C’est par hasard que j’ai découvert le roman « Blackmoore », de Julianne Donaldson. Passée à la bibliothèque pour emprunter un autre livre, je suis tombée sur celui-ci et ai changé mes plans en sa faveur. Je crois que c’est la 1re romance Milady que je lis et sans doute pas la dernière car j’ai adoré l’histoire et passé vraiment un excellent moment de lecture, le dévorant en un week-end. L’histoire se déroule en Angleterre, au début du XIXe siècle, et a vraiment quelque chose de très « Orgueil et préjugés », en plus accessible et plus doux et avec un héros vraiment parfait. Âmes romantiques : ne résistez pas !

Blackmoore : présentation de l’éditeur

« La liberté mérite-t-elle de sacrifier son cœur ?

Déterminée, Kate Worthington souhaite ne jamais se marier.
Afin d’échapper à une famille qu’elle abhorre, elle rêve de partir pour les Indes. Malheureusement, sa mère a d’autres projets pour elle et l’oblige à conclure un marché : elle pourra y aller si elle parvient à refuser trois demandes en mariage.

Kate se rend alors au manoir de Blackmoore où elle retrouve son cher ami d’enfance, Henry Delafield. Au cœur des landes sauvages, Kate doit faire face à la vérité qui a, depuis toujours, maintenu son cœur captif. La troisième demande en mariage la libérera-t-elle vraiment ? »

Mes impressions sur Blackmoore

Un coup de cœur

« Blackmoore » a pour moi tout du coup de cœur. J’ai ressenti intensément les émotions des personnages, j’ai aimé le château, ses passages secrets, la force des échanges entre les personnages, la construction du récit, etc. Julianne Donaldson, une texane qui vit en Utah et s’est documentée en Angleterre, a une plume très agréable.

Kate, l’héroïne

Le livre est raconté du point de vue de Kate Worthington, anciennement Kitty. La jeune femme a 17 ans au moment de l’intrigue principale mais des flash-backs nous donnent des indices sur des moments clés de son adolescence. Kate ne veut pas se marier. Elle a un caractère volontaire et rêve de partir aux Indes avec sa tante, qui n’a pas d’époux. Sous des airs un peu rebelles, on comprend qu’elle a une grande sensibilité et tient aussi pour ne pas voir sa structure mentale s’effondrer comme un château de cartes. En effet, sa mère est toxique et manipulatrice, son père a les yeux de le vague… Seul son petit frère, unique garçon d’une fratrie très féminine, la rattache vraiment à son foyer. Peu à peu, au fil du récit, on comprend mieux, au fil des révélations, à quoi se raccroche l’héroïne, comment sont nées ses convictions et quel est leur prix.

Henry, le parfait héros

Henry Delafield a trois ans de plus que Kate. Sa sœur et lui la connaissent depuis l’enfance et lui narrent leurs étés à Blackmoore, le domaine familial entouré de mystère. Henry est vraiment le héros parfait pour une romance. Il est solide, fiable, brillant et plein de charme. Attentionné, il n’est jamais mièvre. On est loin d’un Monsieur Darcy ou toute autre figure taciturne. Le jeune homme est promis à une demoiselle de la bonne société qui sait nager en eaux troubles et oscille entre des tendances de peste et une bonne composition à toute épreuve.

Quand les alliés n’en sont plus

Sylvia, la sœur d’Henry et chère amie d’enfance de Kate, est futile et n’a plus qu’un semblant de masque pour faire croire à sa Kitty qu’elle lui voue encore de l’amitié.

Blackmoore, théâtre d’un été intense

Kate est installée dans l’aile Ouest – que celle qui ne pense pas à La Belle et la Bête lève la main ! – de Blackmoore le temps d’un été. Henry a réussi à la faire venir bien que la jeune femme ne soit pas accueillie à bras ouverts. Ce lieu de ses rêves va être le théâtre de moments décisifs et intenses. Si le résumé du livre mentionne que la jeune femme pourra partir aux Indes si elle y reçoit et décline trois demandes en mariage, l’écrivaine a plus d’un tour dans son sac et ne cède pas à la facilité.

J’ai été vraiment bouleversée par l’intensité de la relation entre les héros. Chaque passage secret, chaque salle délaissée, chaque chant d’oiseau sont là pour porter l’histoire et la faire gagner en poésie et en profondeur. Cœur serré et larmes aux yeux ont été au programme ! C’est bien là tout ce que j’attends de la lecture d’une romance.

Ne vous y trompez pas : le récit est intelligent et sensible. Il est aussi très sage. Les personnages parlent de mythologie, de Faust, d’ornithologie.

Un roman documenté

Le domaine de Blackmoore est inspiré de celui de Ravenscar, dans la baie de Robin Hood, dans le Nord du Yorkshire. De même, l’abbaye est tirée de celle de Fountains Abbey. À noter pour un voyage un jour ! J’espère cela dit, comme les personnages, ne pas y croiser le fantôme de Linger ni des contrebandiers !

En bref, vous l’aurez compris : je n’ai que de belles choses à dire sur Blackmoore et serais heureuse de lire le précédent roman de l’écrivaine.

Et vous, êtes-vous tentées ?

Blackmoore, de Julianne Donaldson
Prix : 15,20 € en grand format papier, 7,90€ au format poche, 5,99€ au format numérique
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Appelez-moi Lili. J'ai 36 ans, vis avec Monsieur et, une semaine sur deux, avec son fils Junior, collégien. J'habite à Paris ou sa proche banlieue depuis plus de 16 ans. J'aime voyager, aller au théâtre, lire ou voir une comédie romantique, danser... et je suis gourmande !

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