Running avec baskets Asics

Course à pieds, footing, running… Allez savoir quel est le terme le plus adapté pour décrire une activité sportive que je n’aurais pas imaginé pratiquer : courir !

Je reste une débutante mais passer la barre des premiers 100 kilomètres début décembre 2014, après 15 semaines, m’avait fait plaisir et donné envie de vous en parler. Après quelques mois de flottement, je m’y étais remise et peux désormais vous parler des 250 premiers. Je vous spoile un peu : je ne cours plus, pour le moment au moins, et me suis tournée vers d’autres activités sportives dont je vous reparlerai bientôt. Mais ce billet est l’occasion de partager ma petite expérience. Et vous allez me demander…

Mais tu es sportive ?

À la base, mon sport de prédilection, c’est la danse. J’ai dansé de 4 à 19 ans puis de 27 à 30 ans. Comme ça avait déjà été le cas, c’est un déménagement qui m’a fait arrêter la danse. J’ai testé trois mois fin 2013 un autre cours. C’était l’horreur et la prof ne me convenait pas du tout. En 2014, j’ai repris quelques cours de gym suédoise mais, n’habitant pas Paris intra muros, j’avais trop de trajet. Bloquer trois heures pour une heure de sport, c’est particulièrement démotivant et éprouvant. Je marche 10 000 pas par jour mais c’est loin d’être suffisant.

Courir, mais pourquoi ?

Il me fallait donc :

  • faire du sport
  • faire avec mes contraintes horaires : le boulot, le blog, etc.
  • ne pas me prendre la tête
  • ne pas payer 20-25 € de l’heure mon activité

Le running a, à juste titre, la réputation d’être accessible, d’un point de vue pratique. On descend de chez soi et il est déjà possible de courir.

T’es-tu équipée ?

La base de la base est le soutien-gorge de sport. J’en avais un et en ai assez rapidement commandé deux supplémentaires pour ne pas être bloquée par les lessives. Ma « marque fétiche » est Shock Absorber. Ce n’est pas donné (comptez bien une quarantaine d’euros par article) mais j’en suis contente.

J’ai commencé à courir avec des baskets que j’avais achetées il y a quelques années avec l’objectif de bien amortir les chocs. Malgré tout, surtout avec les petites douleurs du début, j’ai préféré rapidement investir dans une bonne paire d’Asics, payée un peu plus de 110 € en magasin d’usine.

Pour choisir mes chaussures de sport, les uns m’ont presque ri au nez quand j’ai parlé de foulée, les autres disaient que c’était obligatoire de connaître sa foulée. La vendeuse a eu l’impression que j’avais la foulée inverse à la position des pieds que le kiné consulté il y a 20 ans pressentait pour moi. Bref, j’ai pris celles dans lesquelles je me sentais le mieux, dans la limite de ce qui était disponible en 42. Elles m’ont donné l’impression de courir sur deux matelas, c’est très confortable !

Plus tard, une podologue m’a dit que le mieux était d’avoir des chaussures pour foulée universelle car le pied ne se pose pas uniformément : il peut s’appuyer d’un côté et de l’autre.

T’es-tu donné des objectifs ?

Pour se motiver, il faut bien souvent se fixer de petits challenges ou des objectifs. La première fois, j’ai couru avec mon amoureux « pour voir ». Spontanément, comme en endurance au collège et au lycée, je serais partie trop vite et me serais grillée aussi sec. Pour durer, il faut trouver un rythme qui nous convienne. Au début, je courais 25-30 minutes en m’autorisant quelques passages de marche (notamment les montées courtes mais très importantes).

On lit parfois qu’il faut commencer très modeste mais je ne vois pas l’intérêt de s’habiller pour le sport, sortir, reprendre une douche et laver ses vêtements pour courir un kilomètre au milieu.

Après quelques mois, j’ai couru plus entre 45-50 minutes et une heure, motivée par la présence de mon amoureux à mes côtés. Sa présence – occasionnelle car je suis une tortue à côté de lui – m’a toujours permis de m’accrocher. Même si j’ai réussi à allonger mon temps de course, je n’ai jamais réussi à améliorer ma vitesse. J’allais même plutôt moins vite au bout d’un an (oups).

Même sans courir à deux, nous sommes souvent partis en même temps et nous nous fixions des jours, pour arriver idéalement à une à deux sorties par semaine. « Cette semaine, on peut jeudi / lundi / mardi ». Le week-end est évidemment le moment où les sorties sont le plus simples à organiser.

En objectif, je m’étais même dit : « j’écrirai un billet sur mes 100 premiers kilomètres ». Un an plus tard, le voici…

Est-ce facile de courir à toutes les saisons ?

J’ai eu l’occasion de courir à toutes les périodes de l’année. En été, je cherche le moment où il fait le moins chaud. Cet été, j’ai vraiment souffert lors des fortes chaleurs. Il faisait parfois déjà trop chaud à 9 ou 10h du matin et ce n’était pas très agréable. Les premières fraîcheurs sont un plaisir. Lorsque je sors en ayant un peu froid et me réchauffe vite en courant, c’est l’idéal ! Courir en décembre était resté plaisant, même si je partais avec bonnet, gants et écharpe que je retirais après plusieurs kilomètres. Courir de nuit ne m’a pas posé problème non plus mais cela limite les itinéraires (pour se sentir en sécurité et ne pas non plus traverser trop de routes).

As-tu utilisé une application sur ton mobile ?

Dès que j’ai décidé de courir, j’ai téléchargé Nike Running. Cette application est motivante car elle permet de savoir combien de courses on a fait, à quelle date, représentant combien de kilomètres, à quel rythme, sur quel parcours, etc. Quand on constate qu’il nous faut une heure pour courir 7 kilomètres, il ne faut pas se décourager en entendant les performances des autres coureurs, toujours bien meilleures que les nôtres évidemment. Nike Running nous récompense avec des trophées virtuels.

Débuter le running : mes 250 premiers kilomètres

Et côté plaisir, ça donne quoi ?

Clairement, les jours de fatigue, j’avais du mal à garder les pensées positives et des “je n’aimerai jamais ça” m’ont titillé le cerveau. Finalement, j’ai quand même découvert un certain goût pour la course, même s’il est resté insuffisant pour me donner envie d’ajouter des sorties. En été, courant au milieu des champs de maïs en Bretagne, nous étions bien !

L’un des problèmes, qui peut démotiver, c’est la difficulté à varier les trajets. En région parisienne, nous avons couru dans la rue, le long du tramway ou sur la coulée verte mais la lassitude peut vite guetter. Le changement de cadre des vacances augmente le plaisir de courir. Et l’envie de se dépenser joue aussi dans la balance.

Si j’avais continué une pratique régulière, il aurait fallu que j’investisse dans un casque pour écouter de la musique et rompre la monotonie.

Comment te sens-tu après une course ?

Après avoir couru, je me sens contente de moi et plus détendue. Quelque chose de l’ordre du stress lâche, je trouve, après plus ou moins trois kilomètres. Lors des premières courses, je me sentais lessivée, ne parlais plus et cela durait la journée, même si j’avais couru peu après le réveil. Le temps passant, je me suis habituée. Malgré tout, j’ai du mal à me remettre de la fatigue générée par une course et je passe ma soirée à penser au moment où je vais enfin m’effondrer dans le sommeil. Si je ne cours pas pendant quelques temps, je suis plus rouge et plus fatiguée. L’essentiel est sans doute que je trouve un certain relâchement de la tension après l’effort même si cela me pose un problème de me sentir aussi raplapla.

As-tu des douleurs ?

Les blessures ne semblent pas rares chez les coureurs. Je suis restée une débutante même si je marche beaucoup par ailleurs. Curieusement d’ailleurs, j’ai l’impression que faire 10 000 pas par jour ne m’aide pas du tout pour la course à pieds.

Lors de mes toutes premières courses, j’ai senti une douleur sous le talon. Régulièrement, je sens l’un ou l’autre de mes genoux, presque jamais avant d’avoir parcouru trois kilomètres. Tant que la douleur est modérée, n’augmente pas d’une sortie sur l’autre et ne se réveille pas entre les courses, je ne m’inquiète pas. Les rares fois où j’ai senti mes genoux après avoir couru, c’est que je n’étais pas sortie courir assez souvent dans les semaines précédentes.

Je me suis toujours étirée, surtout après la course, en me basant sur des étirements appris à la gym suédoise.

Quelques heures après ma dernière course, mi-novembre 2015, j’ai senti une douleur au pied qui n’a cessé d’augmenter avec les jours jusqu’à me gêner dans chaque micro-mouvement et serrer les dents en marchant, tout en tentant de ne pas trop clopiner. La marche et la course ont révélé un problème de mobilité : je ne pose pas correctement le pied. J’ai donc vu une podologue, qui me fait porter des semelles pour le quotidien, qui ne sont pas destinées au sport puisque les appuis changent en pratiquant.

Autre chose à ajouter ?

  • J’ai couru à jeun ou, en tout cas, à distance des repas. Sinon, gare à l’estomac mécontent !
  • Je n’aime pas trop le regard des autres. Courir seule m’a par exemple valu des « Courage ! Vous allez y arriver », que j’ai transformés en « Eh toi, l’escargot, je vois que tu souffres mais tu vas t’en sortir ».
  • Courir ne m’a pas fait perdre un gramme mais, après quelques mois de courses et de diète, j’ai eu, à un moment, le ventre un peu plus plat. La fatigue a été telle que je ne courrais pas assez pour bien me dépenser mais trop pour me sentir en forme.

Au final, cette expérience de footing a été plutôt positive et je me suis prouvé que j’étais capable de faire de l’endurance. Comme quoi, il ne faut jamais dire jamais !

Et vous, quel est votre rapport avec la course à pieds ?

Appelez-moi Lili. J'ai 33 ans, vis avec Monsieur et, un week-end sur deux et la moitié des vacances, avec son fils Junior. J'habite à Paris depuis plus de 13 ans. J'aime voyager, aller au théâtre ou voir une comédie romantique, danser... et je suis gourmande !

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