Les Journées du patrimoine me réjouissent chaque année. Imaginez un week-end où les lieux de pouvoir et de culture ouvrent leurs portes pour accueillir sur leurs tapis d’époque les souliers des curieux, avides de découvrir les petits secrets de France et de Navarre !

D’ambassade en ambassade, de ministère en ministère, du Sénat à France Télévisions, je commence à me faire une petite idée d’une infime partie des coulisses parisiennes (présenté comme cela, ça fait peu, je le concède). Après avoir visité les ministères de la Culture et de la Communication, des Affaires étrangères, de l’Éducation nationale, de la Justice, après avoir organisé moi-même cet événement dans l’une des institutions précédemment citées, il était temps pour moi de me tourner vers celui qui a un nom si long que je vous défie de le prononcer sans aide ! J’ai nommé : le ministère de l’Economie, de l’Industrie, de l’Emploi et le ministère du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique ! Bercy, pour les intimes.

La sécurité à l’entrée est assez impressionnante. Un bon club d’accueil pour les trois pauvres âmes que nous étions samedi en début d’après-midi. On comprend pourquoi lors de la visite… qui dure 2 heures ! Des panneaux partout, des personnes qui nous indiquent les virages, les escaliers, les ascenseurs. 7e étage, 3e étage, à droite, en haut, en bas, tournez trois fois sur place… Pas de doute : on nous fait bien visiter ! Des bureaux d’agents, aux expositions des douanes ou de l’INSEE en passant par les démonstrations sur des postes de malvoyants, le personnel est bien mobilisé.


Le contribuable a un peu de mal à supporter l’étalage fait de cadeaux financés par l’argent public… Il est parfaitement agréable d’avoir une petite brochure à l’entrée. C’est quand les tee-shirts, les livres et autres « gros cadeaux » entrent en scène que l’on a soudain une petit sensation d’arête coincée dans la gorge ! Nous les avons éclipsés, de même que le quizz distribué sur de belles feuilles brillantes et épaisses imprimées en couleur…

La prise de photos est autorisée partout… sauf dans les bureaux des ministres. Il faut reconnaître que le souvenir du bureau de Christine Lagarde ferait bien des envieux ! La ministre bénéficie d’une vue à couper le souffle sur la Seine et tout-Paris ! Une pièce moderne avec un mobilier qui l’est tout autant, quelques dessins de noms reconnus accrochés aux murs… décidément, le 7e ciel de Bercy est très convoité !

Un étage en dessous, au 6e, le bureau d’Eric Woerth n’est pas beaucoup moins bien. Mais le mobilier style Napoléon se marie très mal à l’architecture des lieux… Ourggg !

Bien plus bas encore, le bureau d’André Santini, en charge de la Fonction Publique. J’espère qu’il ne monte pas trop voir Christine Lagarde car la vue de son bureau est si peu intéressante en comparaison qu’il aurait de quoi déclarer de belles migraines ! Mais au moins, il peut aller s’étendre en sortant de chez elle sur l’un des canapés du salon Michel Debré qui ne fait que… 345 m2 !

Trop dure la vie à Bercy !

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Appelez-moi Lili. J'ai 33 ans, vis avec Monsieur et, un week-end sur deux et la moitié des vacances, avec son fils Junior. J'habite à Paris depuis plus de 13 ans. J'aime voyager, aller au théâtre ou voir une comédie romantique, danser... et je suis gourmande !

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