Lors de notre grand week-end estival en amoureux dans le Val de Loire, Monsieur et moi avons séjourné une nuit au château de la Bourdaisière. Il s’agit d’un très joli château qui, après avoir été détruit au début du XIVe siècle, a été rebâti vers 1520 par Philibert Babou et son épouse Marie Gaudin. Il abrite désormais un hôtel et est la propriété des princes de Broglie depuis près de 30 ans.

Au moment où nous avons choisi et réservé notre nuit au château de la Bourdaisière, nous n’avions pas encore noté cette appartenance à Louis Albert de Broglie, propriétaire du cabinet de curiosités Deyrolle à Paris, dans lequel je m’étais déjà rendue. Les deux lieux ont quelques points communs, avec un rappel d’un intérêt pour la taxidermie.

Au château situé aux portes de Tours, nous avons été émerveillés par tout ce que nous avons vu et notamment la collection de tomates de 700 variétés du Prince Jardinier ! Nous avons vécu l’expérience avec enthousiasme et avons profité du domaine en dînant au bar à tomates et en nous promenant dans les bois. Une vraie expérience !

Le château de la Bourdaisière : un trésor d’architecture et de décoration

Monsieur et moi avons été très sensibles à l’architecture du château et l’avons observé et contourné avec enthousiasme !

Et lorsque l’on passe la porte : quelle découverte ! Les différentes salles sont raffinées, richement décorées et invitent à la quiétude. En pleine crise sanitaire, nous nous y sommes promenés voire installés avec précaution et en respectant les circuits imaginés par l’équipe du château-hôtel mais quel plaisir que de découvrir les lieux ! Nous avons eu l’impression qu’ils étaient un peu à nous quelques instants.

Si je ne m’avoue pas très sensible à la taxidermie en général, j’ai trouvé que c’était fait à bon escient dans le château entouré de bois.

Notre nuit dans la chambre Marie Babou

Nous avons choisi et réservé tardivement notre lieu de séjour car nous avons longtemps craint de nouvelles restrictions des déplacements à l’approche d’une deuxième vague de coronavirus (arg !). Une dizaine de jours avant notre séjour, nous avons réservé, sans savoir laquelle, l’une des 14 chambres situées dans le château. Nous avons opté pour une chambre double supérieure.

Nous avons séjourné dans la chambre Marie Babou et avons été très sensibles à sa jolie décoration.

La salle d’eau et la chambre étaient séparées par une cloison et une fenêtre : une petite touche insolite qui permettait toutefois d’avoir son intimité.

Le château est si beau que l’on s’étonne que l’hôtel soit un trois étoiles plutôt qu’un quatre. Mais cela tient en réalité à quelques détails : les chambres ne sont pas climatisées (il faisait chaud au mois d’août !), elles ne comportent pas de bouilloire ou de cafetière, etc. Mais le prix payé – environ 166€ – n’était pas excessif compte-tenu des lieux dans leur ensemble.

Comptez de 110€ à 320€ la nuit pour une chambre et à partir de 245€ la nuit pour un appartement.

La Bourdaisière côté parc et jardins

Le parc du château de la Bourdaisière fait 55 hectares. Et c’est tout d’abord vers le conservatoire de la tomate que nous nous sommes dirigés.

Le conservatoire national de la tomate

Le potager de la Bourdaisière rassemble une collection de tomates de 700 variétés. Elle est agréée « collection nationale » depuis 1998. Les variétés sont regroupées par couleur dans les différents massifs et plantées selon l’ordre alphabétique. Le rêve !

Les dahlias à l’honneur

Nous avons découvert que les dahlias étaient les autres stars des lieux pendant l’été. La Bourdaisière compte 5000 tubercules et 250 variétés.

Dîner au bar à tomates

Monsieur et moi adorons les tomates et avons donc été enchantés à l’idée de découvrir le bar à tomates du château de la Bourdaisière. Nous avons donc réservé pour y dîner. Un menu unique est servi chaque soir.

Je dois avouer que nous avons été assez déçus par notre repas. Cela tient sans doute au jour de notre venue et peut-être aussi à nos habitudes en cuisine depuis l’enfance. Juste avant notre séjour, nous venions de faire une très agréable cure de tomates du jardin de mes parents. Si les tomates familiales ne représentent que peu de variétés, elles sont en revanche excellentes et nous prenons toujours soin de bien les assaisonner.

En apéritif, nous avons choisi un ice tea (2,50€) pour moi, en l’absence de boisson sans alcool plus tentante ou préparée maison, et un verre de vin (6€) pour Monsieur.

En entrée, trois variétés de tomates étaient présentées, dont la Golden Jubilee et la cœur de bœuf blanche.

Mais c’est surtout le plat – du rôti de porc et sa sauce champignons, riz et courgettes servis froids – qui ne nous a pas tellement emballés. La tranche de rôti de porc chaude était vraiment épaisse et recouverte d’une sauce froide et assez relevée, probablement avec de l’ail. En accompagnement, nous avions du riz froid et des courgettes volontairement refroidies. Nous n’avons pas mangé le tout de très bon cœur. Nous nous sommes vraiment forcés car nous avions faim. Moi qui suis assez sensible, j’ai même malheureusement été malade et ai fait une belle indigestion, qui nous a bien embêtés les trois jours suivants, à commencer par le petit-déjeuner du lendemain que j’ai dû annuler dès l’aube. Je n’ai cessé de repenser pendant que j’étais malade à ces ingrédients froids et à la sauce… Mais j’ai bien conscience que ce n’est l’expérience que de deux personnes et ne veux surtout pas faire de généralités.

En dessert, le gâteau au chocolat se mangeait avec plaisir même s’il restait simple. La crème anglaise n’était sûrement pas maison – ou alors, je suis confuse – et nous n’avons pas l’habitude d’en manger de la toute faite.

Vous me direz que l’addition de 24 € pour entrée-plat-dessert n’est pas salée. Mais ce repas était, à notre goût, en décalage avec le charme incroyable du lieu. Et nous pensions que toutes les étapes du repas comprendraient de la tomate, même sous forme de confiture par exemple.

L’accueil au bar à tomates n’était pas non plus très chaleureux. En arrivant à l’heure, nous sommes repartis dans nos petits souliers car il était trop tôt et que nous dérangions manifestement. Vraiment une grosse déception pour nous deux, d’autant plus que j’ai été vraiment malade après… Je ne dirai jamais trop que cela ne représente qu’une soirée et que cet avis ne reflète qu’une expérience. Je rêve de lire des expériences positives en commentaires !

Salon de thé et Bar à tomates®
De début juillet à mi-octobre de 12h à 17h et de 19h à 21h

Coup d’œil à la piscine

Nous ne l’avons pas testée – dans ce contexte sanitaire, tout paraît toujours un peu compliqué – mais le domaine a sa piscine pour les hôtes à quelques minutes à pieds du château. Des courts de tennis se trouvent aussi à proximité.

Promenons-nous dans les bois…

Le parc du château comporte plusieurs parcours pour se promener dans la forêt. Le plus long fait 5 kms. Nous avons suivi une bonne partie du parcours artistique et éducatif. Il est jalonné de surprises et œuvres à découvrir. L’heure est vraiment passée vite et il nous a fallu ne pas aller trop loin pour quitter le domaine dans les temps.

Jardins ouverts au public :

  • du 1er au 30 avril et du 1er au 31 octobre de 11h à 18h
  • du 1er mai au 30 septembre de 10h à 19h

J’espère que la visite vous aura plu. Vous aurez certainement perçu que notre court séjour au château de la Bourdaisière nous aura laissé un souvenir durable. La chambre, les instants passés dans les salons, le conservatoire de la tomate… C’était un plaisir !

Château–Hôtel de la Bourdaisière
25, rue de La Bourdaisière
37 270 Montlouis-sur-Loire
Le site du château

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Appelez-moi Lili. J'ai 37 ans, vis avec Monsieur et, au rythme d'une garde alternée, avec son fils Junior, en internat pour sa 3e. J'habite à Paris ou sa proche banlieue depuis 2003. J'aime voyager, bruncher, aller au théâtre, lire ou voir une comédie romantique et je fais de la zumba et du body balance.

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