La fête des voisins fait parler d’elle depuis quelques années. On n’en finit pas de lire des articles sur les voisins réjouis par cette soirée d’échanges conviviaux.

En début de mois et au lendemain du jour où je m’interrogeais sur l’organisation de cette fête dans mon groupe d’immeubles, je vois une affiche au feutre dans mon hall qui invite les résidents à ramener leurs couverts, un plat, une boisson et leurs fesses le mardi 27 mai au soir.

Mon caractère discret et sociable y voit l’occasion de connaître d’un peu plus près les personnes qui vivent à côté de moi dans ce nouvel univers qui me plaît tant.

Seulement, petit hic : la pluie s’invite sérieusement à la fête !

Je rentre du travail à 19h55, soit 5 minutes avant le début de ladite fête. Et il pleut. Une voisine propose son garage donc c’est entre les étagères que nous passons la soirée.

On dégage finalement pas mal de profils :
– la mamie gentille derrière son côté pointilleuse,
– la mamie malade qui radote et scrute le cadran de sa montre pour prendre ses pilules au bon moment,
– la femme qui élève son fils avec un point de vue ultra-tranché sur tout (« Cannes, c’est nul », « Bienvenue chez chez les ch’tis, c’est nul », « le salon du livre, c’est nul »… aheum… oui, en fait, j’ai tout testé !… et aimé) quitte à affirmer tout et son contraire. Ok, on ne discute pas,
– la femme bizarre (« folle » diront certains, « elle a ses bons côtés » diront d’autres après l’avoir allègrement critiquée), qui se trouve être ma voisine la plus directe,
– les deux petits couples trop mignons, jeunes actifs,
– toute une flopée d’arrivés en France, avec ou sans la nationalité française, avec de bons plats de leurs villes d’origine,
– l’enseignante sympa, dynamique, à laquelle j’évite de dire trop vite que je travaille dans le ministère dont elle dépend… mais quelqu’un a vendu la mèche trop tôt !
– pas mal d’absents qui ont toujours tort (le musicien au look spé et son chien cradingue, etc.).

Un maire adjoint et le photographe de la commune sont passés nous prendre en photo… Il faut dire qu’il fallait en vouloir pour trouver des voisins qui ne se laissent pas démonter par l’orage.

Cela dit, c’était sympa. Je suis restée jusqu’au bout. C’est comme ça que je me suis retrouvée à 1h du mat’ près de mon four à surveiller un gâteau qui devait s’avérer loupé pour le pot de départ de ma collègue le lendemain. Au terme d’une journée marathon avec rdv chez l’ophtalmo, achat de cadeaux divers pour ma collègue, etc., inutile de préciser que je me suis effondrée sur mon lit 😉

Appelez-moi Lili. J'ai 33 ans, vis avec Monsieur et, un week-end sur deux et la moitié des vacances, avec son fils Junior. J'habite à Paris depuis plus de 13 ans. J'aime voyager, aller au théâtre ou voir une comédie romantique, danser... et je suis gourmande !

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