Je vous propose aujourd’hui une revue gourmande haut-de-gamme. Au menu ? Du caviar et des bûches de Noël avec Boutary, Palais Royal Traiteur, le Céladon et Häagen-Dazs.
Le caviar de la Maison Boutary
La baronne Marie-Elisabeth de Saint-Vincent a fondé la Maison Boutary en 1888. Pour la petite histoire, la Maison s’est développée au XXe siècle grâce à son arrière-petit-fils, qui n’est autre que le co-fondateur de la maison de cosmétique Sisley. Boutary a commencé à fournir en produits de bouche d’exception de grands hôtels, de très bonnes tables et les plus grands noms de l’épicerie de l’époque. Aujourd’hui, la Maison Boutary se consacre exclusivement au caviar. Boutary est producteur en Bulgarie et négociant en Aquitaine.
Au mois de septembre, j’ai rencontré Charles de Saint-Vincent. Il m’a expliqué que les équipes de Boutary avaient une volonté d’éducation et qu’il existe un rituel autour du caviar.
Lorsque l’on achète ou l’on déguste du caviar pour les premières fois, on se tourne souvent vers une petite boîte. On se sait pas non plus toujours qu’il n’existe pas qu’un caviar mais que chacun a ses caractéristiques et son goût propres. Il faut donc prendre le temps de se renseigner et de faire son choix.
Pour participer au rituel de la dégustation de caviar, Boutary a imaginé une clé pour ouvrir un écrin rouge de façon ludique. Cela permet un vrai geste à l’ouverture.
J’ai pu goûter un caviar tout jeune et décrit comme très léger car la pêche avait été faite neuf jours plus tôt. Un vrai plaisir !
Il est déjà possible d’avoir son coffret entre 68 et 78€ selon que l’on le déguste sur place ou à emporter.
Boutary a son restaurant dans le 6e arrondissement de Paris. Les plats y semblent être particulièrement raffinés. Le menu du midi est à 32€ : voilà une idée d’adresse à découvrir !
Palais Royal Traiteur
Palais Royal Traiteur se décrit comme un créateur d’événements culinaires et de réceptions gastronomiques. Ce traiteur organise aussi bien des dîners assis que des cocktails. Palais royal a un peu plus de cinq ans et a une toute nouvelle équipe issue des métiers de bouche et de l’organisation d’événements. Avec son équipe, ce sont aussi son offre et son identité qui ont changé. Les rênes de la cuisine sont entre les mains de Vincent Bessou, ancien directeur de production de Pradier et du traiteur Raynier Marchetti.
Palais Royal Traiteur a, rue Saint-Fiacre à Paris, une cuisine de 500 m2 et un laboratoire d’idées. Un lieu de réception de la même superficie se trouve juste au-dessus. Pour la petite anecdote insolite, cet endroit a été une synagogue puis a appartenu à un commissaire-priseur puis a été une annexe de la Banque de France.
C’est avec plaisir que j’ai découvert le travail de Palais Royal Traiteur le temps d’un apéritif dînatoire… avant de déguster une « part » de bûche. Au menu par exemple :
- Blini sarrasin, citron jaune, saumon et crème vodka
- Fourchette foie gras sureau
- Financier spicy
- Financier vert basilica
- Cube de foie gras gelée de Porto
- Financier tomate
- Bœuf gribiche carotte jaune
- Betterave chiogga curry et crevette
Un stand était consacré à la préparation de homard infusé à la mélisse et à la verveine et saupoudré de caviar déshydraté, autrement appelé « fleur de caviar« . Une bouchée très marine !
Palais Royal Traiteur a créé, pour Noël 2016, une bûche très originale. Il s’agit d’un sapin gourmand, dont la structure évoque la Tour Eiffel.
Une étoile en chocolat « brille » au-dessus de huit à dix boules de Noël. Chacune d’entre elles se compose d’une coque bicolore blanche et rouge en chocolat (certains ont parlé de pokéballs : sortez de ces corps les geeks). À l’intérieur : agrumes, poivre de Sichuan, crémeux de mascarpone vanillé, biscuit au grand marnier et crème brulée. Chaque boule de Noël est une part individuelle. À la dégustation, ces boules de Noël sont très bonnes. On ne sent pas du tout l’alcool et les saveurs sont originales. On aurait envie de pouvoir acheter une boule à l’unité en pâtisserie.
La bûche nécessite près de 16h de travail car tout est fait à la main. Elle est vendue 380€ pour 8 à 10 personnes et sera en vente sur www.palaisroyal-traiteur.paris. [Edit 2019 : l’enseigne semble ne plus exister]
Palais Royal Traiteur
142 rue Montmartre
75002 Paris
Tél. : +33 (0)1 55 65 12 86
Le Céladon, le restaurant de l’hôtel Westminster
Je suis retournée en cette rentrée à l’hôtel Westminster, installé derrière une très belle façade haussmannienne rue de la Paix à Paris.
Ce très bel hôtel parisien a son restaurant : le Céladon, étoilé depuis 30 ans. Voilà une autre belle adresse à noter car il est possible de découvrir la cuisine de cette adresse prestigieuse pour des tarifs accessibles pour le déjeuner chaque semaine. Le menu Céladon express 45 minutes est proposé à 45€. Le menu retour du marché est, lui, à 53€ hors boissons. Le week-end, la carte et les tarifs sont adaptés avec le petit Céladon. Le menu entrée, plat, dessert, vin et eau est à 63 € pour les adultes tandis que les moins de 12 ans ont leur menu à 25€. Voilà qui est tentant !
Mais ce n’est pas pour découvrir les menus que je me suis rendue au Westminster mais pour les bûches de Noël. Les créations pâtissières sont signées du chef Bryan Esposito.
Les deux bûches sont très différentes et toutes deux vraiment délicieuses.
La bûche Kalingo grand cru est la bûche au chocolat noir aux différentes strates chocolatées : mousse au chocolat à la fève Tonka, crémeux lait aux billes de cacao et brownie gianduja. Tous les ingrédients se marient à merveille. Succès assuré pour les amoureux de chocolat, dont je fais partie !
La seconde bûche est créée « à la manière des treize desserts » pour faire honneur à la tradition provençale. Elle est composée de biscuit noisette-amande, de compotée de figues, de mousse au nougat, de fruits confits et de marmelade à l’orange.
Moi qui ne jure (presque) que par le chocolat, je n’aurais peut-être pas parié sur celle-ci. Je me serais alors bien trompée car, à la dégustation, ce n’est que ravissement. Les textures, les saveurs… : tout est surprise et alliances agréables. Une véritable expérience, que je recommande chaudement !
Les bûches de l’hôtel Westminster sont disponibles sur commande exclusivement, à partir du lundi 12 décembre 2016. Elles coûtent 48€ pour six à huit personnes. Elles peuvent aussi être dégustées au Céladon le week-end des 17 et 18 décembre.
Pour autant de subtilité, choisir de déguster l’une de ces bûches est vraiment à considérer. J’espère que vous aurez senti mon enthousiasme et mon coup de cœur particulier pour la bûche inspirée par les 13 desserts.
Restaurant le Céladon
15 rue Daunou
75 002 Paris
01 47 03 40 42
Les bûches de Noël Häagen-Dazs 2016
Häagen Dazs a collaboré avec le designer espagnol Jaime Hayon pour ses bûches glacées de Noël 2016, réalisées sur le thème du spectacle. Les gourmands auront à choisir entre un dessert blanc et un dessert… violet !
La bûche blanche est composée d’un biscuit dacquoise croustillant aux spéculoos sur un mélange de deux des best-sellers de la marque : Salted Caramel et Vanilla. La sauce au caramel au beurre salé et aux amandes torréfiées et le praliné noisettes s’alternent.
Le second dessert de Noël allie les crèmes glacées Almond Panna Cotta et Honey Walnut & Cream. Elles reposent sur un biscuit dacquoise aux calissons et à la fleur d’oranger. Une sauce au caramel au beurre salé et aux amandes torréfiées et un cœur de coulis exotique sont proposés en fines couches.
J’ai pu déguster quelques bouchées de ces deux bûches et ne saurais vous dire laquelle j’ai préféré car les deux sont bonnes et ont vraiment leurs arguments. Elles ont en commun d’être très gourmandes et je les imagine beaucoup plaire aux enfants friands de glace. Si je regrette à titre personnel que le chocolat ne se soit pas du tout invité dans les recettes, nul doute que ces desserts trouveront leurs amateurs pour les fêtes de fin d’année !
The Häagen-Dazs Ice Show by Jaime Hayon
Du 15 novembre 2016 au 15 janvier 2017
En exclusivité dans les boutiques Häagen-Dazs France
Prix de vente conseillé : 59 € pour 10 à 12 personnes
Et vous, pour lesquelles de ces douceurs seriez-vous prêts à fondre ?