Je crois que c’est en feuilletant un catalogue France Loisirs que j’ai eu envie d’ajouter « Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil », d’Haruki Murakami, à ma liste « à lire ». Quand j’ai vu que ma bibliothèque proposait le roman de cet écrivain japonais, je n’ai donc pas hésité.

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La présentation de l’éditeur

L’histoire

« À douze ans, Hajime rencontre Shimamoto-san, sa petite voisine. Avec elle, il découvre la musique, les sourires complices, les premiers frissons sensuels… Et puis celle-ci déménage, laissant à son ami le goût amer de l’abandon. Lorsque trente ans plus tard, elle réapparaît, Hajime, rongé par le désir et la nostalgie, est envoûté par cette femme énigmatique, reflet de ses rêves. Mais sous les traits délicats du visage de Shimamoto-san se cachent la souffrance, la folie et la destruction.

Conte moderne dont émane un érotisme discret mais obsédant, ce roman, servi par une écriture d’une formidable densité, entraîne le lecteur au coeur des contradictions de héros en quête d’un inaccessible absolu. »

L’auteur

« Célébré dans les années quatre-vingt comme une pop star littéraire au Japon, considéré comme l’un des plus grands noms de la littérature japonaise contemporaine, Haruki Murakami est devenu un auteur culte dans le monde entier. En tissant le destin d’un homme désenchanté pris dans les rets d’une étrange passion, il signe un roman plus intimiste, une oeuvre de maturité. »

« Je voudrais écrire des histoires que seuls des Japonais peuvent écrire mais dans un style que tout le monde peut comprendre. » (Haruki Murakami)

Les critiques

« Ceux qui ont aimé les précédents livres de Murakami reconnaîtront la satire sociale sous le masque de l’autodénigrement et ce ton impassible qu’utilise habituellement l’auteur. Pour sa dimension intime, ce roman est sans doute le plus émouvant de tous. »
The Boston Sunday Globe

Alors, alors ?

Mon avis est un peu partagé sur « Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil ». J’ai commencé la lecture des 228 pages avec enthousiasme et plaisir : on suit un garçon de son jeune âge jusqu’à sa vie adulte. Son enfance est narrée de façon très directe, fraîche, vivante. L’auteur réussit à donner un côté vraiment intéressant à une existence ordinaire. L’attention est particulièrement portée sur sa vie amoureuse et sexuelle, ses attirances, la naissance de ses sentiments, etc. L’histoire a comme fil conducteur la nostalgie d’un amour d’enfant.
Le récit prend parfois des détours plus douloureux, ou moins légers : la solitude, le poids des choix, l’emprise du désir, tout ce qui fait que, même au travail, la vie peut prendre des directions que l’on n’aurait pas soupçonnées. Et on perçoit alors l’idée que l’on ne connaît pas forcément les intentions et les pensées de nos proches.

Autant j’ai lu le début du roman assez rapidement, autant j’ai assez vite freiné mon avancée. Cela ne venait pas du style d’écriture, toujours aussi fluide, mais bel et bien du mal-être qui se dégageait des personnages. La souffrance a sa part et, même si le récit n’est pas catastrophique, il abîme ses petits héros du quotidien. Il m’a peut-être fallu un mois pour terminer ce roman.

En bref, un livre bien écrit et assez intelligent mais qui ne m’a pas fait particulièrement de bien et que je ne pense pas garder en mémoire bien longtemps…

Et vous, que lisez-vous en cette rentrée ?

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Appelez-moi Lili. J'ai 33 ans, vis avec Monsieur et, un week-end sur deux et la moitié des vacances, avec son fils Junior. J'habite à Paris depuis plus de 13 ans. J'aime voyager, aller au théâtre ou voir une comédie romantique, danser... et je suis gourmande !

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