Lorsque j’ai découvert la bande-annonce de « Beginners », j’ai tout de suite eu envie de découvrir cette réalisation de Mike Mills. L’affiche et la présence d’Ewan McGregor et de Mélanie Laurent étaient autant d’arguments en plus. J’ai donc eu la chance d’être invitée à l’avant-première du film mardi soir à l’UGC des Halles. L’actrice française est même venue juste avant la projection dire quelques mots le temps de deux ou trois minutes.

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L’histoire

« Oliver, illustrateur a Los Angeles, collectionne les ex et les déceptions amoureuses. Quand son père, Hal, tire sa révérence après avoir fait son coming-out a 75 ans et rejoint avec entrain la communauté homosexuelle, Oliver se penche sur ses relations familiales et ses échecs sentimentaux. Et il hérite d’un chien philosophe et bavard. La dépression guette. Jusqu’au jour où il rencontre Anna… »

Source : « Beginners » sur Allociné

Alors, alors ?

Je suis vraiment contente d’être allée voir « Beginners ».

Mélanie Laurent disait que le film avait été fait de trois bouts de ficelle, de peu de choses et c’est assez vrai. Ce film est le contraire du lisse et de la représentation de l’idéal. Il est complètement empreint d’une belle sensibilité, d’humour et de lutte face à l’insurmontable.

Ewan McGregor et Mélanie Laurent sont vraiment parfaits dans leurs rôles. On les voit avancer, errer, souffrir, pleurer, se rencontrer. Il n’y a pas de clichés, seulement des personnages qui ont l’envie de bâtir. Ils sont beaux dans leurs décors ordinaires et auprès de quelques proches : on va chez l’un, chez l’autre, en lieu neutre, en extérieur, dans le passé. Puis on revient au présent, face à la difficulté d’un avenir dans lequel on arrive déjà trop chargé. Cette petite valse dans le temps nous aide à saisir la nature des fêlures de nos protagonistes.

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Si la douleur et la simplicité sont aussi naturelles, heureusement « Beginners » apporte aussi la créativité et l’humour. Je n’aime pas les chiens mais celui du film m’a bien fait sourire. Les dessins bien sentis esquissés par Oliver, le personnage incarné par Ewan Mc Gregor, sont aussi vraiment désarmants de justesse et prêtent à sourire.

On sait dès le début du film qu’il y aura un deuil, et pas des moindres, à faire. L’homosexualité de Hal, le père d’Oliver, est un sujet de plus mais ne prédomine pas. L’image d’une mère en souffrance trente ans plus tôt, dans sa jeunesse, est confrontée à celle d’un père condamné, approchant de 80 ans et de la découverte de ce qu’il est. Autant dire que c’est si réel, si parlant que je n’ai pas pu empêcher mes yeux de pleurer !

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Je ne vais pas vous dire que « Beginners » est un incontournable chef d’oeuvre mais je peux au moins vous assurer que s’il touche à votre sensibilité, vous aurez gagné une belle tranche d’émotion. Le film inspire et a vraiment une âme, il apporte avec lui beaucoup de poésie.

J’écris tout ça car j’ai vraiment été touchée et même si je n’éprouverai sûrement pas le besoin de le revoir et que chaque minute ne m’a pas transportée. Voir un film indépendant comme celui-ci permet d’approcher « autre chose ». Los Angeles et les histoires d’amour n’y sont pas abordés comme dans les films à budget !

Dieu que j’aimerais qu’on puisse approcher autant de créativité chaque jour !

 


Le film est sorti hier en salles. Irez-vous le voir ?

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Appelez-moi Lili. J'ai 33 ans, vis avec Monsieur et, un week-end sur deux et la moitié des vacances, avec son fils Junior. J'habite à Paris depuis plus de 13 ans. J'aime voyager, aller au théâtre ou voir une comédie romantique, danser... et je suis gourmande !

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