Avec sa superbe couverture et ses bons échos, j’avais repéré à l’automne La Vallée du lotus rose, premier roman d’une saga signée Kate McAlistair. C’est avec plaisir que je me suis plongée dans l’histoire d’une lady anglaise embarquée dans un grand voyage aux multiples rebondissements qui la font passer de l’adolescence à l’âge adulte. J’ai découvert avec elle l’Inde, et plus largement l’Asie du Sud, entre aventure et romance. Le livre de poche, sorti en ce début d’année, fait tout de même 860 pages avec un récit divisé en cinq parties. La Vallée du lotus rose prend son temps autant qu’il tient en haleine. Dévoré en quelques petits jours !

La Vallée du lotus rose : l’histoire

« Amour et émotions aux Indes britanniques

1918. A 16 ans, Jezebel Tyler, orpheline issue de l’aristocratie anglaise, part aux Indes rejoindre son tuteur, un archéologue de renom. Ce dernier compte la marier au baron von Rosenheim, qui financera en échange ses recherches liées à une cité disparue.
A bord du luxueux paquebot qui la mène à Calcutta, Jezebel se lie d’amitié avec Olga Obolenski, duchesse russe fantasque, qui lui enseigne les usages du monde, tout en l’encourageant à prendre en main sa destinée. Durant la traversée, elle fait aussi la connaissance de Jan Lukas, un aventurier dont le charme la subjugue.

Au Bengale, elle découvre, prise au piège, que son futur époux est un trafiquant d’opium notoire, au caractère tyrannique. Et malgré la délicatesse du prince Charu, qui la courtise, elle ne parvient pas à oublier Jan…

Des jardins de Darjeeling aux mangroves des Sundarbans, ce premier volume de la trilogie du Lotus rose met en scène une héroïne attachante, déterminée à échapper au carcan de son éducation pour vivre sa vie. »

Pour accompagner une lecture,la Maison du chocolat à l’honneur : l’Unik de Christophe Michalak en collaboration avec Nicolas Cloiseau, et les ganaches à l’eau minérale naturelle

Mes impressions sur La Vallée du lotus rose

S’il fallait un signe en ma faveur pour le début de ma lecture, l’histoire commence le jour de l’anniversaire de Monsieur mais bien avant sa naissance, à la fin de la première guerre mondiale. C’est un saut dans le temps d’un siècle qui nous est proposé.

Les grands voyages en paquebot sont de formidables supports pour rêver. L’Albatros, sur lequel monte Jezebel, est le premier théâtre des aventures de l’adolescente britannique. C’est à son bord qu’elle va rejoindre Calcutta et son parrain, qui a pour elle des projets de mariage. À 16 ans, elle a parfaitement été éduquée. Elle a quelque chose du leader naturel. Les adultes sont attendris par sa naïveté et admirateurs de sa beauté. Ses réparties trouvent toujours leur public.

En la matière, elle ne pouvait pas mieux tomber que de voyager auprès d’une duchesse russe, Olga, richissime, séductrice, libre, férue de mode et de bons mots. C’est aux côtés de cette femme aux idées modernes que le parrain de Jezebel a choisi de la faire voyager. À une petite note près, tout se passe merveilleusement entre elles. J’ai d’ailleurs apprécié que le voyage se fasse en bonne compagnie. Les intentions de tous les passagers ne sont pas forcément claires ni bonnes mais aucune méchanceté gratuite ne s’invite à bord. Les amitiés naissent et s’épanouissent, les conversations vont bon train.

Tandis que les personnages font connaissance, la lectrice découvre le style soigné de Kate McAlistair et le riche vocabulaire qu’elle emploie. Cela devient trop rare de ne pas connaître un mot dans un roman et je dois dire que j’adore ça. Je me suis régalée de son style. J’ai voyagé par la pensée et l’imagination, bercée par un texte bien tissé.

En lisant, j’ai régulièrement consulté une carte pour voir où était telle ville, telle île ou tel pays. Je ne veux pas trop en dire mais j’ai aimé explorer l’Inde à travers le regard de Jezebel. Ses trajets et découvertes m’ont particulièrement plu, que ce soient les trésors de Calcutta aux côtés de Charu ou des terres hostiles lors de fabuleux périples. Enfin… j’emploie le terme fabuleux mais le chemin est tout sauf lisse pour l’héroïne.

J’ai aussi aimé imaginer les villas des riches Européens à Calcutta. La résidence d’une personne dangereuse avait pour moi une ambiance obscure et beaucoup d’ombre tandis qu’un lieu ami était beaucoup plus dégagé. Et ce que j’ai imaginé comme fastes palais de maharaja était probablement en dessous de la réalité.

L’on se régale dès la première partie du roman d’assister aux premiers émois de Jezebel, assurément conquise par l’un des héros masculins, devant lequel toutes les femmes se pâment. Mais la jeune Anglaise est droite et veut faire les choses bien et honorer les engagements pris par son parrain. La trame romantique est bien présente dans le roman mais ne représente que l’un des pans d’une histoire plus globale.

La Vallée du lotus rose est aussi l’occasion de parler de la condition des femmes. Jezebel et Olga sont de beaux modèles de femmes instruites et de caractère. Mais que de difficultés traversées : mariages arrangés, dépendance envers les hommes… Heureusement, les conseils d’Olga sont assez savoureux (Mesdames, gardez bien vos bijoux et cadeaux, on ne sait jamais).

La Vallée du lotus rose est aussi une histoire de quête en lien avec l’archéologie. Histoire, légendes et touches de politique ont toute leur place dans un roman qui se déroule en majorité en Inde !

Le livre garantit de nombreuses bonnes heures de lecture. Je l’ai commencé durant le week-end et terminé trois jours plus tard en l’ouvrant au réveil et en le reprenant sitôt la journée de travail terminée. De m’être tant immergée dans l’histoire, je me suis réveillée en pleine nuit avec le prénom de Charu qui tournait dans la tête ou encore alors que des phrases se rédigeaient dans mes rêves.

J’ai aussi ronchonné pendant ma lecture, agacée par un méchant trop méchant. Monsieur a bien profité de mes moments de tempête et des insultes polies (si si) que je proférais au fil des pages.

Je ne peux pas dire que la lecture de chaque page m’aie fait tourner avec frénésie la suivante mais le roman m’a énormément plu. J’ai parfois été impatiente car je voulais le fin mot de l’histoire mais lisais alors une conversation mondaine ou la description d’un lieu ou d’une tenue. L’épaisseur du livre demande une certaine patience. L’héroïne a des moments plus difficiles que d’autres et doit elle aussi attendre que des situations se dénouent.

J’aurais encore mille choses à dire mais ne veux pas trop en dévoiler. Quelques larmes se sont invitées à la fin de la lecture et je vais enchaîner sur la lecture du 2e tome. Car oui, le roman a une suite : La Cité du lotus rose, que Monsieur m’a offert. Un 3e tome, qui pourrait être lu de façon autonome, est aussi publié : L’Héritière du lotus rose.

Si vous avez envie de vous laisser porter par un beau roman d’aventure, je ne peux que vous recommander de découvrir à votre tour La Vallée du lotus rose !

La Vallée du lotus rose, Kate McAlistair
Publié chez Archipoche le 14 janvier 2021 (7,99 €)
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Merci à Babelio et à l’Archipel !

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Appelez-moi Lili. J'ai 37 ans, vis avec Monsieur et, au rythme d'une garde alternée, avec son fils Junior, en internat pour sa 3e. J'habite à Paris ou sa proche banlieue depuis 2003. J'aime voyager, bruncher, aller au théâtre, lire ou voir une comédie romantique et je fais de la zumba et du body balance.

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