Mon amoureux et moi sommes allés voir « Des souris et des hommes », l’histoire imaginée par l’écrivain John Steinbeck en 1937, sur la scène du théâtre du Palais Royal. C’est Monsieur qui a eu envie de voir la pièce. Il avait lu et aimé le livre et se souvenait des grandes lignes de l’histoire. Pour ma part, je n’avais vu que tout ou partie du film et avais presque tout oublié, sauf la violence de l’un des personnages principaux. Cela m’a permis de rester en haleine du début à la fin. En fait, toute la salle a retenu son souffle de bout en bout. « Des souris et des hommes » est un drame très réussi.
"Des souris et des hommes", un drame sur les planches du théâtre du Palais Royal

Pendant la grande dépression des années 30, deux hommes, George et Lennie, parcourent les grands espaces californiens à la recherche de travail. Ils entretiennent le même rêve : acquérir le pécule qui leur permettra d’acheter une petite ferme, synonyme de liberté et de paix. George, petit, vif et réfléchi, apparaît comme le protecteur de l’infantile Lennie. La simplicité d’esprit de ce doux colosse aux mains dévastatrices leur attire souvent des histoires qui les obligent à fuir et à différer sans cesse la réalisation de leur rêve, jusqu’au moment où Lennie commet l’irréparable. Pour lui éviter le lynchage, George décide alors de sacrifier lui-même son seul ami et renonce, par ce geste, à leur rêve commun.

La présentation du spectacle sur le site du théâtre du Palais Royal

« Des souris et des hommes » met en scène la difficile vie de travailleurs dans une ferme. Même si la tâche est rude, une certaine solidarité existe, et notamment entre le deux personnages principaux. Philippe Ivancic incarne un Lennie plus vrai que nature. J’aurais presque aimé entendre parler le comédien pour m’assurer qu’il s’agissait bien d’un rôle de composition ! Je n’aurais jamais, c’est sûr, eu la patience de George pour le supporter et en faire un compagnon de route. Jean-Philippe Evariste est tout aussi imprégné par son rôle que son partenaire.

La pièce soulève de nombreux sujets : le racisme, la différence, le handicap, la position des femmes, l’amitié, etc.

Ce monde masculin a un côté brutal. Un homme est quand même supposé bon s’il abat du travail et s’il se fond dans le moule. Depuis le public, ce sont d’ailleurs peut-être ces bons travailleurs que j’approuvais le plus : George, Slim, etc.

Il n’y a qu’une femme au milieu de la dizaine de personnages masculins. Le spectateur la prend un peu pour une écervelée qui n’est là que pour passer niaisement ses cheveux dans sa bouche et onduler des fesses. Elle paraît bien peu à sa place dans cet environnement.

Tous ces personnages évoluent au milieu d’un décor minimaliste mais qui permet quand même de bien se projeter dans l’histoire.

Et les questions qui nous tiennent en haleine jusqu’à la fin sont : les hommes vont-ils accéder à leur rêve ? Comment tout cela va se terminer à la ferme avec un Lennie difficile à tenir ? On ne sort de la salle que plus scotché si l’on ne connaît pas l’issue.

Je dois pourtant vous avouer que je n’aime pas l’état dans lequel me mettent les drames et ce petit sentiment d’urgence et d’angoisse qui se fait sentir.

"Des souris et des hommes", un drame sur les planches du théâtre du Palais Royal

Il est en tout cas indiscutable que « Des souris et des hommes » est un drame vraiment réussi et que la pièce qui se joue actuellement à Paris lui rend parfaitement hommage.

Des souris et des hommes
À 19h du mardi ou mercredi au samedi
Tarif plein : de 15,50 € à 36,50 €

Théâtre du Palais-Royal
38, rue de Montpensier
75001 Paris
Tél. : 01 42 97 59 76
theatrepalaisroyal.com

Appelez-moi Lili. J'ai 33 ans, vis avec Monsieur et, un week-end sur deux et la moitié des vacances, avec son fils Junior. J'habite à Paris depuis plus de 13 ans. J'aime voyager, aller au théâtre ou voir une comédie romantique, danser... et je suis gourmande !

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