Entre mes mains le bonheur se faufile

J’ai découvert avec grand plaisir le deuxième roman d’Agnès Martin-Lugand : « Entre mes mains le bonheur se faufile ». Le livre m’a été offert par l’un de mes cousins pour Noël mais le texte de la quatrième de couverture et la photo qui illustre le livre auraient aussi pu me décider. Il y est question d’une jeune femme, de Paris, de soirées, d’amour et de quête de soi : autant dire de thèmes qui font sens à mes yeux ! Verdict ? J’ai adoré !

Depuis l’enfance, Iris a une passion pour la couture. Dessiner des modèles, leur donner vie par la magie du fil et de l’aiguille, voilà ce qui la rend heureuse. Mais ses parents n’ont toujours vu dans ses ambitions qu’un caprice : les chiffons, ce n’est pas « convenable ». Et Iris, la mort dans l’âme, s’est résignée.
Aujourd’hui, la jeune femme étouffe dans son carcan de province, son mari la délaisse, sa vie semble s’être arrêtée. Mais une révélation va pousser Iris à reprendre en main son destin. Dans le tourbillon de Paris, elle va courir le risque de s’ouvrir au monde et faire la rencontre de Marthe, égérie et mentor, troublante et autoritaire…
Portrait d’une femme en quête de son identité, ce roman nous entraîne dans une aventure diabolique dont, comme son héroïne, le lecteur a du mal à se libérer.

Entre mes mains le bonheur se faufile

Un roman haletant

Dès les premières lignes, j’ai adhéré au propos. Je n’avais probablement pas lu cinq pages que j’étais déjà en train de frissonner. Cela a été une constante pendant toute la lecture : j’ai souvent eu des frissons voire même le cœur qui serre ou les larmes aux yeux, vers la fin.

Le rythme du récit est soutenu. Moi qui sortais de la lecture de la saga After et Before d’Anna Todd, en sept volumes plaisants mais parfois lents (il faut meubler !), cela m’a particulièrement marquée. Le livre n’est pas très épais même s’il nécessite quand même quelques heures de lecture. Il il revient sur environ six mois de la vie d’Iris.

Très vite, j’ai été suspendue au texte, luttant contre l’envie de filer lire la dernière page pour calmer ma curiosité. J’ai bien fait de ne pas le faire et de tenir les trois petits jours pendant lesquels j’ai lu ce roman.

Iris, Pierre, Marthe et Gabriel

Iris est une jeune femme bien. On pourrait même dire au début « bien comme il faut », dans la lignée des attentes de sa famille et de son époux chirurgien à l’hôpital. Elle a une passion et n’est soutenue par personne de son entourage. Elle se demande alors même si elle a le moindre talent. Son départ pour Paris va être un électrochoc. Une chose est sûre : elle va alors se trouver. Mais comment ? Trouver un compromis avec sa vie existante ? Tout envoyer valser ?

Marthe, son mentor, est aussi fascinante que possessive. Gabriel, la petite quarantaine séduisante, semble être tour à tour léger – il a une belle collection de maîtresses – et complexe. On le sent doté d’un certain pouvoir – dans les affaires et auprès des femmes – mais il nous manque une pièce du puzzle pour savoir comment il pourrait être un homme « bien comme il faut ». Toute personne en proie à des doutes sur son couple ou son existence risque de souffrir un peu en lisant le comportement de Pierre, le mari d’Iris. Déjà désenchanté de l’amour à la petite trentaine, un rien cassant et jamais disponible, il offre un beau mur de pierre (sic !) à son épouse depuis dix ans. L’élan peut-il revenir ?

De la passion d’un personnage à celle de la lecture

Et « Entre mes mains le bonheur se faufile » est aussi un roman sur la passion d’un métier et les dons que l’on peut développer en s’investissant. Celui d’Iris est la couture et notre imaginaire n’a de cesse que de créer de belles tenues et de beaux lieux qui seraient à la hauteur du récit. Il y a plus désagréable !

Je ne vous raconte pas la fin, qui réserve quelques surprises, en partie un peu déroutantes d’ailleurs. Mais je vous recommande chaudement cette lecture !

J’ai maintenant très envie de découvrir d’autres romans de l’auteur. Vous connaissez peut-être son premier roman, au moins de nom : « Les gens heureux lisent et boivent du café ».

Et vous, avez-vous eu récemment un coup de cœur pour un livre ?

 

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Appelez-moi Lili. J'ai 33 ans, vis avec Monsieur et, un week-end sur deux et la moitié des vacances, avec son fils Junior. J'habite à Paris depuis plus de 13 ans. J'aime voyager, aller au théâtre ou voir une comédie romantique, danser... et je suis gourmande !

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