Me voici revenue sur le sol français depuis vendredi !

Après avoir contacté tous les jours American Airlines, il nous a été possible de rentrer à Paris en faisant escale à Boston, avec 5 jours de retard mais 4 jours de moins que prévu. Nous avons su ça en nous levant jeudi matin. Aussi, nous n’avons pas demandé notre reste et sommes partis tant que nous étions sûrs que l’espace aérien était libre.

Depuis mon dernier billet, le premier choc passé, nous avions commencé à tenir pour acquis qu’il allait nous falloir rester plus longtemps à New York. Nous n’avions pas vraiment le choix à vrai dire.

Nous sommes restés scotchés à Google Actu, au site de 20 minutes, etc. Selon ce que l’on entendait, on passait du pessimisme à l’optimisme sans cesse. Dès que les prévisions étaient encourageantes, on imaginait rentrer le mardi 27 au matin avec nos nouveaux billets. Et dès que l’on lisait que le volcan s’activait et que la situation pouvait durer des semaines, voire des mois, on s’inquiétait ! Pas évident de bien cerner une situation avec les infos en ligne.

Notre nouvel hôtel était d’une toute autre ambiance que le précédent. J’appelais la salle de bains de l’étage « la piscine municipale » en hommage au centimètre d’eau froide qui stagnait au sol les deux premiers jours. Très vivifiant pour se réveiller le matin ! Aller aux toilettes les pieds dans l’eau, c’est original.

Le lundi, nous sommes allés au consulat de France avec les deux personnes que nous avons rencontrées (après avoir traversé Central park, pauvres de nous ;-)). Nous avons attendu et avons fini par interroger les personnes qui sortaient car nous ne pouvions rentrer que dix par dix et étions bien nombreux. En gros, les femmes enceintes et les personnes malades pouvaient être aidées mais le consulat n’avait pas d’informations à délivrer et il ne servait à rien d’attendre.

D’après ce que l’on nous a dit, les Marines ont réveillé les personnes qui avaient dormi la nuit précédente à l’aéroport à 5h du matin à coups de pied dans les lits pour que les terminaux de JFK ne ressemblent pas trop à des campements. Les Belges semblaient être les mieux lotis de tous : nourris et logés ! Amusant.

Nous avons vu la liste des hôtels pour lesquels la ville de New York avait négocié une réduction de 15% pour les personnes bloquées sur place : que des hôtels de luxe et des palaces ! Très drôle.

En tout cas, l’histoire a certainement régalé les hôtels bon marché de Manhattan. Celui où nous étions avait tant de demandes qu’il a augmenté ses prix d’une quinzaine de dollars par nuit. Les nuits réservées ne pouvaient pas être remboursables.

Je n’ai pas encore calculé précisément mais la « blague » (les cinq jours supplémentaires) a dû me coûter dans les 350 euros.

Je ne sais pas exactement ce qu’il faut retenir de tout cela. Sans doute au moins que :

– nous sommes de bien petites choses ! Et relativiser est important

– la nature a le dessus. Nous ne faisons que l’habiter

– il y a plus grave dans la vie (surtout que je suis rentrée ;-))

– je ferais bien d’apprendre à ramer !

Je vous raconterai New York et ses arbres en fleurs dans les semaines qui viennent !

En attendant : bon dimanche !

Appelez-moi Lili. J'ai 33 ans, vis avec Monsieur et, un week-end sur deux et la moitié des vacances, avec son fils Junior. J'habite à Paris depuis plus de 13 ans. J'aime voyager, aller au théâtre ou voir une comédie romantique, danser... et je suis gourmande !

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