Mi-septembre, j’ai été conviée à un week-end enchanteur, gourmand et culturel à Dijon. Originaire de l’un des départements voisins de la Côte-d’Or, j’étais curieuse de découvrir cette ville bourguignonne mais n’avais pas encore créé mon occasion d’y aller. C’est chose réparée ! J’ai découvert une ville magnifique sous un soleil estival et, par moments, sur un fond sonore des plus festifs. Dijon est bel et bien une ville culturelle et historique, qui mérite véritablement le détour. Elle se visite aisément à pieds, le nez en l’air. Les amateurs d’architecture font le plein de belles images.

La ville natale de Gustave Eiffel compte 152 000 habitants. Elle a un double label Unesco pour les climats du vignoble de Bourgogne et le repas gastronomique des Français. La ville accueillera la future cité internationale de la gastronomie et du vin dès 2021.

Dans ce billet, je vous emmène à la découverte du centre de la ville, du Palais des Ducs et des États de Bourgogne mais aussi dans un atelier de fabrication de moutarde. Suivez-moi !

Promenade découverte de Dijon

Dijon garantit de belles promenades et compte bon nombre de rues piétonnes. L’on y remarque des maisons à colombages et rues médiévales, des hôtels particuliers du XVIIe siècle, des tuiles vernissées, etc.

L’on marche sur les pas de Jean-sans-Peur, Philippe-le-Bon ou encore Charles-le-Téméraire, se remémorant que le duché de Bourgogne a pu aller autrefois jusqu’à Amsterdam !

Derrière une porte somptueuse se trouve l’hôtel de Vogüé, édifié en 1614 par un conseiller du Parlement de Bourgogne. L’intérieur de l’ancien hôtel particulier est accessible lors de certains événements. Saviez-vous que les toits bourguignons étaient en réalité des toits de Flandre ?

Le dôme de cuivre vert de l’ancienne église du monastère des Bernardines, classée monument historique, attire lui aussi le regard. Il couronne aujourd’hui le musée d’art sacré, qui présente le quotidien des communautés féminines de différentes familles spirituelles.

Si vous avez déjà visité des villes aux quartiers moyenâgeux, vous avez sans doute remarqué que les étages des maisons avançaient vers le milieu des rues ou ruelles. La raison est simple : au Moyen-Âge, on payait des taxes sur la surface au sol. Les rues n’étaient pas pavées mais en terre. Cela a changé à partir du XVe siècle.

La cathédrale Saint-Bénigne de Dijon

L’église Notre-Dame de Dijon est nichée au cœur de la ville. Si elle est étroite, c’est parce que le quartier existait déjà lorsque les marchands l’ont faite construire. Elle compte 51 gargouilles (ou chimères). Son horloge est d’un siècle plus jeune qu’elle et a une histoire insolite car elle aurait été dérobée en Belgique.

Des éléments de décor extérieurs de Notre-Dame sont reliés à une superstition. En effet, nos vœux pourraient se réaliser si l’on touche la chouette de la main gauche en regardant la salamandre puis en cessant de la regarder et en ne passant plus sous le chat noir de la maison Millière. Vous me suivez ?

Tout près de là, la maison Millière nous plonge à la fin du Moyen-Âge avec ses pains de bois et briques émaillées. Un chat noir se trouve sur le faîtage. Cette maison a servi de décor au film Cyrano de Bergerac avec Gérard Depardieu.

Chaque image que je partage avec vous est reliée à toute une histoire. Rendez-vous à Dijon pour en savoir plus !

Le Palais des Ducs et des États de Bourgogne

Je vous fais languir un peu mais ne peux pas vous laisser passer à côté du Palais des Ducs et des États de Bourgogne, incontournable à Dijon. Celui-ci a eu un rôle symbolique pour montrer la richesse des ducs de Bourgogne. Il abrite aujourd’hui le musée des Beaux-Arts et la mairie.

Il existe plusieurs façons d’y entrer et de le voir. Le point de vue de la place royale, devenue place des Armes puis de la Libération, en est un. Il permet d’observer la tour Philippe le Bon, qui rompt la symétrie des bâtiments que voulait Mansart.

Le Palais a évolué avec le temps. Il n’y avait que le logis ducal au départ. Quatre siècles séparent ce que l’on voit ou devine. Le Palais a été agrandi à partir du XVIe siècle sous l’impulsion des gouverneurs de Bourgogne et des princes de Condé. Il abrite l’hôtel de ville depuis 1831. Des visites guidées y sont organisées.

Montée sur le toit terrasse de la tour Philippe le Bon et découverte des jeudis vin

Lorsque l’on découvre une ville, il est toujours agréable de prendre un peu de hauteur pour avoir une vue sur les environs. A Dijon, c’est ce que nous avons fait en nous rendant en haut de la tour Philippe le Bon, anciennement tour de la terrasse. Celle-ci domine le Palais des Ducs et des Etats de Bourgogne. Il suffit de gravir 316 marches et de prendre 46 mètres de hauteur pour s’offrir un beau panorama sur Dijon et ses proches environs. Comptez 3€ – et une réservation – par adulte pour effectuer cette montée.

Une surprise nous attendait sur le toit terrasse de la tour Philippe le Bon : une dégustation de vin et produits locaux organisée par Les jeudis vin. Le concept est simple : il s’agit de dégustations de vins fins dans des lieux divins de Dijon transformés pour l’occasion en caves éphémères : théâtre, jardin secret, hôtel particulier, etc. En 2019, ils ont été organisés tous les jeudis du 30 mai au 10 octobre. A vos agendas pour 2020 !

La visite du musée des Beaux-Arts de Dijon

Le musée des Beaux-Arts de Dijon est installé dans le Palais des ducs et des États de Bourgogne. Avec une cinquantaine de salles et plus de 1500 œuvres, il a une très belle collection. Il s’agit de l’un des plus anciens musées de France car il a ouvert ses portes en 1799 (!).

La collection permanente du musée

C’est un vrai voyage dans le temps que nous offre le musée des Beaux-Arts. On commence par l’Égypte antique avec de très belles pièces.

Saviez-vous que les fonds des tableaux en or étaient caractéristiques du Moyen-Âge ? Les paysages sont arrivés plus tard dans l’histoire de l’art.

Plusieurs retables restaurés et sculptés en bois et recouverts d’or sont exposés. Impressionnants !

Superbe cette couronne ♥

Les tombeaux de Philippe II de Bourgogne ou Philippe Le Hardi et de son fils Jean Ier de Bourgogne ou Jean Sans Peur, tous deux de la dynastie des Valois, se trouvent dans le musée.

Salle après salle, l’on s’émerveille devant la beauté des lieux et la richesse des œuvres présentées.

L’accès aux collections permanentes des musées administrés par la ville de Dijon est gratuit. C’est le cas du musée des Beaux-Arts.

Yan Pei-Ming à l’honneur à la belle saison 2019

Lorsque j’ai visité le musée des Beaux-Arts de Dijon, j’ai pu parcourir l’exposition temporaire « L’homme qui pleure » de Yan Pei-Ming. L’artiste avait composé lui-même son parcours. Les œuvres, exposées jusqu’au 28 octobre 2019, portaient sur le thème du deuil, qu’il soit personnel ou collectif.

Musée des Beaux-Arts de Dijon
Ouvert tous les jours sauf le mardi
Retrouvez toute l’info sur le site du musée des Beaux-Arts

Un atelier moutarde animé par la maison Edmond Fallot

J’ai participé à un atelier moutarde animé par la maison Edmond Fallot. Cette dernière, tenue par une même famille depuis 1848, réalise ses moutardes à partir de produits bourguignons. Elle en propose plus de 37 variétés !

L’atelier a commencé par une petite histoire du produit. Cela a été l’occasion d’apprendre que l’on faisait de la moutarde depuis l’époque romaine. Elle est arrivée en France avec Marguerite de Flandres, qui a vécu principalement au XIVe siècle. Sa recette a été changée pour arriver jusqu’au roi.

La moutarde est issue de la même famille de plantes que le colza. Il en existe 40 sortes différentes mais on a l’habitude de manger de la moutarde marron. La moutarde a longtemps été médicamenteuse : on l’utilisait par exemple pour améliorer la circulation du sang.

La moutarde s’est implantée à Dijon grâce aux vignobles. La recette actuelle de la moutarde de Dijon date du XVIIe siècle. La moutarderie la plus ancienne de Bourgogne date de 1840.

La moutarde de Dijon n’est pas une appellation protégée. On peut en créer même en Chine si on met du vinaigre à l’intérieur (oups !). En revanche, la moutarde de Bourgogne est bien protégée et fait appel aux vignes.

La session s’est déroulée dans le magnifique hôtel Chambellan, ce qui ne gâche rien ! C’était très sympa de pouvoir préparer soi-même son échantillon de moutarde. L’occasion de se faire un peu les muscles en pilant les graines !

Ce week-end à Dijon m’a beaucoup plu, vous l’aurez compris ! Une prochaine fois, je découvrirai sans doute le musée Magnin, installé dans un hôtel particulier, les salons de l’hôtel de ville ou encore l’un des autres trésors de la ville !

Si vous voyagez en train, Dijon est accessible en TGV. Il faut compter environ 1h40 de trajet depuis Paris. Nul besoin d’une voiture sur place si vous comptez rester en ville.

J’espère vous avoir donné envie. Vous trouverez toute l’information nécessaire sur les pass, etc. sur le site de l’office du tourisme. N’hésitez pas si vous avez des questions, réactions et conseils.

Un grand merci à Audrey, Clément, Yann, Anaëlle, Mathilde, Camille et toutes les personnes qui ont œuvré à rendre ce week-end si passionnant !

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Appelez-moi Lili. J'ai 36 ans, vis avec Monsieur et, une semaine sur deux, avec son fils Junior, collégien. J'habite à Paris ou sa proche banlieue depuis plus de 16 ans. J'aime voyager, aller au théâtre, lire ou voir une comédie romantique, danser... et je suis gourmande !

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