’un amour complexe est réussie. Et certains décors ont fait marcher à fond mon imagination, me donnant des envies de voyages.

Ce que j’ai moins aimé, c’est le côté « Jessica porte des tee-shirts avec de gros dessins de loup ». J’ignore ce que portent les jeunes Américains qui manquent de goût mais ça me semble tiré par les cheveux et, surtout, ça casse un peu le mythe. Dire qu’elle est mal habillée aurait suffi. Ça me fait le même effet que « Sookie écoute Mariah Carey et elle aime ça » dans « La communauté du sud/True blood ». C’est LE détail glauque pas utile qui fait sortir illico de l’univers un peu magique.

Les vampires sont encore traités d’une autre façon que dans les livres que j’ai lus jusqu’ici. Dans « comment se débarrasser (…) », les vampires ne le deviennent qu’à leur majorité, se mordent entre eux, semblent pouvoir contrôler leurs pulsions. Bien qu’immortels, ils vieillissent, ne sont pas figés dans le temps. Ils peuvent être tués par un pieu dans le cœur, ce qui semble être monnaie courante. Et leurs noms de famille sont roumains, ils sont bien originaires des Carpathes.

Antanasia, princesse royale vampire emmenée de Roumanie aux États-Unis pour échapper à une guerre, renvoie instantanément au personnage d’Anastasia, fille du tsar Nicolas II. Le parallèle, non dévoilé dans le récit, entre les deux ne rend que plus forte l’image du pouvoir qu’ont ces jeunes vampires.
 
« Comment se débarrasser d’un vampire amoureux » aborde la question du désir, du chamboulement lié à l’autre mais reste très très politiquement (ou sexuellement) correct. Pas de détails comme dans « La communauté du sud » et plus de réalisme sur l’aspect physique que dans « Twilight ».

Il est assez curieux de voir comme le vampire est représenté comme l’idéal masculin. Il est immortel, mais pas totalement, loyal, cruel, a peur de sa nature, est entier, très énergique (est-ce lié aussi au sang ?). Il fascine. Et il transporte ses lectrices !

Nul doute que si le livre avait une suite, je serais déjà en train de la lire. Si j’aimais autant chaque livre, j’en lirais 365 par an !

Vous aurez compris que je suis sous le charme du roman et de sa sensibilité…

Tentées ?

Je ne résiste pas à vous montrer la couverture originale du livre, plus réussie que la version française, à l’image du titre français franchement limite :

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Edit 2016 : le roman n’est plus vendu dans le réseau France Loisirs.

« Comment sauver un vampire amoureux » sur Amazon (environ 7€)

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Appelez-moi Lili. J'ai 33 ans, vis avec Monsieur et, un week-end sur deux et la moitié des vacances, avec son fils Junior. J'habite à Paris depuis plus de 13 ans. J'aime voyager, aller au théâtre ou voir une comédie romantique, danser... et je suis gourmande !

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