Au début de l’automne 2021, Monsieur et moi avons organisé de petites vacances en Berry, territoire composé des départements de l’Indre et du Cher, pour fêter notre Pacs le temps de quatre jours et quatre nuits. Avec la fatigue du 5e mois de grossesse et un mois de septembre toujours soutenu, nous avons prévu notre séjour seulement deux jours avant le départ et avons réservé à ce moment-là nos hébergements et fait des repérages dans le Routard. Nous cherchions une destination pour un court séjour et qui ne nécessite pas de faire trop de route par précaution.

Nous avons eu de la chance car la météo a vraiment été de notre côté avec peu de pluie alors qu’une semaine affreuse était annoncée avant départ. Le Berry est une très jolie destination, qui permet d’assouvir les envies de nature et de culture. Côté visites, partant la première semaine d’octobre, nous avons été confrontés au fait que d’assez nombreux sites importants étaient fermés soit pour la saison soit en semaine. Il est même arrivé qu’un site soit indiqué comme ouvert sur internet à nos dates mais ne le soit pas une fois sur place. Cela reste bon à savoir avant de partir. Mais nous avons été bien occupés malgré quelques petits contretemps et il nous restera beaucoup à voir pour de futures escapades. Approcher le département de la Creuse nous a aussi donné envie de nous y rendre car les paysages à sa frontière étaient particulièrement beaux.

Pour cette première en Berry, après une étape à Loches, nous avons découvert de nombreuses bonnes adresses mais aussi le parc du château d’Azay-le-Ferron, le parc naturel régional de la Brenne, Argenton-sur-Creuse, l’église Notre-Dame du Menoux, Gargilesse-Dampierre, la maison de George Sand, Bourges, l’abbaye de Noirlac, une partie de la route Jacques Cœur, etc. Retour sur nos petites vacances !

Une étape à Loches sur notre trajet vers le Berry

Avant d’arriver en Berry, je vous propose de faire une étape à Loches, en Indre-et-Loire. Nous ne connaissions la commune que de nom grâce à l’excellent spectacle Les Fiancés de Loches mais n’avions pas imaginé que la ville était si jolie ! Nous y avons passé environ 2h, simplement en flânant. Si vous avez du temps, vous pouvez visiter la cité royale.

Nous avions vu de bonnes adresses mais n’avions pas réservé car entre notre rendez-vous dans notre mairie le matin et les aléas de la route, rien n’était sûr. Le restaurant qui nous semblait vraiment parfait était donc complet une fois sur place et l’heure tournait.

Nous avons donc déjeuné dans un restaurant qui semblait tout de même recueillir de bons avis et avait le mérite d’être ouvert et d’avoir de la place : le Bistrot latin. Nous y avons commandé chacun une pizza : une Regina avec supplément œuf pour moi (13,70€) et une quatre fromages – mozzarella, gorgonzola, chèvre paysan et parmesan – pour Monsieur (15€). J’ai accompagné mon repas d’un jus de poire Vergers de la Manse « made in Touraine » (3,70€).

Le personnel était très gentil, les boissons étaient bonnes, les pizzas n’étaient pas très joliment dressées mais nous ont fait plaisir car nous avions très faim !

Le parc du château d’Azay-le-Ferron

Hop, nous voici dans l’Indre – en Berry, donc – à la découverte d’Azay-le-Ferron. Après quelques péripéties (par exemple : un car qui ne veut pas se mettre sur le côté de la route pour nous laisser passer au bout d’une route à sens unique…), nous sommes arrivés à l’intérieur du château à 16h35 pour une fermeture à 17h30. Manque de chance : c’étaient les intérieurs que nous avions envie de découvrir et la dernière visite guidée était à… 15h45 mais nous ne pouvions le savoir que sur place. Nous avons donc pris simplement des billets pour découvrir le parc (3,50€), où arbres et sculptures nous attendaient mais nous sommes restés sur notre faim…

Le parc naturel régional de la Brenne et la réserve naturelle nationale de Chérine

Nous avons poursuivi notre route en direction du parc naturel régional de la Brenne. En son cœur, la réserve naturelle nationale de Chérine propose différents observatoires avec des vues sur des étangs, parfois proches de la route, parfois légèrement plus éloignés. Nous avons visité ce site superbe en fin d’après-midi par beau temps puis en matinée sous un temps plus mitigé ou pluvieux mais n’avons pas boudé notre plaisir. Une parenthèse très paisible que nous aurions même pu un peu prolonger.

Une nuit au domaine de la Crapaudine

Nous avons passé une nuit dans l’une des chambres d’hôtes du domaine de la Crapaudine, une très jolie adresse qui cache également un grand jardin. Sensibles à sa décoration aboutie, nous avons séjourné dans la chambre La Pifaudière. Il ne m’a manqué que les chaussons pour marcher sur le carrelage à la saison fraîche !

Le matin, nous avons profité – dans un salon tout aussi bien décoré – du petit-déjeuner servi à table pendant la crise sanitaire. Il nous a suffi d’indiquer à l’avance nos préférences : boisson chaude, type de pain, garniture pour les tartines, produits laitiers, fruits et/ou céréales. Une pâtisserie maison est également concoctée chaque jour. De quoi prendre des forces avant notre promenade !

Argenton-sur-Creuse

Et au milieu coule la Creuse. Il aurait été dommage de ne pas faire de pause à Argenton-sur-Creuse, ravissante commune dont les maisons comme perchées au dessus de l’eau nous ont fait forte impression ! Nous avons ensuite pris un peu de hauteur jusqu’à la Bonne Dame.

Le midi, nous avons choisi de déjeuner au Cheval noir, un restaurant d’Argenton-sur-Creuse qui fait partie des établissements Mon logis. Il existe une formule déjeuner à 18€ pour entrée-plat-dessert ou à 15€ pour entrée-plat ou plat-dessert. Nous avons plutôt pris un menu du midi, à 25€ pour entrée-plat-dessert ou à 22€ pour entrée-plat ou plat-dessert.

Enceinte, j’avais une fois encore moins de possibilités (mais je l’ai bien vécu, hein) : bye bye le tartare de saumon à l’huile d’olive citronnée ou la salade de lentilles au foie gras. Je n’ai donc pas pris d’entrée tandis que Monsieur a choisi le carpaccio de betteraves, fromage de chèvre rôti et vinaigrette cassis-framboise.

En plat, j’ai opté pour le filet de dorade royale rôti et son beurre blanc et Monsieur pour le parmentier de joues de bœuf, chips de pommes de terre et jus de volaille. De jolies assiettes ! Le repas s’est terminé sur une tartelette aux mirabelles, sorbet mirabelle.

La salle de restaurant était vaste, l’ambiance plutôt feutrée… Une bonne adresse !

L’église très colorée Notre-Dame du Menoux

Qui pourrait imaginer que derrière une façade plutôt classique d’église du XIXe siècle se cache une vraie merveille unique en son genre ? L’office du tourisme nous explique que « dans les années 70, le peintre et sculpteur d’origine bolivienne Jorge Carrasco a posé à l’église Notre-Dame du Menoux ses palettes de couleurs vives pour enduire les murs de motifs sinueux et ronds, hypnotiques« . Juste wahou !

Arrêt express à Gargilesse-Dampierre

Cet après-midi là, nous avons engagé une vraie course pour avoir le temps de visiter la maison de George Sand avant sa fermeture. C’est la raison pour laquelle nous n’avons fait qu’un très bref arrêt à Gargilesse-Dampierre, l’un des plus beaux villages de France. Cela aurait mérité un tour plus complet dans ses ruelles escarpées.

La maison de George Sand à Nohant

Nous sommes arrivés à temps pour la dernière visite guidée de la journée de la maison de George Sand à Nohant. Et c’était passionnant ! Une chance que ce monument soit national – la maison est gérée par le CMN – car il n’est fermé que cinq jours dans l’année.

Nous avons appris comment la maison appartenait à Mme Dupin de Francueil, grand-mère paternelle de George Sand, et avait été un héritage. George Sand est le nom de plume qu’a pris Aurore Dupin, née en 1804. La visite de la maison est l’occasion de parler de ses parents, du mari dont elle s’est séparée, des amis reçus en Berry au terme de voyages plus complexes que de nos jours : il fallait de 30 à 40 heures pour venir de Paris en voiture à l’époque !

Elle a reçu deux fois Flaubert, qui avait 17 ans de moins qu’elle et était un ami bien que leurs points de vue aient été opposés. Elle a accueilli également Delacroix trois fois pour des séjours longs, mais aussi Balzac, Liszt, etc. Chopin, avec lequel elle a eu une histoire (j’en avais eu une idée à Majorque !), y a passé sept longs étés.

George Sand ne partait pour Paris de sa maison à Nohant qu’après les vendanges et essayait de pousser jusqu’à mi-novembre. Les automnes sont beaux à la campagne et elle faisait en sorte d’en profiter. Nous n’avons pas eu le temps de visiter les jardins mais ce sera peut-être pour une prochaine fois !

Coup d’œil à la basilique Notre-Dame-des-Enfants de Châteauneuf-sur-Cher

C’est par hasard que la route nous a conduits jusqu’à la basilique Notre-Dame-des-Enfants de Châteauneuf-sur-Cher. Cette belle basilique du XIXe siècle surplombe la commune et était magnifiée par une belle lumière de fin d’après-midi.

Un jour et deux nuits à Bourges

Nous avons passé une journée pleine et deux nuits à Bourges. Je retiens et vous recommande la visite du Palais Jacques Cœur, des marais et de la cathédrale Saint-Étienne. Saupoudrez le tout de quelques bonnes adresses et vous aurez une escapade réussie.

Le Palais Jacques Cœur

Le Palais Jacques Cœur était la maison – dans laquelle il n’a jamais vécu ! – de l’argentier du roi Charles VII. Elle a été construite au milieu du XVe siècle, en huit ans. Un coup d’œil à son architecture et l’on comprend son classement sur la première liste des monuments historiques. Le Palais, racheté par l’État, est ouvert à la visite depuis 1930. 17 pièces sur 40 sont visitables.

La cathédrale Saint-Étienne de Bourges

La cathédrale Saint-Étienne de Bourges est inscrite au patrimoine de l’Humanité par l’Unesco. Ses dimensions sont remarquables : elle reste la plus large cathédrale de France avec 41 mètres.

Les Marais de Bourges

Parmi mes meilleurs souvenirs de Bourges figurent les marais. Je ne savais pas à quoi m’attendre en atteignant ce site classé et protégé de 135 hectares. Nous avons fait une assez longue promenade à pieds au milieu des jardins potagers. Si nous y retournions un jour, une promenade en barque serait une bonne idée !

Un déjeuner au salon de thé Philomène

À Bourges, nous avons découvert une bonne adresse, à l’ambiance feutrée. Il s’agit du salon de thé Philomène. La formule déjeuner était une surprise, moyennant 13,90€ par personne, pour une composition de saison, un dessert, un thé ou un café. Ce jour-là, l’on nous a servi un bouillon de parmesan et ses ravioles puis une tarte fine poire, gorgonzola, jambon, mâche et noisettes. Un délicieux souvenir !

Les Pains de Simon

Avant d’aller visiter le Palais Jacques Cœur, nous avons fait halte dans une bonne boulangerie : Les pains de Simon. Dès qu’il s’agit de pépites de chocolat et de crème, je ne réponds plus de rien !

Deux nuits à l’hôtel Villa C de Bourges

En préparant notre séjour à la dernière minute, nous avons eu peu de choix pour notre hôtel à Bourges. Nous avons finalement réservé une chambre en étage à l’hôtel Villa C. À notre arrivée, nous avons été installés au calme en rez-de-jardin. La chambre était très paisible : nous n’avons rien entendu. Nous avons été un peu étonnés par certains aspects (l’écart entre la porte coulissante des toilettes et le mur est assez important, il n’y a pas de porte à la salle de bains, etc.) mais étions bien installés. L’hôtel dispose d’un parking gratuit et sécurisé, à réserver au préalable par téléphone.

Une matinée lumineuse à l’abbaye de Noirlac

L’abbaye de Noirlac, à 40 kms au Sud de Bourges, a été « construite à partir de 1150 par un petit groupe de moines venus de Clairvaux ». Au XIXe siècle, elle a été une manufacture de porcelaine, un sort plus enviable que bien des sites transformés en prisons ! L’abbaye est bien préservée. Nous l’avons visitée dans de très bonnes conditions et en autonomie : même la lumière était au rendez-vous. Une offre de restauration existe à l’abbaye mais n’était plus proposée début octobre. Snif !

Un déjeuner à L’Amandois, restaurant d’hôtel Logis

Ces dernières années, nous avons remarqué que les restaurants d’hôtels Mon Logis étaient souvent des valeurs sûres. C’est ainsi qu’après la visite de l’abbaye, nous sommes allés déjeuner à L’Amandois, à Saint-Amand Montrond. Le menu Amandois comprenant les plats du jour est à 15 ou 21€ pour deux à trois plats. Le menu découverte à 26 ou 31€ pour deux à trois plats. Nous avons opté pour le 1er avec le poisson du marché pour moi. En dessert, Monsieur a dégusté un tiramisu chocolat-coco tandis que je me suis régalée d’un fondant chocolat-banane. Une sympathique adresse située dans une commune dans laquelle nous ne nous serions pas rendus sans cela !

Une promenade à Vierzon

Nous avons fait halte à Vierzon mais sommes vraiment passés « à côté ». La ville dispose d’un patrimoine Art déco et médiéval – par exemple le square Lucien-Beaufrère – mais n’a malgré tout pas su nous séduire. Nous l’avons trouvée un peu en désolation…

Une belle nuit à La Grange de Léonie

Nous avons ensuite filé dans une chambre d’hôtes située à Méry-sur-Cher qui mérite largement le détour : La Grange de Léonie ! Les photos le traduisent bien : tout est fait avec goût et pratique. Pour l’anecdote, c’est d’ailleurs là-bas que nous avons eu les serviettes les plus douces du séjour ! Bien que voyageant en couple, nous avions réservé une chambre triple avec vue sur le parc. Nous avons très bien dormi.

Nous avons pu profiter même en soirée des espaces communs (et du grand choix de thés Kusmi !). Le matin, les adorables propriétaires des lieux nous ont concocté un petit-déjeuner plus que complet !

Nous avions accès aux lieux de 17h à 11h. La nuit nous est revenue à 97,64€. Nous retournerions vraiment avec plaisir à La Grange de Léonie à l’occasion d’un autre passage en Sologne.

Une visite un peu décalée du château de La Chapelle d’Angillon

Les photos étant interdites au château de La Chapelle d’Angillon, je fais appel à votre imagination. Le château est situé sur la route Jacques Cœur. Pour notre part, nous nous souviendrons de la visite longtemps :

  • j’ai commencé par appeler la veille pour demander au comte s’il y avait des horreurs (au lieu d’horaires…) pour les visites guidées du lendemain matin… J’en ris encore (et bonjour la gêne).
  • sur place, le fonctionnement était déroutant : nous avons tout d’abord visité une salle d’exposition dédiée au Grand Meaulnes extérieure au château mais comme venue du passé. Puis la visite n’a été organisée que pour nous deux avec un bénévole comme guide. Le château est meublé de pièces anciennes et tout est intéressant et étonnant… À l’entrée de nombreuses pièces, l’on glisse nos pieds dans de grands chaussons pour faire le tour. Je ne suis pas sûre de bien réussir à traduire notre impression sur place mais c’était décalé et inattendu !

Aubigny-sur-Nère, sur la route du retour

Aubigny-sur-Nère est une commune charmante et pimpante, ancienne cité des Stuarts. La promenade est agréable et les adresses pour se restaurer semblent toutes plus appétissantes les unes que les autres. Faute de temps, nous avons mangé « sur le pouce » des produits d’une boulangerie mais c’était déjà très bien.

Vue sur le château de Sully-sur-Loire

C’est devant le château de Sully-sur-Loire que s’est terminée notre escapade. Monsieur a pris la route de Paris et ma famille est venue me chercher pour m’emmener à Troyes et m’épargner un peu de route en milieu de grossesse.

Vous l’aurez compris : ces quelques jours en Berry nous ont beaucoup plu. Nous pourrions tout-à-fait y retourner en haute saison pour visiter de nombreux sites prometteurs mais fermés à l’automne. Je garde un doux souvenir de cette escapade entre nature et culture.

Pour préparer le séjour, nous nous sommes notamment inspirés du Routard sur la Touraine et le Berry.

Et vous, connaissez-vous ce joli coin du cœur de la France ?

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Appelez-moi Lili. Jeune maman, j'ai 39 ans, vis avec Monsieur, notre petit garçon né en février 2022, et, au rythme d'une garde alternée, avec son ado Junior, en apprentissage. J'habite à Paris ou sa proche banlieue depuis 2003. J'aime voyager, bruncher, lire ou voir une comédie romantique... aller au théâtre ou pratiquer la zumba et le body balance font également partie de mes centres d'intérêt mais ne se combinent pas à mon emploi du temps de maman d'un tout petit.

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