Après 18 ans de danse, un an ou deux de gym suédoise, un peu moins de running et un soupçon de yoga, j’ai voulu trouver un (nouveau) sport qui me corresponde, c’est-à-dire qui me permette de me dépenser, sans négliger la partie plaisir, et qui ne m’apporte pas trop de contraintes (comme traverser Paris en métro). J’ai fini l’année 2015 avec une belle inflammation, le changement d’activité sportive (bye bye le footing) s’est donc fait urgent.

Trouver un bon cours de danse « à l’aveugle » n’est pas forcément simple (j’ai eu autant de mauvaises expériences que de bonnes), je me suis donc tournée vers… un club de sport ! Il aura vraiment fallu que mon amoureux me répète de façon subliminale pendant longtemps que la salle proche de chez nous avait sans doute une offre qui m’intéresserait pour que je finisse sur son site.

Le cours d’essai, en pilates

J’ai demandé à faire un cours d’essai et ai choisi le pilates débutant. Je n’avais suivi que deux cours de pilates il y a quatre ans et avais bien aimé. J’avais le souvenir d’une discipline qui évoquait un peu le yoga, la respiration en plus. J’avais eu des courbatures après. D’ailleurs, j’ai même un DVD de pilates, dont je me suis servie quelques fois.

Pour ce cours d’essai, nous étions une quinzaine, pour pouvoir être corrigées. Moi qui aime bien être discrète, j’ai forcément été un peu embarrassée d’attirer l’attention : « Lili, on ne reste pas en apnée », « Lili, ton ventre ne doit pas bouger », « Lili, on voit que tu as fait de la danse », etc. Tout part d’une bonne intention et est bienveillant mais j’aime bien qu’on me laisse faire mes débuts discrètement. J’ai trouvé positif de porter attention à ma respiration mais le cours n’a pas été une révélation.

Première fois dans un club de sport

Si l’on excepte la fois où j’avais accompagné ma cousine dans une salle avec quelques machines à Nancy il y a près de 15 ans (hum), je n’avais jamais mis les pieds dans une salle / un club de sport. Dans ce club, je suis arrivée un vendredi en fin de journée et me suis crue dans une série. Pour aller au vestiaire, il faut traverser une salle remplie de machines, que ce soit pour courir, pédaler ou se muscler. L’ambiance gonflette et performance sur fond musical m’a quelque peu effrayée. Étais-je bien à ma place ? Même près de la salle dans laquelle j’ai suivi mon cours d’essai, j’entendais le bruit de l’effort de quelqu’un qui devait faire de la muscu. Un peu déconcertant…

C’est décidé, je m’inscris

On a tous déjà entendu parler des gens remplis de bonne volonté qui dépensent des centaines d’euros dans un abonnement pour un club de sport et se lamentent quelques mois plus tard de ce gâchis.

Je sais que je suis volontaire mais aussi que j’ai besoin de faire les choses de bon cœur pour y parvenir. Rassurée à l’idée que la salle de sport fait partie d’un réseau de quinze adresses à Paris ou proche banlieue, je me suis dit qu’il existait forcément quelque part un cours pour moi. Je suis allée chercher quelques encouragements auprès de Monsieur pour me décider et ai franchi le pas !

Côté tarifs, on arrive forcément dans de l’illimité et, intéressée par les cours, je me suis tournée vers le forfait le plus complet. Les prix varient de 320 € pour trois mois à 550 pour un an. Sûre de ne pas rentabiliser le plus petit forfait et pensant réussir à suivre 55 cours dans l’année (je me suis dit que, psychologiquement, le cours à 10 € était un bon prix), j’ai choisi un forfait annuel. Cela représente 46 € par mois, payés à l’inscription. Comme pour acheter un téléviseur (mais suis-je aussi solide qu’un téléviseur ?), je n’ai pris aucune option : report d’abonnement (hospitalisation, etc.) à plus de 80 €, transfert à 50€… L’avenir me dira si j’ai eu raison !

Je suis allée acheter mon cadenas pour le vestiaire et c’était parti !

Zumba !

La zumba m’attire depuis un moment. J’ai d’ailleurs un jeu wii, reçu à un Noël, mais ai vite constaté que mon appartement était trop petit pour cette activité. J’ai suivi un court cours (ah ah) chez Pierre et vacances en plein soleil (ouch) mais qui m’a plu. J’étais un peu stressée avant mon premier cours au club et suis ressortie (toute rouge et) en souriant. L’animatrice a une super pêche. Je suis tombée le jour où elle expliquait les chorés des mois à venir, cela m’a grandement aidée à ne pas me sentir à côté de la plaque. Bref, j’ai adoré !

J’ai découvert ensuite que chaque cours de zumba était donné par un prof différent : un pour tel jour, un pour tel autre. Et, d’un samedi sur l’autre, j’ai même noté un changement. Après mes quatre premiers cours, j’avais eu quatre profs différents. J’ai adoré deux des programmes et ai moins aimé les deux suivants. J’ai vraiment trouvé ce qu’il me fallait !

Comment ça marche ?
Des exercices sans « contraintes », en mêlant des mouvements à haute intensité et à basse intensité qui vous permettent de rester en forme et de garder la ligne dans un esprit festif. Laissez-vous emporter par les rythmes de la musique latino-américaine et des musiques du monde et vous verrez pourquoi les séances de remise en forme Zumba® sont des exercices qui portent mal leur nom. Super efficace ? Oui. Super amusant ? Trois fois oui !

Avantages
Un entraînement complet, alliant tous les éléments de la remise en forme : cardio et préparation musculaire, équilibre et flexibilité, un regain d’énergie et un bien-être absolu après chaque session.

Le site officiel de la zumba

Sh’Bam !

Intéressée par tout ce qui peut ressembler à de la danse, j’ai testé le Sh’bam (dites : chébame) ! Le Sh’bam ? Mais kesako ? Il s’agit d’un cours de danse…festive. Quelque part entre la zumba et ce que l’on danserait en soirée. Lors du premier cours, j’ai été étonnée de voir autant de monde dans la salle. Gros succès ! Au premier rang : les copines qui dansent les cheveux lâchés (?!), en brassière fluo et qui ont le ventre plat (vilaines ! #jalouse). Le cours était moins structuré que celui de zumba mais la dépense d’énergie était au rendez-vous et le tout est resté plutôt amusant. Je suis rentrée contente, en pensant aussi que pratiquer cette activité une semaine sur deux serait sans doute suffisant.

Au deuxième cours, il y avait déjà moins de monde et je me suis bien amusée, ce que le troisième cours a confirmé.

Les mills body balance

Autant dire que quand j’ai eu le planning des cours en main, j’ai activement recherché ce qui se cachait derrière les intitulés des cours. Le body balance n’a pas fait exception. Il promet de combiner yoga, pilates et taï chi. Et là, bingo : j’ai bien accroché. Cette discipline permet de faire des étirements, de travailler la souplesse, l’équilibre, de bien respirer mais sans trop se prendre la tête. Moi qui cherchais une activité pour me relaxer, j’ai trouvé ce qu’il me fallait. On en sort sans avoir eu trop chaud mais en ayant la sensation d’avoir travaillé et fait du bien à son corps. Cerise sur le gâteau : le cours a lieu en musique.

Le stretching

Les cours de stretching durent trente minutes. Je n’y vais pas pas exprès mais suis déjà restée après un cours. Ces étirements étirent vraiment et la séance réussit à délasser malgré l’effort.

Les abonnés, les cours, le club et moi

J’ai l’impression que les abonnés du club se divisent vraiment entre les habitués et les novices, assez nombreux. Au début, plusieurs personnes m’ont posé des questions ou indiqué qu’elles faisaient une séance d’essai. À l’accueil, j’ai d’ailleurs remarqué que le personnel était toujours occupé à renseigner les uns et les autres. Je n’ai eu ma carte définitive qu’après un mois. Cela dit, cela ne change pas grand chose pour moi !

Les cours qui ont lieu le soir en semaine regroupent beaucoup plus de monde que ceux du week-end. Je préfère largement quand les effectifs sont raisonnables. Sans compter que j’ai eu à l’occasion quelques frayeurs en cherchant un casier disponible (oups, voilà le dernier !). Lorsque les cours sont chargés, c’est d’ailleurs aussi souvent le cas de la salle des machines et de musculation.

Le body jam pourrait aussi me plaire mais les horaires ne sont pas compatibles avec ceux de mon activité professionnelle. Je n’ai pas testé bon nombre d’activités : ados-fessiers, trampoline et tout ce qui me semble un peu plus masculin (comprenez par là : les filles y assistent en minorité).

Les activités étant variées, j’irais volontiers faire du sport tous les jours. Seul hic : cela reste chronophage, même si la salle est proche de chez moi. S’habiller, aller au vestiaire, suivre le cours, rentrer, se doucher : une heure de sport occupe vite deux heures. Et lorsque l’on a son amoureux à la maison, on culpabilise du temps passé à l’extérieur si les séances se répètent souvent. Je me lâche un peu plus quand son fils est chez nous et qu’ils jouent de toute façon ensemble.

Je trouve dommage quand un cours dure 45 minutes plutôt qu’une heure. Si je bloque une demi-journée pour y aller, j’aime autant que ce soit rentabilisé !

Je prends les cours… dans le flou. Mon nez sensible a du mal à supporter les lunettes pendant les cours. Résultat : je suis bien incapable de reconnaître les gens et de savoir si c’est à moi que s’adresse un prof ! Oups.

Après un mois jour pour jour, j’avais suivi 17 cours :

  • un cours de pilates
  • un cours de stretching
  • trois cours de sh’bam
  • cinq cours de body balance
  • sept cours de zumba

Si vous vous posez la question : je n’ai pas perdu un gramme sur la balance en reprenant une activité plus prononcée. Dans le même temps, j’ai tout fait pour limiter les restaurants, dont je sature quelque peu.

Bon, je vous le dis si cela vous intéresse pour une raison ou pour une autre : je me suis inscrite aux cercles de la forme. Et je n’ai testé qu’une salle à ce jour.

L’organisation mondiale de la santé rappelle que la sédentarité est l’un des dix facteurs de risque de mortalité dans le monde. Elle est un facteur de risque majeur de maladies non transmissibles (MNT) telles que les maladies cardio-vasculaires, le cancer et le diabète. L’activité physique présente des avantages importants pour la santé et contribue à prévenir ces maladies non transmissibles. Relire les préconisations de l’OMS en matière d’activité physique est toujours bénéfique.

N’hésitez pas, si vous avez des questions, à me les poser en commentaire !

Bonne journée (sportive) ^^

Appelez-moi Lili. J'ai 33 ans, vis avec Monsieur et, un week-end sur deux et la moitié des vacances, avec son fils Junior. J'habite à Paris depuis plus de 13 ans. J'aime voyager, aller au théâtre ou voir une comédie romantique, danser... et je suis gourmande !

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