Si j’ai très longtemps été assidument au rendez-vous des Journées européennes du patrimoine, qui se tiennent chaque 3e week-end de septembre, ça a moins été vrai ces dernières années et mon agenda me renvoie plutôt à des souvenirs d’escape game au BHV en 2016 (!) ou encore aux inoubliables visites de la Maison Poursin ou de l’Institut national de l’histoire de l’art (en 2019), que je ne vous ai jamais racontés. Mais mes enfants grandissant (23 mois et 4 ans et demi pour cette édition 2026), j’ai bien l’intention de reprendre avec eux le fil de cette belle histoire culturelle. Au programme en duo parent-enfant cette année : « Pop-up ! Les petites visites contées du Grand Palais » et la manufacture de café Ducasse pour mon aîné et moi et l’atelier « Tisser la terre : Empreintes et Matières » au musée Bourdelle pour Monsieur et notre plus jeune fils.
Pop up ! Les petites visites contées du Grand Palais
Le Grand Palais, édifice construit pour l’exposition universelle de 1900, a proposé « une visite tout en douceur pour les plus petits, de 3 à 6 ans. Autour d’un livre déployé en pop-up, les enfants sont invités à écouter une drôle d’histoire, puis à faire une courte promenade dans le monument, guidés par une abeille qui butine çà et là. Une visite à hauteur d’enfant pour découvrir le Grand Palais par le conte et à petits pas ».
Cette activité a été ouverte début septembre à la réservation, j’avais donc rapidement pris nos billets, gratuits pour l’occasion.
Le jour J, j’avais prévu trop d’avance car je ne savais pas s’il fallait faire la queue pour entrer (j’étais allée au Petit Palais la veille et avais attendu une dizaine de minutes). Au final, ce n’était pas la peine car on ne pouvait entrer qu’avec une réservation préalable. C’est la 1re fois que j’allais au Grand Palais depuis les travaux : j’ai été presque un peu déroutée ! À l’heure dite, nous avons été conduits dans les étages pour aller dans une salle d’atelier écouter l’histoire à l’abri de l’agitation. Ca restait intéressant de voir un peu les lieux. C’est installés dans cette salle qu’un très très grand livre posé au sol et créé spécialement pour ces visites nous a été présenté. On y suit l’histoire d’une abeille. Le récit se veut lent, le ton mesuré. Mon fils a été très attentif mais, comme les autres enfants présents, il était dans l’observation et n’a pas trop commenté la session.
Dans le Grand Palais, nous n’avons pas visité d’exposition mais les espaces nous ont été présentés, notamment le comptoir de jeux, en accès gratuit. Mon fils était ravi d’avoir un coloriage à faire, qu’il a poursuivi chez nous. J’ai, quant à moi, appris une anecdote sur les chevaux, qui ont vécu là au début du XXe siècle ! Je pense que nous irons un jour (ou davantage !) au Palais des enfants.
La Manufacture de Café d’Alain Ducasse
Voilà un an que j’attendais d’avoir l’opportunité de visiter la Manufacture de chocolat d’Alain Ducasse. Je me suis bien battue les deux jours de mise en ligne des billets pour la visiter (ou celle de chocolat et glace !) mais même si j’ai eu les places dans mon panier, ça a été un échec pour cette édition 2026 ! Monsieur, qui était à côté de moi avec son téléphone pour m’aider, nous a pris des billets pour la Manufacture de café. La visite était vraiment intéressante et à conseiller pour une année future si elle vous intéresse mais était malgré tout logiquement moins parlante pour un enfant de 4 ans (épuisé). Et, pour la « récompense gourmande », c’est-à-dire la dégustation de fin de visite : un macaron au café et de la Cascara étaient au programme. Mon fils n’a pas aimé cette dégustation mais je me dis qu’il a goûté et que cela élargit forcément un peu son horizon. Quant à moi, si vous me connaissez, vous savez que je ne bois pas de café (mais j’adore l’odeur et je vis avec un fou de café) mais j’ai appris beaucoup de choses ! Je ne conseillerais simplement pas la visite aux plus jeunes, contrairement à ce que j’ai pu lire.
À l’occasion de ces Journées européennes du patrimoine 2026, le Café Alain Ducasse ouvrait pour la première fois les portes de sa Manufacture de Café. Les chanceux qui ont réussi à avoir des billets en se connectant à temps ont bénéficié d’une visite commentée par les équipes, sympathiques, motivées et inspirantes. L’accueil était vraiment soigné.
La promesse ? « Une occasion unique de découvrir son savoir-faire dans un lieu d’exception, inauguré en 2019. La magie de l’artisanat opère quotidiennement à la Manufacture du 12 rue Saint-Sabin dans le 11e arrondissement de Paris : de l’Éthiopie au Brésil en passant par la Colombie, découvrez le secret d’un café au caractère affirmé ».
La démarche d’Alain Ducasse va vraiment dans le sens du respect de l’environnement : tout est revalorisé et les grains de café arrivent par voilier. Les capsules sont évidemment compostables pour ceux qui consomment le café ainsi.
J’ai appris par exemple :
– l’existence de la cascara (peau, écorce), une boisson sans caféine dérivée des cerises du caféier. Si vous allez sur place et en commandez une, elle vous sera servie dans un verre à whisky
– que le café filtre contenait beaucoup de caféine
– que tout le café Ducasse était torréfié sur place, soit 150 kg par jour, du lundi au vendredi
Le macaron Alain Ducasse ne contient pas de colorant, pas d’additif, pas de produits laitiers, etc. Le cahier des charges initial indiquait qu’il ne devait pas être trop croquant. Il a fallu 17 mois de recherche pour concevoir une premier macaron. Le sucre ne vient qu’en 3e ingrédient, après la poudre d’amande et la purée d’amande, ce qui est plutôt rare !
L’atelier « Tisser la terre : Empreintes et Matières » du musée Bourdelle
Pour notre fils qui a bientôt 2 ans et son papa, j’ai réservé dès début septembre un atelier « Tisser la terre : Empreintes et Matières » au musée Bourdelle, dans le quartier de Montparnasse. Organisée dans le cadre des Journées européennes du patrimoine, cette activité était gratuite.
- Notre petit artiste en plein travail ♥ Toutes les photos prises au musée Bourdelle sont celles de Monsieur
La promesse ? « Un éveil sensoriel autour de l’argile pour aborder les gestes rudimentaires (colombins, boules) et le motif. En s’inspirant des « formes mêlées » du designer Anthony Guerrée, les enfants manipulent différentes couleurs d’argile pour créer un carreau texturé. Ils expérimentent l’empreinte à l’aide d’objets du quotidien, créant un dialogue tactile. » Les enfants de 1 à 3 ans accompagnés d’un parent étaient le public, le temps d’un atelier d’1h.
Monsieur était ravi et l’activité a beaucoup plu à notre jeune explorateur, qui semble avoir très bien profité ♥ Bon à savoir : le musée Bourdelle propose des ateliers régulièrement pour les enfants à des tarifs accessibles.
Et vous, avez-vous fait les journées du patrimoine ? Et si vous êtes un parent francilien, avez-vous été marqué par une visite parisienne à cette occasion ?
Retrouvez tous mes billets sur les journées du patrimoine parisiennes












