En cherchant l’an dernier des idées de romances particulièrement appréciées des lectrices, j’étais tombée sur la saga historique en 12 tomes Les Chevaliers des Highlands, de Monica McCarty. J’avais un peu oublié et ai donc été très enthousiaste quand mon amie Catherine m’a dit avoir adoré l’intégrale rassemblant les tomes 1 à 3. Je suis donc repartie de chez elle avec le roman et viens d’en dévorer les 1119 pages en à peine plus d’une semaine.

Les trois premiers tomes des Chevaliers des Highlands sont ici réunis en un volume consacré à trois guerriers de la garde spéciale de l’homme qui entend monter sur le trône d’Écosse. Trois héros, trois héroïnes, trois histoires d’amour uniques ! Au tout début, on pense forcément aux MacCoy, à Outlander, etc. puis on oublie ♥ Je vous présente cette excellente lecture !

Les Chevaliers des Highlands : la trame de l’intégrale

« Comte de Carrick et seigneur d’Annandale, Robert Bruce revendique le trône d’Écosse. Or, pour vaincre les Anglais, il lui faut des mercenaires d’élite. Des Highlanders prêts à se battre pour sa cause. Comme Tor MacLeod, force de la nature, dévoué à son clan. Erik MacSorley, marin d’élite de la garde secrète de Bruce. Ou encore Arthur Campbell, surnommé la Vigie pour ses talents d’éclaireur« .

Les Chevaliers des Highlands, tome 1 : Le Chef

« Pour vaincre les Anglais, ce n’est pas de chevaliers dont Robert de Bruce a besoin. Il lui faut des mercenaires d’élite, des Highlanders. Et à leur tête, le meilleur de tous : Tormod MacLeod, une force de la nature. Mais Tor, dévoué à son clan, refuse de s’impliquer dans cette guerre. Comment le convaincre ? En le piégeant. C’est ainsi que Christina Fraser se glisse une nuit dans son lit. Au matin, Tor est sommé de l’épouser. Par le jeu des alliances, le voilà contraint d’embrasser une cause qui n’est pas la sienne. Et c’est fou de rage qu’il accueille sa jeune épouse en son fief de Dunvegan… »

Mes impressions sur Le Chef

À la lecture du début du roman, j’ai eu peur d’être perdue car beaucoup de personnages sont présentés au départ : les noms affluent (« oups, j’aurais dû faire une fiche »). Les 50 premières pages plantent le décor : il est question de terres, de l’Écosse qui se défendrait pour ses terres, etc.

Et arrive la présentation de l’héroïne, Christina. Mon intérêt est alors monté en flèche. Des histoires de sœurs, de rêverie romantique, d’inquiétudes sur l’avenir… Voici qui m’a parlé ! Je n’ai lu la suite de ce 1er tome qu’en 48h en n’étant libre qu’au réveil et le soir jusqu’à minuit.

Les romances historiques, de ma petite expérience, sont assez savoureuses, notamment parce que les héroïnes, tenues à l’écart toute leur jeunesse, découvrent la vie et ont un adorable côté naïf, qui contraste souvent avec leur force de caractère. Et le vocabulaire utilisé fait sourire : gourdin par-ci, fourreau par-là… Les scènes coquines sont explicites et reviennent régulièrement dans le roman.

Tor est Le Chef. À 31 ans, voilà une vingtaine d’années qu’il est orphelin et donc à la tête de son clan, sur l’île de Skye. Il est très seul et ne compte pas bousculer ses habitudes. S’il respecte les femmes, il ne verse pourtant pas dans le sentimentalisme. Et il est surtout connu pour être le plus grand des guerriers. Tor est bourru, blessant, a des airs impassibles. En réalité, il est très décontenancé par l’héroïne. Son personnage connaît une belle évolution.

Christina est la cadette d’une sœur qui souhaite entrer au couvent. Mais leur père n’a qu’une idée : les marier. Il sait être violent pour arriver à ses fins. Christina est malgré tout de bonne famille et a même appris à lire. Elle est sensuelle, rêve de grand amour et se berce des histoires de Chrestien de Troyes (qui a donné son nom à mon ancien lycée). Elle est sincère, honnête et un peu rebelle bien que loyale.

On assiste aux entraînements des hommes qui vont se battre pour l’Écosse. Une couche politique et guerrière vient en trame de fond du roman. L’histoire serait parfaitement adaptable en série, comme le sont Outlander ou Les Chroniques de Bridgerton.

À la fin de la lecture de ce 1er tome, j’ai vraiment hâte de lire la suite ! Je ne sais pas comment seront les autres héros mais Tor m’a bien plu !

Les Chevaliers des Highlands, tome 2 : Le Faucon

« Fille du comte d’Ulster, Lady Elyne est nostalgique de sa jeunesse insouciante. Avant de se marier, elle ose une dernière fois le « plongeon de la demoiselle » dans les eaux glacées de la mer d’Irlande. C’est alors qu’elle surprend une bande de pirates, en réalité la garde secrète du roi d’Écosse en exil. À leur tête, Erik MacSorley, marin d’élite venu engager des mercenaires. La raison voudrait qu’il élimine ce témoin gênant, pourtant il décide de garder captive cette jeune femme qui se dit simple gouvernante. Même si elle manque singulièrement d’humilité et s’obstine à lui tenir tête avec une effronterie aussi déconcertante que séduisante… »

Mes impressions sur Le Faucon

Ce 2e tome, consacré à Erik et Ellie, m’a également bien plu, même si leur histoire m’a moins parlé que celle de Tor et de Christina. En effet, dans Le Faucon, j’ai trouvé que les choses se mettaient en place un peu lentement à mon goût. L’écrivaine a consacré de nombreuses pages aux louanges et à la démonstration des qualités de marin d’Erik MacSorley. Les jeux politiques occupent également une part de cette romance historique. J’avais envie que la relation entre les héros avance un peu plus vite.

J’ai cela dit aimé voir Erik pénétrer un domaine anglais après s’être enduit et une bonne séquence de natation. Une scène sous la tempête m’a donné l’impression d’être moi aussi ballottée de tous bords. Le coté marin m’a plu.

Ellie se dit sérieuse et raisonnable. Elle est aussi intelligente et ne manque pas de sang froid. Erik est sympathique, souriant, populaire. Il se cache derrière des boutades et sa bonne humeur. Difficile de ne pas l’aimer ! Ce héros solaire n’est presque pas assez ombrageux pour mes goûts en matière de book boyfriend. Mais l’histoire des personnages, qui ignorent chacun le nom et le rang de l’autre, est bien ficelée.

J’ai aimé les accompagner dans leurs promenades, imaginer des îles et des falaises. Et, une nouvelle fois, j’ai adoré qu’une bonne romance historique me mette autant de baume au cœur !

À la fin de chaque tome, l’écrivaine prend le temps de nous expliquer quels sont les faits réels et où est la fiction. On peut dire que Les Chevaliers des Highlands ne manquent pas de fond !

Les Chevaliers des Highlands, tome 3 : La Vigie

« 1307. L’Écosse se déchire dans une guerre de succession sanglante. Membre de la garde d’élite de Robert de Bruce, Arthur Campbell, surnommé la Vigie pour ses talents d’éclaireur, a pour mission d’infiltrer le clan MacDougall afin de préparer l’attaque. L’opération lui plaît d’autant plus qu’il voue une haine féroce à John MacDougall, seigneur de Lorn, l’assassin de son père. Mais au château de Dunstaffnage, il retrouve cette ravissante inconnue à qui il a sauvé la vie un an plus tôt. Cette beauté n’est autre que la fille de John, Anna MacDougall, désormais son ennemie. Et cette fois, il doit causer sa perte... »

Mes impressions sur La Vigie

Je suis rentrée assez vite dans ce 3e tome des Chevaliers des Highlands. L’héroïne, Anna, est pour le moment le personnage féminin dont je me sens la plus proche depuis le début. Solaire, enthousiaste, de bonne composition, elle apporte de la fraîcheur et du dynamisme dès les prémices de l’histoire. Elle est d’un grand soutien pour son père, qui n’hésite pas à lui donner des missions, mais semble aussi très appréciée de son frère aîné, Alan.

Arthur, le héros, m’a aussi été sympathique. Pourtant, le moins que l’on puisse dire est qu’il n’est pas très expressif. Voir un grand gaillard – ou devrais-je dire, un grand guerrier – troublé par une jeune femme, est plutôt amusant. Où qu’il aille, Anna se trouve à ses côtés. Les débuts sont particulièrement divertissants.

On sait bien qu’Arthur vit pour combattre et est doté de grandes facultés, qui l’aident autant qu’elles ont pu le complexer. Se laisser distraire par une jeune femme et s’attacher à elle, alors qu’elle est la fille de l’assassin de son père, ne sont pas une option pour lui. Je me suis vraiment interrogée sur la façon dont Monica McCarty allait bien pouvoir les sortir de cette situation. Dans La Vigie, il est question de loyauté, de traîtrise et de confiance.

L’écrivaine a vraiment fait un grand travail pour tisser des histoires à partir de faits historiques.

La Vigie : un extrait

« Pour le moment, elle ne pouvait penser qu’à l’homme qui la tenait. Il sentait divinement bon, dégageant une odeur chaude et fleurie. Il sortait probablement de son bain. Ses cheveux noirs encore humides s’enroulaient en boucles denses dans son cou et sur son front. Il s’était rasé, même si elle percevait encore l’ombre d’une barbe sur son menton ferme.
Tout en angles et en muscles, il possédait une virilité puissante qui, d’ordinaire, ne l’attirait pas. Elle préférait les hommes à l’allure et aux manières plus raffinées.
Généralement, elle ne regardait pas les guerriers. Ils lui rappelaient trop la mort« .

Je suis heureuse de lire les romans dans l’ordre car des clins d’œil sont faits aux personnages des romans précédents (et futurs). On en a ainsi des nouvelles. Bonne nouvelle : il me reste 9 tomes à lire, même si toutes les intégrales ne sont pas encore disponibles.

Si vous aimez la romance historique et l’Écosse, ou si ces univers vous attirent, je ne peux que vous conseiller de lire l’intégrale des tomes 1 à 3 de la saga Les Chevaliers des Highlands, de Monica McCarty ! C’était tellement bien ♥

Les Chevaliers des Highlands, tomes 1 à 3, de Monica McCarty
Paru le 5 octobre 2016 – 862 pages
J’ai lu pour elle – Romance historique
Prix papier : 17€ – Prix numérique : 11,99€
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Appelez-moi Lili. J'ai 37 ans, vis avec Monsieur et, au rythme d'une garde alternée, avec son fils Junior, en internat pour sa 3e. J'habite à Paris ou sa proche banlieue depuis 2003. J'aime voyager, bruncher, aller au théâtre, lire ou voir une comédie romantique et je fais de la zumba et du body balance.

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