Jeudi 15, jour 3.

Voir un film de la sélection officielle

Après avoir passé la journée sur le stand, j’ai pu me libérer pour aller voir « Leonera » de Pablo Trapero, film de la Sélection officielle en compétition, dans le Grand théâtre Lumière à 16h30.

Au départ, on m’avait donné une place pour m’y rendre pendant la séance réservée à la presse à 8h30.

Quand j’ai regardé dans le programme quelle était l’histoire de Leonera, je me suis dit : « décidemment, encore une histoire de femme enceinte contrariée ! Je vais finir par croire que c’est un signe ». En 2007, j’avais vu « 4 mois, 3 semaines et 2 jours » à la 2e montée des marches de la soirée du jeudi… et il s’agissait d’une histoire d’avortement clandestin en Roumanie… film palmé d’or.

De Leonera, le programme disait « Julia, 26 ans, enceinte de quelques semaines, découvre chez elle le corps du père de son enfant. Incapable de se souvenir des circonstances du meurtre (…) ». Chouette, un meurtre ! Voilà qui a l’air réjouissant… « (…) incarcérée dans une prison (…) ». Oh ! une prison ! Ca va être super sympa. « Elle vit avec son fils de véritables moments de bonheur ». Ouf ! on nous parle de bonheur ! C’est pas rassurant, ça ?

Finalement on m’a proposé à la place une séance à 23h le mercredi soir pour « Blindness » (mais je me voyais mal rentrer à 2h du mat’ dans les hauteurs de Cannes dans des rues très mal éclairées et désertes habillée en « montée des marches ») ou une séance le vendredi matin à 8h30 pour « Un conte de Noël ». J’ai donc opté à l’origine pour la 2e solution. Il faut savoir qu’à Cannes, lorsqu’on a la chance de pouvoir avoir une place, on ne discute pas le film mais on prend ce qu’on nous donne.

Et entre temps, on m’a redonné une place pour « Leonera ». Soit ! j’étais destinée à voir ce film donc.

Leonera

J’ai monté les marches mais, alleluia, en tenue normale puisque c’était l’après-midi et que seules les 2 séances du soir exigent une tenue de soirée. J’étais placée sur le côté mais assez bas, plutôt bien. L’écran s’allume pour nous montrer la montée des marches de l’équipe du film, en tenue de soirée elle. Et quelques minutes plus tard, elle arrive dans le grand théâtre. Le film commence.

Oh du sang ! Miam miam. L’héroïne se réveille pleine de sang, avant de trouver deux corps en sang chez elle. Allez, on respire ! On regarde sur le côté. Oh la belle salle ! Je peux regarder, là ? La belle se retrouve en prison. On ne saura jamais vraiment ce qui s’est passé dans le détail la nuit du meurtre. Le temps passe… elle accouche (nan, pitié, je veux pas voir la césarienne !!). Et c’est vrai que les scènes sont tantôt dures tantôt empreintes d’une certaine joie, d’espoir. On sait que le fils de l’héroïne ne pourra pas rester en prison avec sa mère au-delà de ses 4 ans, et aussi qu’elle a de fortes chances d’être condamnée (un corps mort chez soi, c’est pas très bon pour le casier judiciaire). C’est une film vraiment superbe. A diverses reprises, j’ai senti ma bouche se tordre d’envie de pleurer. J’ai le coeur qui passe à la moulinette ! A la fin du film, j’ai cru devoir mourir de larmes. Les applaudissements étaient francs et mérités.

La critique parle d’une concurrente sérieuse pour le prix d’interprétation féminine. Ce serait mérité !!

Appelez-moi Lili. J'ai 33 ans, vis avec Monsieur et, un week-end sur deux et la moitié des vacances, avec son fils Junior. J'habite à Paris depuis plus de 13 ans. J'aime voyager, aller au théâtre ou voir une comédie romantique, danser... et je suis gourmande !

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