Votre pile à lire mincit et vous cherchez de l’inspiration pour vos prochaines lectures ? Je vous présente, de celui que j’ai adoré à celui qui m’a le moins emportée, trois mangas lus récemment : Mon coloc’ d’enfer (tomes 1 à 4), Arte (tomes 1 à 8) et Après la pluie (10 tomes), un shojo et deux seinens. J’ai été emportée des ruelles de Florence à un palais vénitien en passant évidemment par le Japon. Prêts pour la découverte ?

Mon coloc’ d’enfer – tomes 1 à 4

L’histoire ? « Miko est lycéenne. Ses parents devant s’occuper de sa grand-mère malade, elle se retrouve à faire de la colocation dans une grande maison appartenant à son oncle. Non seulement elle n’est pas habituée aux tâches ménagères, mais en plus ses colocataires sont tous des adultes un peu bizarres. Le plus âgé d’entre eux, Matsunaga, fait un peu peur à Miko mais s’avère en réalité être quelqu’un de très prévenant. Voici une joyeuse histoire de colocation où une lycéenne a le cœur qui bat pour un homme plus âgé qu’elle ! »

Le personnage de Miko est très attachant et il m’est possible de m’identifier à elle (enfin, quelques années en arrière !). A 17 ans, elle veut être vue comme une adulte et prise au sérieux par son entourage. Elle vit en colocation avec plusieurs personnes aux personnalités sympathiques et différentes les unes des autres. Le plus âgé d’entre elles a 27 ans et ne laisse pas Miko indifférente. Cela pourrait bien être réciproque…

L’histoire est légère, bienveillante et rafraîchissante. Des touches d’humour sont apportées : la référence au fait que Miko ne cuisine que du curry, le chat de la coloc’ qui choisit un peu ses têtes, etc.

J’adore les dessins. L’univers visuel de la couverture m’a tout de suite parlé et a été décisif pour mon envie de découverte. Cette impression s’est confirmée à la lecture. Moi qui ne suis pas une fan absolue de mangas mais en lis par curiosité et pour m’ouvrir un peu culturellement, le shojo « Mon coloc’ d’enfer » est une très bonne pioche pour moi.

Une plongée dans les préoccupations d’une lycéenne vraiment réussie !

Lorsque j’ai lu « Mon coloc d’enfer », seuls les tomes 1, 2, 3 et 4 étaient publiés. Le 5e volume est paru depuis. Je ne l’ai pas encore acheté mais ai hâte de le lire !

Living no Matsunaga san © Keiko Iwashita / Kodansha Ltd.

Arte – tomes 1 à 8

L’histoire ? « Florence, début du XVIe siècle.
Dans ce berceau de la Renaissance, qui vit l’art s’épanouir dans toute sa splendeur, une jeune aristocrate prénommée Arte rêve de devenir artiste peintre et aspire à entrer en apprentissage dans un des nombreux ateliers de la ville…
Hélas ! Cette époque de foisonnement culturel était aussi celle de la misogynie, et il n’était pas concevable qu’une jeune femme ambitionne de vivre de son art et de son travail. Les nombreux obstacles qui se dresseront sur le chemin d’Arte auront-ils raison de la folle énergie de cette aristo déjantée ? »

J’ai lu Arte un peu par opportunité puisque les mangas m’ont été conseillés et prêtés. Si j’ai plutôt bien aimé dès le début, je suis finalement bien entrée dans l’histoire et me suis attachée aux personnages. Au moment où l’on se demande si le récit ne risquerait pas de tourner en rond, une nouveauté est apportée puisque l’héroïne part à Venise et que son quotidien change.

Arte est une héroïne positive et volontaire. Il lui arrive de douter ou de se remettre en question. Elle met alors les bouchées doubles, parfois jusqu’à l’épuisement, pour poursuivre ses rêves et prouver sa valeur en tant que femme artiste. Sa persévérance est inspirante. Les adolescentes et jeunes femmes peuvent la prendre comme modèle, même s’il s’agit d’un seinen, qui s’adresse plutôt aux jeunes hommes. Pour Arte, rien n’est impossible. Elle sait faire des choix, les assumer, est d’une grande bienveillance et un véritable soutien pour les femmes qui l’entourent.

Arte est apprentie chez Leo, son maître taciturne. On sait qu’il l’apprécie, reconnaît sa valeur et s’est bien habitué à sa présence. Mais il est difficile de percer davantage à jour ses pensées la concernant. C’est en tout cas lui aussi un personnage attachant et j’ai hâte de savoir ce que réserve les volumes suivants. Et vous me connaissez : je rêve d’une touche de romance !

Vous l’aurez compris : Arte aborde la place des femmes dans la société, de façon digeste et intelligente. Le cadre historique florentin et vénitien est plaisant et occasionne de belles planches. Le style des dessins m’a bien plu.

À ce jour, les tomes 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 et 9 sont publiés. Le tome 10 sera publié le 7 mai 2020.

Après la pluie, un seinen en 10 volumes

L’histoire ? « Akira est une adolescente de 18 ans qui travaille dans un Family Restaurant après les cours. Elle est secrètement amoureuse du gérant du restaurant, Masami Kondo, un homme de 45 ans, divorcé, ayant un enfant. Il n’est ni beau ni charismatique, juste un homme ordinaire, un peu fatigué, désillusionné, conscient de sa situation et de son âge qui avance.

Akira était autrefois l’espoir du club d’athlétisme. Mais une blessure à la cheville lui a brisé ses rêves de gloire. C’est au moment où elle était encore dans le deuil de sa passion sportive qu’elle a rencontré Masami. Il a fait preuve de gentillesse à son égard. « .

J’ai commencé à lire « Après la pluie » car Monsieur m’a offert les six premiers volumes (l’ensemble de ceux disponibles en France à cette époque), encouragé par les bonnes critiques de ce manga et, je crois, les conseils du libraire. Il s’agit d’un seinen, donc un livre qui s’adresse principalement aux jeunes hommes de 15 à 30 ans (je suis une femme de 37 ans). « Après la pluie » est une romance qui suit une tranche de vie de ses personnages. Ce manga ne compte que 10 volumes, que j’ai tous lus, en empruntant les quatre derniers à la bibliothèque puisque je ne ressentais pas le besoin de les posséder.

Vous le sentez peut-être venir : j’ai suffisamment adhéré pour avoir envie de connaître la fin et suivre l’histoire mais n’ai été ni transportée ni conquise. L’héroïne, Akira Tachibana, n’est pas très souriante et cela m’a un peu empêchée de m’attacher à elle. Elle est jolie, sportive… et attachée à son patron, Masami Kondo, qui a 27 ans de plus qu’elle.

Ce dernier est l’archétype du gentil monsieur, père célibataire, qui a son affaire mais est un peu considéré comme un « naze ». On ne comprend pas forcément pourquoi Akira nourrit à son propos une inclinaison amoureuse. Si « Après la pluie » est une romance, on se rend quand même vite compte qu’il ne serait pas politiquement correct que les deux héros se mettent ensemble.

Objectivement, peu de choses se passent comme je l’aurais aimé. Je n’ai pas forcément bien compris la fin, sans doute parce que pas mal de temps s’était écoulé entre le début et la fin de ma lecture. Bref, l’histoire m’a laissée un peu dubitative. Cependant, les dessins m’ont plu et l’univers est plutôt sympa. Je serais curieuse de savoir si certains d’entre vous ont lu et aimé ce manga !

Retrouvez les tomes 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 et 10 sur Amazon. Ils sont tous disponibles à la bibliothèque Benoite Groult (Paris XIVe).

J’espère vous avoir donné envie avec ces trois mangas assez différents les uns des autres !

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Appelez-moi Lili. J'ai 36 ans, vis avec Monsieur et, une semaine sur deux, avec son fils Junior, collégien. J'habite à Paris ou sa proche banlieue depuis plus de 16 ans. J'aime voyager, aller au théâtre, lire ou voir une comédie romantique, danser... et je suis gourmande !

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