Bondi Beach - 5 jours à Sydney - Blog de Lili, voyage

Nous sommes revenus le 1er mai de notre premier voyage en Océanie et, plus précisément, sur la côte Est de l’Australie, de Sydney à Brisbane, en remontant jusqu’à Noosa. Nous avons effectué un road trip de 1594 kilomètres sans vol interne, ce qui signifie qu’il nous reste beaucoup à voir ! Nous avons passé sur place 16 jours et 15 nuits, auxquels on peut ajouter 2 jours et demi de trajet depuis la France. Ce voyage nous aura fait beaucoup de bien et a été assez différent de ceux que nous avons pu faire jusque là car plus orienté « nature ».

Je vous propose aujourd’hui de vous parler de notre programme, des questions que nous nous sommes posées avant de partir, de notre organisation et de notre retour d’expériences de façon assez globale. Je suis déjà revenue, en grande partie et dans des articles dédiés, sur les différents lieux et les différentes villes que nous avons visité(e)s.

Bondi Beach - 5 jours à Sydney - Blog de Lili, voyage

Pourquoi avoir choisi l’Australie ?

Nous avons commencé à chercher une idée de voyage en janvier pour le mois d’avril, avec seulement un peu plus de trois mois d’avance. Nous savions que nous disposions d’environ deux semaines de vacances pendant ce mois printanier. Les dates, arrêtées selon les possibilités familiales de Monsieur, étaient fixes et non négociables. Nous souhaitions partir loin et être vraiment dépaysés.

Nous ne voulions pas :

  • faire un sixième voyage aux États-Unis, pour ne pas nous lasser mais surtout « en garder pour plus tard » et changer un peu
  • devoir nous faire vacciner (je crois que je n’ai pas encore digéré le fait d’avoir déclaré une très forte rubéole dix jours après m’être fait vacciner contre, peut-être parce que j’avais sous-estimé ma fatigue ou l’état de mes défenses immunitaires). Tout risque de paludisme, d’hépatite, de zika ou autre joyeuseté ne devait pas être associé au voyage. Cela éliminait de nombreuses destinations, notamment en Asie.

Nous voulions aussi aller :

  • dans un endroit où il ferait plutôt beau et éviter d’être douchés par la pluie comme à Yosemite ou San Francisco un an plus tôt.
  • dans un pays où la nourriture ne me rendrait pas malade (tout un programme ! ah ah)

L’Océanie nous attirait beaucoup mais nous craignions que la durée dont nous disposions soit trop courte et que les prix des billets d’avion nous fassent tomber à la renverse. La Polynésie ou la Nouvelle-Zélande étaient en effet peu accessibles, même si ce sont des destinations dont nous rêvons, mais nous avons eu de bonnes surprises avec l’Australie. Nous pouvions nous permettre d’acheter des billets d’avion. Et le pays des kangourous faisait partie de ceux dans lesquels nous souhaitions aller absolument un jour. Il répondait aussi à tous nos critères. Nous avons privilégié la zone géographique la plus favorable en avril et c’était parti !

Voyage en Australie - Springbrook National Park

Avril : une bonne saison pour visiter l’Australie ?

S’il risquait d’y avoir un peu de pluie, tout comme on ne sait jamais s’il pleuvra ou s’il fera beau en France en cette saison, nous avions lu que la Nouvelle-Galles du Sud avait un bel automne (les saisons sont inversées !). Plus au Sud, nous aurions pu avoir un temps plus frais ou plus chagrin. Plus au Nord, la saison des pluies, et éventuellement des cyclones, s’achevait à peine. La côte Ouest aurait aussi pu être propice et le désert, au centre, reste le désert. Il aurait tout-à-fait été possible d’y aller.

La météo a tenu ses promesses. Nous avons eu 15 jours de beau temps et un jour de pluie avec des températures entre 22 et 26 degrés l’après-midi en moyenne. J’ai sorti la petite écharpe en coton mais pas les manches et encore moins la veste ! Si nous avons parfois eu un peu chaud, c’est toujours resté très supportable. Bref, c’était parfait.

Comment préparer son voyage en Australie ?

Si nous avons très certainement passé chacun de nombreuses heures à préparer le voyage, ce n’est pas celui qui nous a mobilisé le plus de soirées et de week-ends. En effet, lorsque l’on visite des sites naturels, les contraintes sont moins fortes que lorsque l’on doit répartir des visites culturelles avec, parfois, des horaires de visite très précis (une pensée pour la belle Louisiane !).

Nous avons surtout eu des doutes sur la répartition des jours et l’itinéraire à arrêter. J’ai trouvé vraiment difficile de trouver des idées de trajet 1/ sur deux semaines 2/ sans vols internes dans tous les sens. Il nous a donc fallu arbitrer sans avoir vraiment de retour d’expérience. C’était un peu stressant car, lorsque l’on va à l’autre bout du monde, on aime savoir que l’on a fait de bons choix.

Nous avions étudié les guides pour lister les sites qui nous intéressaient. En adepte de l’organisation, Monsieur est un amateur de tableaux et en a créé pour récapituler notre itinéraire, toutes les infos liées à nos réservations d’hôtels, etc.

Nous avons emmené nos trois guides sur place :

Monsieur avait acheté la carte nationale Michelin de l’Australie parce qu’il aime se projeter mais elle est restée volontairement à l’appartement. Monsieur avait entré les adresses des hôtels et des principaux sites dans le GPS. J’avais tout doublé sur Google maps, ainsi que les adresses des restaurants que j’avais repérés. Le combo GPS-Google maps, consultable hors connexion, nous a sortis de toutes les situations. Nous avions acheté la carte GPS Tom Tom de l’Australie avant notre départ (55€), ce qui est beaucoup plus intéressant que de louer un GPS.

Avant de partir, il faut également :

  • acheter un adaptateur Chine-Australie (j’ai complété ma collection après celui pour les États-Unis et celui pour le Royaume-Uni ! Plutôt joli avec sa bordure jaune (ah ah))
  • demander gratuitement son visa
  • idéalement, partir avec des dollars australiens. Nous allons toujours chez Yes change à Paris : la boutique pratique des taux intéressants. Partout où nous sommes allés en Australie, le paiement par carte bancaire impliquait une « surtaxe » (entre 1,25 et 2,5%), en plus de celle pratiquée du fait du paiement avec une carte étrangère. Le paiement en espèces est largement encouragé, y compris pour les Australiens. Les surtaxes dans les restaurants existent aussi le week-end et pendant les vacances : prévoyez un bon budget !

L’itinéraire de notre voyage de deux semaines en Australie

Voici notre programme :

  • Jour 1 – jeudi : décollage, le soir, pour Sydney depuis Paris
  • Jour 2 – vendredi : trajet avec escales assez courtes à Dubaï et à Bangkok
  • Jour 3 – samedi : arrivée à l’aéroport de Sydney à 8h – journée à Sydney
  • Jour 4 – dimanche : Sydney
  • Jour 5 – lundi : Sydney
  • Jour 6 – mardi : escapade aux Blue mountains sur la journée depuis Sydney
  • Jour 7 – mercredi : Sydney
  • Jour 8 – jeudi : Sydney – départ et nuit à Port Stephens
  • Jour 9 – vendredi : Port Stephens – départ puis nuit à Coffs Harbour
  • Jour 10 – samedi : Coffs Harbour – départ et nuit à Byron bay
  • Jour 11 – dimanche : Byron bay
  • Jour 12 – lundi : Byron bay, passage par Nimbin, nuit à Springbrook
  • Jour 13 – mardi : Springbrook – Nuit à Surfers paradise
  • Jour 14 – mercredi : Surfers paradise
  • Jour 15 – jeudi : départ de Surfers paradise – Nuit vers Noosa
  • Jour 16 – vendredi : Noosa, passage par l’Australia zoo – Nuit à Brisbane
  • Jour 17 – samedi : Brisbane
  • Jour 18 – dimanche : Brisbane – trajet pour l’aéroport en 2e partie d’après-midi – décollage à 21h
  • Jour 19 – lundi : trajet avec longue escale à Dubaï

Cet itinéraire nous a plu. Il ne concentre pas que des incontournables mais permet de bien visiter une partie de l’Est de l’Australie. Au fur et à mesure de la publication de mes articles, vous voyez apparaître des repères sur la carte de mes voyages intégrée à la fin de cet article.

Si vous cherchez à vous inspirer pour un voyage, le nôtre aurait pu se faire en deux jours de moins en retirant un jour à Brisbane et à Surfers paradise, ou en un jour de plus avec des randonnées supplémentaires à Lamington National Park. Si vous avez plus de budget et souhaitez prendre des vols internes, vous pouvez ajouter des excursions dans le Queensland et supprimer la route entre le Nord de Sydney et Byron bay. Bref, notre itinéraire répondait à nos besoins mais peut largement être adapté pour les vôtres.

Notre aller-retour en Australie avec Emirates

Pour aller en Australie, nous avons cherché à avoir le meilleur rapport qualité-prix pour notre aller-retour. Emirates, nommée « meilleure compagnie du monde » était dans une période de promotions. Cela nous coûtait donc le même prix de partir avec Emirates en A380 qu’avec Air France opéré par Etihad Airways avec des avions notés comme moins confortables. La seule différence ? Une escale plus longue au retour mais que nous avons su mettre à profit.

Les vols ont été longs, bien sûr, mais nous n’avons pas trop souffert de l’étroitesse des places. Mieux : à l’aller, nous n’avions pas de voisin à la troisième place de la rangée sur le vol Dubaï-Bangkok (youhouuuu !) et carrément plus de place encore sur Bangkok-Sydney, où nous avons pu essayer de faire des siestes avec une rangée chacun.

Dans l’avion, il n’y a souvent que trois choses à faire : regarder des films, manger et (essayer de) dormir. Avec autant d’heures de vol, je pensais me faire un énorme cure de films. Finalement, je n’en ai pas vu plus que lorsque nous partons aux États-Unis. Le choix de films en français était suffisant pour nous occuper. Notez aussi que les casques audio sont collectés plus de 30 minutes avant l’atterrissage (pas très pratique !), de même que les couvertures.

Je n’avais pas eu l’idée de commander des plateaux végétariens dans l’avion mais n’avais pas songé non plus qu’Emirates ne privilégierait pas les viandes que je mange : bœuf et porc. Culturellement, poulet et agneau étaient de la partie (ceux qui me connaissent doivent rire). Où avais-je la tête ? Sinon, les plateaux repas étaient de bonne qualité.

Sur l’un des trois vols à l’aller et l’un des deux au retour, les stewards et hôtesses nous ont distribué une jolie pochette (à garder précieusement ou à collectionner !) contenant brosse à dents, bouchons d’oreille, masque, chaussettes (!), etc.

Voyager en Australie avec Emirates

Voyager en Australie avec Emirates

La réservation de nos hébergements

Comme à notre habitude et même si cela ne laisse pas une grande flexibilité, nous avons réservé nos hébergements à l’avance, pour ne pas avoir à nous poser de question sur place. Nous nous y sommes pris assez tard : mi-mars pour un voyage un mois plus tard. Cela nous a un peu gênés pour Sydney car de nombreux hôtels n’avaient plus de chambre.

Nous avons privilégié les hôtels mais avons aussi séjourné dans des B&B. Les budgets plus serrés privilégieront sans doute les nuits dans les vans ou dans les auberges de jeunesse.

La réservation de notre voiture

La voiture n’est ni nécessaire ni conseillée à Sydney. Nous en avons loué une pour 12 jours au moment de notre départ de la ville et l’avons rendue à Brisbane, où elle ne nous a servi que pour retourner à l’aéroport. Nous avons comparé les prestations et prix des différents loueurs et avons arrêté notre choix sur Hertz, croisant les doigts pour qu’il n’y aie pas de frais supplémentaires surprises. Les frais de dépôt (le fameux « drop off », qui peut être très élevé) ont représenté une part non négligeable du prix de location. Nous avions choisi la catégorie « Toyota Corolla ou similaire » et avons eu une voiture un peu plus grosse. La location nous a coûté près de 800€ au total.

Pour l’Australie, avoir un permis international, accompagné de son permis national, est obligatoire. Il m’a fallu un peu moins de 4 semaines pour avoir le mien et près de 6 semaines pour celui de Monsieur.

Sur place, la conduite se fait à gauche. Finalement, entre la taille de la voiture qui m’a impressionnée et le changement de côté du volant, j’ai eu un peu peur et m’en suis tenue à jouer les copilotes – rôle modeste puisque nous avions une carte Australie sur notre GPS – et surtout à rester en alerte sur le fait de rouler du bon côté de la route. De retour en France, il a fallu un petit moment, y compris en tant que piétons, pour se régler de nouveau du bon côté !

La voiture de location de notre voyage en Australie

Le budget de notre road trip en Australie

Ce voyage d’une quinzaine de jours sur place m’a coûté 3500€. Voici, à titre indicatif, le budget pour une personne, sachant que nous avons voyagé à deux :

  • Transports : 1705€
    – Avion : 1100€
    – Location de voiture : 397€
    – Essence : 70€
    – Transports en commun : 33€
    – VTC pour le trajet aller vers Roissy : 50€
    (le code AUJAC1 vous fera économiser 10€ sur un trajet en Marcel)
    – Carte Australie sur le GPS : 55€
  • Alimentation : 410€
    Budget moyen par jour : entre 23 et 26€ en mêlant restaurants et supermarchés
  • Hébergement : 1218€
  • Visites : 124€
  • Achats et souvenirs : 39€

Bugdet d'un voyage en Australie

Expérience et anecdotes : les restaurants, trajets, etc.

Population et repères

La Nouvelle-Galles du Sud est grande comme une fois et demie la France. Elle concentre près du tiers de la population australienne. Brisbane est la 3e ville la plus peuplée du pays, après Sydney et Melbourne.

Restaurants… et toilettes

Partout où nous sommes allés en Australie, de nombreux sites et restaurants sont ouverts 7 jours sur 7. Dans les restaurants, le service est toujours ultra rapide. Les serveurs viennent régulièrement s’assurer que tout se passe bien. Il est généralement précisé sur les menus s’il existe des options végétariennes, sans gluten ou vegans. Par contre, comme je l’évoquais, payer par carte bancaire occasionne des surtaxes sur l’addition. Et il faut retenir que nous n’avons jamais vu de toilettes dans un restaurant ! Au mieux, elles étaient cassées et inaccessibles. Heureusement, les toilettes publiques sont plus nombreuses et plutôt plus propres qu’en France. Attention tout de même à ne pas exagérer sur la commande de boissons (oups) !

Voyage en Australie - Surfers Paradise, Gold Coast

Unités de mesure et « monde à l’envers »

En Australie, on roule à gauche, certes, mais on compte en kilomètres et en degrés Celsius. Le contraire des États-Unis en somme ! #DextéritéDansTonCerveau

Ajoutez à cela qu’il est 10h de plus à Sydney qu’à Paris, que les saisons sont inversées et qu’il fait nuit à 17h30 en avril car on est en automne.

Des chaussettes de compression pour voyager

Si vous avez une circulation sanguine qui nécessite d’être un peu soutenue en voyage, prenez vos précautions avant de partir en avion. J’ai déjà essayé de me passer de chaussettes de contention pour un vol court et sens vraiment la différence. Les médecins le disent : la contention prévient très bien – d’où une prise en charge importante par la sécurité sociale – alors que rien ne répare vraiment. Mieux vaut prévenir que guérir !

J’ai reçu, à tester pour le blog, des chaussettes de compression conçues pour le voyage et vendues en pharmacie. Traveno est un produit de Sigvaris, marque que j’achète déjà de longue date. Traveno s’adresse aux voyageurs qui ne souffrent pas d’insuffisance veineuse mais qui peuvent ressentir les jambes lourdes lorsqu’ils se déplacent. Les chaussettes ont un look qui ne fait pas « médical » et se mettent facilement. La paire coûte environ 25€.

Je les ai portées pendant l’un des vols du retour. Elles sont un peu plus chaudes que les Sigvaris plus médicales que j’ai déjà et sans doute moins étriquées. Sans doute une bonne façon de prendre soin de ses jambes sans passer par la case médecin !

Chaussettes Sigvaris Traveno pour voyager en avion

Un hashtag pour un voyage

J’ai utilisé le hashtag #LiliInAustralia sur Instagram, Twitter et Facebook pour raconter mon voyage. N’hésitez pas à rechercher les étapes de notre voyage par ce biais !

Je ne vous ai probablement pas tout dit mais espère vous avoir donné tout de même un bon aperçu et des conseils qui vous seront utiles.

Et vous, êtes-vous déjà allés en Australie ? En rêvez-vous ?

Retrouvez tous mes billets « Voyage » sur une carte :

Appelez-moi Lili. J'ai 35 ans, vis avec Monsieur et, une semaine sur deux, avec son fils Junior. J'habite à Paris ou tout près depuis 15 ans. J'aime voyager, aller au théâtre, lire ou voir une comédie romantique, danser... et je suis gourmande !

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