Avec « Nos Âmes tourmentées », Morgane Moncomble signe une romance psychologique écrite en trois ans. Avec ce nouveau roman, on glisse de la douce histoire d’amour à un récit plus tourmenté, comme le laisse entrevoir le titre de cette nouveauté. J’ai retrouvé avec plaisir la plume de l’écrivaine et sa façon de nous faire ressentir les émotions de ses personnages. À découvrir !

Nos Âmes tourmentées : l’histoire

« Lorsqu’Azalea revient à Charleston, sa ville natale, ce n’est pas de gaieté de cœur. Elle a préféré partir quelques années auparavant pour échapper à des souvenirs pénibles et pour mettre le plus de distance possible entre elle et ceux qui lui ont fait du mal. Sa mère, avec qui elle n’avait plus aucun lien, vient de mourir lui laissant sa maison et une succession à régler.

Là voilà de nouveau dans la maison familiale, pour un temps qu’elle espère le plus bref possible. Jusqu’à ce qu’elle fasse la connaissance d’Eden, son nouveau voisin. Il est charmant, amusant, différent des hommes qu’elle a rencontrés jusqu’alors. Il lui donne envie de changer, de bousculer le fragile équilibre qu’elle avait trouvé loin d’ici. Peut-être même de céder à son attirance. De vivre heureuse à nouveau tout simplement.

Mais cela impliquerait de rester à Charleston. Est-elle capable de faire table rase du passé, d’oublier tout ce qui s’est passé ici ?

Eden a ses propres fêlures mais il est prêt à l’aider. Azalea a un long chemin à parcourir mais il pourrait la conduire vers l’amour et le bonheur« .

Nos âmes tourmentées - Morgane Moncomble

Mes impressions sur « Nos Âmes tourmentées »

Morgane Moncomble prévient les lectrices en préambule que son nouveau roman aborde des thèmes difficiles et notamment le viol, le (cyber)harcèlement, le suicide et la dépression. Si rien n’est fait pour en rajouter ou mettre gratuitement mal à l’aise les lecteurs, certains passages sont éprouvants. Le mal-être infuse certains chapitres et la seconde partie peut donc logiquement s’avérer un peu rude.

J’ai lu la première moitié du roman en une grosse soirée et ai toujours eu hâte de retrouver le livre. Étant sensible (et ayant été aussi assez occupée entre le travail et les obligations du quotidien), j’ai mis quatre jours à lire la seconde moitié, m’accordant ainsi des moments de respiration. Le livre reste un roman édité chez Hugo et propose donc un récit tout-à-fait soutenable sans détails graveleux avec beaucoup de sentiments positifs mais les thèmes abordés sont sérieux.

« S’il vous plaît, souvenez-vous que les gens combattent des démons intérieurs que vous ne pouvez voir, vivent des choses que vous ne pouvez pas savoir. Soyez gentils. »

Azalea, qui entre tout juste dans l’âge adulte, est une héroïne attachante. Elle est séduisante et séductrice, jolie, mince, a un don pour la musique et une voix. Elle a vécu un épisode traumatisant dans son adolescence et n’a plus de parent.

Eden, un peu plus âgé du haut de ses 23-24 ans, est lui aussi déjà indépendant. Il répare des voitures et a un don pour un instrument. Derrière sa colère se cachent également des secrets. Parmi eux, l’un n’est pas des moindres et fait un pont avec un thème que je connais dans ma vie (je sais, je fais des mystères mais ce serait un gros spoil !). Ce thème est d’ailleurs plus complexe dans ma vie que dans le roman.

Autour d’eux évolue une bande d’amis : Josh, l’ex d’Azalea, et sa future femme Alyssa, Andrew « le meilleur ami », Noah, Alec, etc. Chacun a ses problématiques. Il se dégage beaucoup de fraternité et d’amour de ce groupe de jeunes adultes.

« Nos Âmes tourmentées » parle du retour aux racines, de réputation, des non-dits, de la façon de surmonter un traumatisme. Azalea a pu tromper un peu sa douleur à New York, où elle s’est construit une autre vie, plus anonyme et débarrassée de ses étiquettes. Confrontée à ceux qui la connaissaient autrefois, on sent qu’elle va devoir traverser de nouvelles épreuves et croiser des fantômes du passé. L’effet « petite ville » se fait sentir. Dans la ville de son enfance, elle est quelqu’un et chacun pense déjà savoir qui elle est.

« Nos Âmes tourmentées » parle d’amour, de sexualité, du fait d’aimer ça ou non, de la possibilité de pouvoir l’assumer aussi lorsqu’on est une femme et de consentement. Le fait de toucher une personne seulement si elle le souhaite est capital mais trop souvent jugé comme accessoire dans notre société. On s’habitue aux intrusions et on finit presque par s’étonner du respect.

Le roman parle de féminisme en en donnant une définition assez large et bienveillante (le dictionnaire dit : « Doctrine qui préconise l’égalité entre l’homme et la femme, et l’extension du rôle de la femme dans la société »). On associe souvent un militantisme fort au terme féminisme, en se sentant exclue lorsque l’on a une personnalité douce, mais la réalité est plus nuancée. En tout cas, « Nos Âmes tourmentées » fait réfléchir sur le sujet.

Il existe tout un vocabulaire que je n’arrive pas à associer à un récit difficile (des verbes comme « adorer » par exemple) mais la lecture de « Nos Âmes tourmentées » m’a plu. Il est certain que je répondrai présente à la sortie de futurs romans de Morgane Moncomble. À la minute où je vous écris, je suis d’ailleurs en pleine lecture de son roman « Aime-moi, je te fuis ».

Bonne semaine de lecture !

Nos Âmes tourmentées – Morgane Moncomble
Sortie le 10 octobre 2019
Prix papier : 17€ / Prix numérique : 9,99€
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Merci à la team Hugo new romance pour cette lecture !

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Appelez-moi Lili. J'ai 36 ans, vis avec Monsieur et, une semaine sur deux, avec son fils Junior. J'habite à Paris ou tout près depuis plus de 15 ans. J'aime voyager, aller au théâtre, lire ou voir une comédie romantique, danser... et je suis gourmande !

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