J’avais vu à Télématin un entretien sur le film « Les regrets » avec Yvan Attal et Valéria Bruni-Tedeschi. La critique donnait plutôt envie donc quand on m’a proposé d’aller le voir samedi, j’ai dit banco !

Le synopsis

Mathieu Lievin, 40 ans, architecte parisien, prend la route pour rejoindre la petite ville de son enfance où sa mère vient d’être hospitalisée en urgence. Dans la rue, il croise Maya, son amour de jeunesse, qu’il n’a pas revue depuis quinze années. Accompagnée d’un homme et d’une petite fille, elle ne lui adresse pas la parole. Deux heures plus tard, le téléphone sonne dans la maison familiale : c’est Maya qui l’invite à venir la retrouver chez elle. Il hésite un court instant puis accepte…

Alors, alors ?

Il vaut mieux arriver avec un bon moral et un bagage émotif minimaliste en allant voir « Les regrets ». C’est souvent le cas pour les comédies dramatiques, me direz-vous… Le film est beau et touchant. Pas de ceux que je regarderais plusieurs fois pourtant. Le long métrage de Cédric Kahn vient serrer la poitrine de ceux qui le regardent. Des regrets, nous en avons tous. Certains sont digérés ou en cours d’assimilation. D’autres nous étreindront toujours un peu.

Alors le film réveille les vieilles questions que beaucoup se posent : est-il possible d’aimer trop ? doit-on quitter quelqu’un sur le seul prétexte de souffrir trop ? peut-on reprendre à 35 ans une histoire d’amour dont on s’est allégé 15 ans auparavant ? suffit-il d’aimer ? que faire alors de nos conjoints ? peut-on balancer sa vie pour vivre comme un équilibriste ? que faire de nos souvenirs d’enfance, de tout ce qu’on garde précieusement pour nous ou nos enfants ?

Un morceau de piano rythme le film. Les notes nous poignardent un peu. On suit les acteurs de près visuellement. Cap sur les émotions !

Yvan Attal et Valéria Bruni-Tedeschi sont très crédibles dans leur passion et leur torture. Ils sont à la fois ordinaires et petits héros du quotidien. Leur présence habille les minutes de silence. On navigue avec eux dans le monde et de Paris à la province.

En bref : un film universel de bonne souffrance.

La fiche sur Allociné

Appelez-moi Lili. J'ai 33 ans, vis avec Monsieur et, un week-end sur deux et la moitié des vacances, avec son fils Junior. J'habite à Paris depuis plus de 13 ans. J'aime voyager, aller au théâtre ou voir une comédie romantique, danser... et je suis gourmande !

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