Pluie et gouttes - Photo : Pixabay
Le temps est lourd ce soir. Il n’a pas fait beau aujourd’hui malgré les 32 ou 33°. Je n’aime ni cette chaleur ni la moiteur immonde du métro ni l’étouffement dans les bureaux. Je manque d’eau, je manque d’air.

Le ciel ne sait que gronder. Sa vision simpliste de son emploi du temps du jour me désole. J’aimerais tant qu’il pleuve ! Je ne parle pas de la pauvre pluie hivernale, qui ne semble pas avoir d’autre sens que de passer le temps en attendant des jours meilleurs, mais de pluie d’orage salvatrice.

J’aimerais que le ciel me lave la peau que je ne peux m’arracher, qu’il me lave le coeur de ce qui y reste collé. Je veux plus de neuf, plus de propre. Et lancer à la mer un vieux sac de souvenirs qui dérivera là où bon lui semble. Sauf sur la berge où je m’endors.

Je veux que l’eau coule dans la nuit, qu’elle noie le passé, plonge violences et tristesses dans l’oubli, qu’elle se substitue aux larmes des âmes désolées, qu’elle emporte tout l’immatériel, le non-palpable, ce qui colle à la peau… Je rêve que la ville et les émotions du monde soient purifiées… même pour un soir, même pour une nuit.

Je veux que les hommes se taisent pour écouter la pluie et la solitude baignée par sa musique aux airs torrentiels.

Où est l’eau ? Que font les nuages ?

Si seulement colère contenue et impatiences trouvaient écho dans le ciel ! Je cherche l’apaisement.

Mon Dieu… J’aimerais tant qu’il pleuve !

Appelez-moi Lili. J'ai 33 ans, vis avec Monsieur et, un week-end sur deux et la moitié des vacances, avec son fils Junior. J'habite à Paris depuis plus de 13 ans. J'aime voyager, aller au théâtre ou voir une comédie romantique, danser... et je suis gourmande !

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