« La délicatesse », de David Foenkinos, est l’une de mes dernières lectures. J’en avais entendu du bien et un ami l’a acheté et aimé. La quatrième de couverture a fini de me convaincre, et j’ai eu raison.couverture-la-delicatesse.jpg

L’histoire

« François pensa : si elle commande un déca, je me lève et je m’en vais. C’est la boisson la moins conviviale qui soit. Un thé, ce n’est guère mieux. On sent qu’on va passer des dimanches après-midi à regarder la télévision. Ou pire : chez les beaux-parents. Finalement, il se dit qu’un jus, ça serait bien. Oui, un jus, c’est sympathique. C’est convivial et pas trop agressif. On sent la fille douce et équilibrée. Mais quel jus ? Mieux vaut esquiver les grands classiques : évitons la pomme ou l’orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original, sans être toutefois excentrique. La papaye ou la goyave, ça fait peur. Le jus d’abricot, c’est parfait. Si elle choisit ça, je l’épouse…
– Je vais prendre un jus… Un jus d’abricot, je crois, répondit Nathalie.
Il la regarda comme si elle était une effraction de la réalité ».

La délicatesse a obtenu neuf prix littéraires et été traduit dans plus de quinze langues.

Alors, alors ?

« La délicatesse » m’a vraiment bien plu. J’ai surtout aimé la première moitié, que j’ai dévorée, et mon attention est un peu retombée à la fin, moins « folle » que ce que j’aurais aimé.

J’aime les livres qui donnent envie d’écrire, et celui-ci en fait partie. J’y vois la preuve de la sensibilité de l’auteur, de sa capacité à manier la plume. « La délicatesse » prend vraiment son lecteur et le fait passer par plusieurs états. J’ai été peinée, surprise… et un peu plus indifférente vers la fin. J’ai trouvé le roman intelligent et ai particulièrement aimé le fait qu’un chapitre sur deux soit consacré à un petit à côté : le menu dégusté par l’un des protagonistes, les résultats de foot du jour… C’est d’ailleurs pour moi la force de « La délicatesse » : son côté décalé et surprenant.

Je ne peux pas vous raconter davantage l’histoire, sous peine d’en dire trop. C’est une histoire d’amour, de construction et de déconstruction. C’est à la fois sur l’ordinaire, l’extraordinaire, le quotidien, la douleur et les bonheurs simples. C’est aussi parce que c’est tout cela que la fin m’a deçue…

Mais je lirai sans doute d’autres romans de David Foenkinos car sa plume m’a plu…

Et vous, l’avez-vous lu ?

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Appelez-moi Lili. J'ai 33 ans, vis avec Monsieur et, un week-end sur deux et la moitié des vacances, avec son fils Junior. J'habite à Paris depuis plus de 13 ans. J'aime voyager, aller au théâtre ou voir une comédie romantique, danser... et je suis gourmande !

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