Les mots entre mes mains MRL 2016

Voilà plusieurs années que je prends part aux matchs de la rentrée littéraire organisés par Priceminister. Il s’agit de choisir un livre parmi une sélection de 15 œuvres et d’en faire ensuite une critique. Mon premier choix a été « Les mots entre mes mains » de Guinevere Glasfurd. Mes motivations ? J’ai été très sensible à la couverture et vraiment intriguée par l’histoire : celle d’une servante et de René Descartes, basée sur des faits réels. Ce roman, lu en une semaine, m’a touchée, pour ne pas dire bouleversée. Mon imaginaire a tourné à plein sur les décors et les personnages. L’histoire ferait sans doute un très beau film.

« Les mots entre mes mains » : l’histoire

Helena Jans van der Strom n’est pas une servante comme les autres. Quand elle arrive à Amsterdam pour travailler chez un libraire anglais, la jeune femme, fascinée par les mots, a appris seule à lire et à écrire. Son indépendance et sa soif de savoir trouveront des échos dans le cœur et l’esprit du philosophe René Descartes. Mais dans ce XVIIe siècle d’ombres et de lumières, leur liaison pourrait les perdre. Descartes est catholique, Helena protestante. Il est philosophe, elle est servante. Quel peut être leur avenir ?
En dévoilant cette relation amoureuse avérée et méconnue, Guinevere Glasfurd dresse le portrait fascinant d’une femme lumineuse, en avance sur son temps, et révèle une autre facette du célèbre philosophe français.
Un roman de passion et de liberté qui nous plonge dans une fresque envoûtante des Pays-Bas au « siècle d’or », à la manière de La Jeune Fille à la perle.

Les mots entre mes mains : ma rentrée littéraire 2016

Mes impressions sur « Les mots entre mes mains »

« Les mots entre mes mains » se déroule aux Pays-Bas au XVIIe siècle. Le dépaysement est total. J’ai vécu avec Helena, l’héroïne, ses promenades à travers Amsterdam, une ville que j’ai par ailleurs beaucoup aimée lorsque je l’ai découverte. En lisant, j’ai senti la bougie, la poussière et la pluie. J’ai découvert la campagne, la bonne compagnie et les hommes trop bourrus. Heureusement, le lecteur ne peut qu’aimer de nombreux personnages : le libraire, les personnes de confiance de Monsieur Descartes, etc.

J’ai ressenti si fort le temps qui passait, le poids des conventions, la douloureuse attente d’Helena, sa condition féminine. Etre mère célibataire était une honte. À l’époque, les êtres étaient d’une fragilité assez extrême ; la vie et la mort suspendus à des diagnostics incertains. Une existence pouvait sembler longue ou bien trop courte. À la lecture du roman, j’ai senti comme de l’urgence.

Imaginer une femme intelligente livrée à une existence qu’elle ne pouvait vraiment maîtriser, se raccrochant aux mots et ballottée par les décisions que l’on prenait pour elle est un crève-cœur.

S’il est bien question d’une histoire d’amour dans « Les mots entre mes mains », son récit n’en emplit pas les pages. L’histoire n’est pas romantique et reste pudique. C’est surtout le récit de la vie d’une jeune servante intelligente et éprise qui va devoir assumer le restant de ses jours le fruit de son amour pour un intellectuel.

Il est plus que rare que, même sans être en train de lire, j’aie envie de pleurer. Le seul fait de penser ou d’avoir ce livre entre les mains me faisait monter les larmes aux yeux. Tout n’est pas dramatique pourtant, je vous rassure. Mais, pendant toute la seconde partie du roman, je me sentais terriblement triste.

Le fait que le roman soit historique et inspiré de la réalité m’a vraiment plu. L’auteur a la délicatesse de nous souffler quels éléments sont vrais et lesquels sont fictifs ou incertains.

Je n’avais pas, avant la lecture, vraiment d’image de René Descartes (1596-1650), mathématicien, physicien et philosophe français. Après avoir lu la dernière page, j’ai regardé son portrait, pour le confronter à ce que j’ai imaginé. Dans le livre, on sent sa passion et son engagement pour la recherche. Il est aussi très humain.

« Les mots entre mes mains » n’est pas un roman comme ceux que j’ai l’habitude de lire. J’ai aimé être étonnée, transportée, dépaysée, chamboulée. J’aurais volontiers ajouté un soupçon supplémentaire de passion ou un soupçon de baume sur le cœur du lecteur mais j’ai vraiment aimé ce roman de Guinevere Glasfurd, qui donne envie de lire et de lire encore !

Découvrez un extrait en ligne.

Et vous, est-ce que ce roman vous attire ? Avez-vous lu pour la rentrée littéraire ?

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Appelez-moi Lili. J'ai 33 ans, vis avec Monsieur et, un week-end sur deux et la moitié des vacances, avec son fils Junior. J'habite à Paris depuis plus de 13 ans. J'aime voyager, aller au théâtre ou voir une comédie romantique, danser... et je suis gourmande !

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