Battle of the sexes, le film

Même si j’en vois de moins en moins, le tennis est l’un des sports (le sport, même !) que je préfère regarder. Le hasard fait qu’au moins deux films sur ce thème sont diffusés au cinéma en novembre. Monsieur et moi avons été conviés à voir « Battle of the sexes », avec Emma Stone et Steve Carell, qui sort ce 22 novembre 2017. Ce biopic est tiré d’une histoire vraie et revient sur la création de la Women’s Tennis Association (WTA) et le niveau des joueuses par rapport à celui des joueurs. De quoi relancer les débats !

L’histoire de « Battle of the sexes »

« 1972. La championne de tennis Billie Jean King remporte trois titres du Grand Chelem. Mais loin de se satisfaire de son palmarès, elle s’engage dans un combat pour que les femmes soient aussi respectées que les hommes sur les courts de tennis. C’est alors que l’ancien numéro un mondial Bobby Riggs, profondément misogyne et provocateur, met Billie Jean au défi de l’affronter en match simple… »

Battle of the sexes : affiche

Alors, alors ?

Le film est d’autant plus intéressant qu’il est tiré d’une histoire vraie. Je ne savais pas comment avait été créée la WTA par exemple ! Je ne savais cela dit pas non plus que l’ATP existait alors depuis un an. Je ne sers pas le film mais je ne suis pas très tennis féminin (oups). « Battle of the sexes » résonne encore de nos jours : qui doit gagner combien ? Pourquoi les hommes jouent-ils plus de sets que les femmes ? Faut-il comparer tennis féminin et masculin ? La matière à débat ne manque pas.

Pour « Battle of the sexes », Jonathan Dayton et Valerie Faris ont reconstitué l’univers de 1973. La façon dont les images sont filmées, l’attention portée à chaque détail (les voitures, les looks, etc.) : tout est fait pour que l’on se sente transportés dans le passé. Nous avons d’ailleurs été perturbés par les lunettes d’Emma Stone pendant tout le film (lol). Souvent, le cinéma propose une version actuelle de la mode d’une époque. Par exemple, pour « Dalida« , les tenues étaient passées au filtre du XXIe siècle. Là, la production s’est a priori affranchie de cela. Les tenues ne sont pas stylisées et ne donnent pas envie de se téléporter dans les années 70 (le « c’était mieux avant » ne passera pas par nous) ! De même, l’image n’est pas léchée comme de nos jours. Si cela nous a autant troublés, c’est peut-être parce qu’il y a une différence entre l’univers graphique de l’affiche et celui du film.

En bons amoureux des Etats-Unis, nous avons été sensibles au folklore américain : l’ambiance lors d’un match, les lieux de vie, etc.

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L’histoire est touchante mais aussi drôle : Billy, incarné par Steve Carell, semblait être un sacré personnage. On le voit jouer au tennis avec des chiens, etc. C’est un amuseur public mais qui n’est pas vraiment méchant (bien moins véreux que les dirigeants que vous voyez assis dans leur fauteuil !).

La question de fond porte donc sur l’égalité hommes-femmes. Quand l’idée d’un affrontement homme-femme a été lancée, Monsieur a eu peur que l’homme, Billy, ne perde à cause d’éléments extérieurs qui lui auraient permis de prétexter être diminué. L’histoire est ainsi mais nous avons trouvé presque dommage de faire la comparaison homme-femme avec une question d’homosexualité au fond.

Emma Stone, que l’on associe à La La Land ou encore à Woody Allen, a pris 8 kgs de muscles pour le film ! Je reste admirative de son jeu d’actrice.

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Le film, qui dure 2h01, nous a plu et a de nombreuses qualités. Nous avons malgré tout trouvé qu’il manquait de rythme vers le milieu de l’histoire. La confrontation finale nous fait retenir notre souffle et nous raccroche complètement au propos, mais nous avons trouvé des longueurs à « Battle of the sexes ».

Si nous devions noter notre appréciation du film, nous mettrions tous les deux 13/20.

Et vous, avez-vous prévu d’aller le découvrir ?

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Appelez-moi Lili. J'ai 33 ans, vis avec Monsieur et, un week-end sur deux et la moitié des vacances, avec son fils Junior. J'habite à Paris depuis plus de 13 ans. J'aime voyager, aller au théâtre ou voir une comédie romantique, danser... et je suis gourmande !

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