Si vous aimez les sagas littéraires jeunesse dans la veine d’Harry Potter et les univers emprunts d’une touche de magie, vous connaissez peut-être « La Passe-miroir« , la première série signée de l’écrivaine Christelle Dabos. Voilà un peu plus de deux ans que je m’étais plongée dans les trois premiers tomes : « Les Fiancés de l’Hiver », « Les Disparus du Clairdelune » (mon préféré ?) et « La Mémoire de Babel ».

La suite et fin, « La Tempête des échos » est sortie il y a quelques mois. Je viens tout juste de terminer la saga après avoir étalé ma lecture, au format numérique, sur trois bonnes semaines. Si je suis extrêmement admirative de l’univers créé autour de la Passe-miroir, l’écrivaine m’a malheureusement un peu perdue par moments et je finis un peu interrogative et un chouillas déçue alors que je suis sûre de la qualité du livre. Je vous explique pourquoi.

La Tempête des échos : l’histoire

« Les effondrements se multiplient, de plus en plus impressionnants : Babel, le Pôle, Anima… aucune arche n’est épargnée. Pour éviter l’anéantissement total, il faut trouver le responsable. Trouver l’Autre. Mais comment faire sans même savoir à quoi il ressemble ? Plus unis que jamais, Ophélie et Thorn s’engagent sur des chemins inconnus où les échos du passé et du présent les mèneront vers la clef de toutes les énigmes« .

Mes impressions sur le livre 4 de La Passe-miroir : La Tempête des échos

Lire la saga en une fois serait l’idéal

Si vous n’avez pas lu les trois premiers tomes, dont la découverte est absolument indispensable à la compréhension du quatrième, je vous invite à lire plutôt mon avis sur « Les Fiancés de l’hiver« , le 1er tome. La saga étant désormais complète, vous pourrez ainsi lire les quatre à la suite et je suis sûre que cela vous aidera davantage car l’histoire fourmille de détails et de personnages. Les deux grosses années passées entre ma lecture des 3e et 4e tomes auront sans doute nui à mon appréciation.

L’utilité du papier

De même, le format numérique s’est assez mal prêté à ma lecture, d’autant que j’ai lu une grande partie du roman sur iPhone, car j’aurais réellement eu besoin de naviguer dans l’histoire et de relire quelques passages. Sur ce point, le papier m’aura particulièrement manqué (en plein confinement, ça restait pourtant une option valable !).

Un univers fourmillant d’idées

J’aimerais ne vous dire que de bonnes choses sur le livre et la saga, que je ne serais évidemment certainement pas capable d’écrire. Le monde imaginé par Christelle Dabos est assez génial. La population de cet univers vit sur des arches, chacune ayant dirigée par un esprit de famille auquel correspondent des types de dons. L’héroïne, Ophélie, est une passe-miroir et a le don de lire  le passé et d’animer des objets. Les idées fourmillent, l’univers est foisonnant, intelligent et malicieux. Les jeux de mots sont délicieux.

Un virage au milieu de la saga

J’avais moins aimé le 3e tome que les deux premiers car je me retrouvais moins dans l’univers de l’arche de Babel, qui évoquerait la Rome antique à la sauce « automates », que dans celui du Pôle et de son système plus versaillais. Manque de chance pour moi : le 4e tome se passe de nouveau en grande partie à Babel.

Une lectrice un peu perdue

Le monde est composé d’un endroit et d’un envers. Ses habitants peuvent avoir une ombre, un reflet, des échos. Les choses sont en réalité plus compliquées que cela et j’avoue avoir été un peu perdue. J’aurais besoin de schémas, ai envie de lire quelques explications et n’ai pas saisi la fin ouverte.

À certains moments, j’étais dans le récit et, à d’autres, j’étais comme en panne de lecture. Le passage qui m’a le plus marquée dans le livre concerne l’observatoire des déviations. J’ai lu dans un article, 20 pages avant la fin de ma lecture, que l’écrivaine avait enchaîné les crises d’angoisse en écrivant ce dernier volume, en partie pendant la 2e partie. Finalement, cela peut expliquer des choses car le récit est très tourmenté et vraiment complexe par moments. Peut-être ne suis-je peut-être pas assez savante ou concentrée pour tout saisir, je ne fais part que de mon ressenti.

Extrait de la Tempête des échos

Un extrait ? « Il ne ressent aucune douleur, ce qui ne le réjouit en rien (blanc, amnésie, mère, Pôle). Les dissonances osseuses, les inflammations articulaires, les migraines mnésiques, toutes ces informations organiques constituaient des contours qui ont disparu en même temps que le décor. Sans ces contours, sa mémoire déborde comme du liquide (blanc, émail, sourire)« .

Une fin cohérente qui peut frustrer une catégorie de lectrices

J’avoue ne pas être très amatrice des fins ouvertes et le sort de plusieurs personnages (voire même l’utilité de l’un d’entre eux) m’intrigue. L’héroïne n’est clairement pas épargnée : on sent que l’histoire n’a pas été écrite pour faire plaisir aux lecteurs mais pour répondre à la logique de l’écrivaine. Il ne s’agit pas non plus d’une romance.

Une saga littéraire (jeunesse) qui reste à découvrir

Je termine ma lecture en ayant envie de relire au moins une partie du 1er tome car Christelle Dabos nous a emmenés vraiment loin en quatre romans ! J’aimerais l’écrire d’une autre façon mais je suis déçue d’avoir moins aimé le 3e tome et d’être presque passée à côté du 4e. Pourtant, je ne peux que vous recommander de lire La Passe-miroir.

Si vous l’avez lue, n’hésitez pas à me faire part de votre avis sur cette conclusion. Dites-moi tout : avez-vous lu la série ? En avez-vous envie ? Qu’en avez-vous pensé ?

La Passe-miroir, livre 4 : La Tempête des échos, de Christelle Dabos
Paru le 28 novembre 2019 – 19,90€
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Le roman est aussi disponible dans de nombreuses bibliothèques parisiennes et empruntable au format numérique.

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Appelez-moi Lili. J'ai 37 ans, vis avec Monsieur et, une semaine sur deux, avec son fils Junior, collégien. J'habite à Paris ou sa proche banlieue depuis plus de 16 ans. J'aime voyager, aller au théâtre, lire ou voir une comédie romantique, danser... et je suis gourmande !

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