J’ai découvert la plume de Laura S. Wild avec sa saga en quatre tomes Et puis soudain. J’avais par moments oscillé entre le plaisir de lire et le léger rejet que je ressentais pour certaines situations, moi qui suis plutôt team « comédies romantiques ». Lorsque j’ai eu l’opportunité de lire Until the End, je me suis laissée tenter bien que j’aie eu conscience que j’allais me plonger dans un suspense romantique certainement dérangeant puisque j’allais faire la connaissance d’un ravisseur et de sa captive. Le tout est bien amené et bien écrit. Je suis entrée dans l’histoire et ne regrette pas ma lecture.

Until the End : l’histoire

« Un soir d’octobre, alors que Mila rentre chez elle, sa vie bascule. Quelqu’un l’attend en bas de son immeuble. Une main se plaque sur sa bouche, et un 4X4 l’emporte… Mila vient d’être enlevée.

Lorsqu’elle revient à elle, la jeune femme s’aperçoit qu’elle est séquestrée et coupée de tout, sans comprendre pourquoi elle a été prise pour cible. Qui est son ravisseur ? Que lui veut-il ?

Retenue dans un endroit isolé, elle va devoir apprendre à vivre avec Carter, l’homme chargé de la surveiller, qui la trouble autant qu’il la terrifie.

Pour Carter, Mila n’est qu’un contrat de plus à honorer. Sa mission est simple : l’enlever, la maintenir prisonnière puis la relâcher une fois la rançon payée. Mais il commet une erreur qui va tout bouleverser : quelque chose chez sa captive lui fait baisser la garde. Et il laisse malgré lui un lien se créer entre eux…

Tandis que leur cohabitation forcée se prolonge, Carter et Mila en découvrent chaque jour davantage l’un sur l’autre et la jeune femme réalise que malgré les apparences, son ravisseur porte un lourd fardeau et qu’il est peut-être prisonnier autant qu’elle.

Et si l’amour pouvait les libérer ? »

Mes impressions sur Until the End

Moi qui déplorais lors de mes lectures de tout début d’année de devoir attendre 80 à 100 pages avant de voir l’action décoller un peu, j’ai été servie avec Until the End, dont l’action démarre en trombe dès le 1er chapitre ! Les débuts se font tambour battant avant de trouver un rythme de croisière, qui laisse imaginer que la liberté n’est pas une option.

J’ai apprécié qu’une note soit affichée au tout début du roman pour indiquer le caractère dérangeant de l’histoire et rappeler qu’il s’agissait d’une fiction et non d’un idéal romantique. Monsieur, ces derniers mois, se dit parfois que trop de messages sont passés, qu’il s’agisse des troubles alimentaires dans The Crown, ou de consentement dans Les Chroniques de Bridgerton, mais je me dis que nous sommes loin de tous être égaux face à un récit et que l’on a tendance à trop facilement normaliser certaines violences. Bref, un lecteur ou un spectateur averti en vaut deux et le débat peut s’ouvrir.

Si l’on se doute du dénouement du livre puisqu’il s’agit d’une romance, on se demande vraiment quel chemin les héros vont emprunter.

Je ne me suis pas identifiée à l’héroïne puisque nos vies sont différentes. Je l’ai en tout cas trouvée courageuse. Je pense que l’on se demande forcément comment on réagirait à sa place : qu’aurais-je pensé de ce beau Carter tourmenté ? M’aurait-il été possible de m’attacher à lui ? Et de m’opposer à lui ? Mila, en tout cas, s’interroge sur la nature de ce qu’elle éprouve et a de nombreuses réserves.

Quant au héros, on comprend comment il en est arrivé là et dans quelle mesure il décide consciemment ou non de faire ce qu’il fait. Entre coups de colère et moments plus doux, il est imprévisible, pour le meilleur et pour le pire. On entre régulièrement dans sa tête car le récit est également raconté à travers son prisme, en alternance avec le point de vue de Mila. Malgré tout, on met autant de temps que l’héroïne à connaître ses problèmes et ses motivations.

On s’interroge sur le syndrome de Stockholm. Je me suis aussi posé des questions pratiques, notamment sur le fait de disparaître de la circulation, de ce qui est possible ou non (mais je ne veux pas vous en dire trop !).

J’ai parfaitement imaginé les différents lieux de l’action mais, sur le sujet, je ne veux pas trop en dire non plus. Le récit se passe aux États-Unis.

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J’étais en tout cas contente de découvrir cette histoire originale. Et vous, avez-vous envie de découvrir ce qui se cache derrière la magnifique couverture du livre ? Ou peut-être l’avez-vous déjà lu ?

Until the End, Laura S. Wild
Sorti le 8 octobre 2020
Hugo poche / New Romance – Prix papier: 8,50 €
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Appelez-moi Lili. J'ai 38 ans, vis avec Monsieur et, au rythme d'une garde alternée, avec son ado Junior, en apprentissage. La famille va s'agrandir en février 2022. J'habite à Paris ou sa proche banlieue depuis 2003. J'aime voyager, bruncher, aller au théâtre, lire ou voir une comédie romantique et je fais de la zumba et du body balance.

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