Jeune femme qui rêve - Source : PixaBay

Je sais que la vie est dehors, que le vendredi soir, les gens se réunissent, rient, dansent. Je le fais aussi parfois. Mais savent-ils tous aussi ce qu’est une bonne soirée seul chez soi ? De n’exister à des moments pour personne d’autre que soi-même ?

Céder à l’appel de la douceur, de la couette-DVD noyé entre les oreillers, se laisser porter par la musique, se sentir bien dans la contemplation, zen comme en un début de week-end… Il faut souvent exister pour soi avant d’exister pour les autres.

Vous me direz qu’il existe des pièges et qu’il ne faut pas à outrance garder sa porte blindée fermée. On pourrait avancer aussi qu’à d’autres moments, habiter seul revêt des aspects plus étranges. On peut se dire « bon, allez, ce soir, je lis » et se rendre compte que cette activité est tellement silencieuse, nous renvoie tellement à nous-même qu’elle est bien meilleure quand la solitude est accompagnée, dans une maison, en famille, près d’amis, dans le métro. Bien souvent en réalité, le temps sait s’occuper.

On pourrait longtemps disserter sur tout ça, et je vous en reparlerai peut-être souvent. Ou peut-être pas. Mais ce soir, ma porte est close. La rue est calme, je n’ai vu personne depuis des heures. Je laisse mes pensées jouer, je laisse ces moments me porter, me bercer jusqu’à la nuit.

Ce soir, des gens dansent, des gens rient mais moi, sereine, je ne peux pas. Car je suis occupée : je rêve.

Appelez-moi Lili. J'ai 37 ans, vis avec Monsieur et, au rythme d'une garde alternée, avec son fils Junior, en internat pour sa 3e. J'habite à Paris ou sa proche banlieue depuis 2003. J'aime voyager, bruncher, aller au théâtre, lire ou voir une comédie romantique et je fais de la zumba et du body balance.

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